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LA VIE DE L ÉGLISE EN OCCIDENT

partie des chanoines voulait vivre en commun, et l'autre séparément. FI ajoute, c. ii, p. 506 et seq. : « Plane quo pacto quis valeat dici canoniciis, nisi sit regularis? Volunt (adversarii) siquidem canonicum, hoc est, reguläre nomen habere, sed non regulariter vivere. Ambiunt communia Ecclesiœ bona dividere, aspernantur autem apud Ecclesiam communiter se habere. » Son Opusc. XXVIII, p. 511 et seq., est un « Apologeticus monachorum adversus canonicos », destiné à combattre ceux qui voulaient exclure les moines des fonctions ecclésiastiques. Sur les chanoines de Cologne, voy. Lothar. Conscriplio 15, jan. 807; Wûrdtwein, Nova Subsidia dipl., IV, xxin; Hartzheim, II, 357; Mansi, XVII, 257; Dümmler, Ostffit'nck. Gesch., I, p. 581 et suiv., n. 52; Héfelé IV, p. 492; sur ceux de Trêves, Joan. Trithem., Annal. Hirsaug., an. 975, éd. S. Galli, 1690, p. 116. Sur la France et autres pays : Ivo Carnot., ep. xxv; Héfelé, IV, p. 547, 600, 717, 759, 791, 805; Hœfler, die Paepste, II, p. 308 et suiv.

Les chorévêques. — Les évêques coadjuteurs.

77. Les chorévêques, que l'on comparait aux soixante-douze disciples, occupaient un rang passablement élevé. En France, à partir de Louis le Pieux, on commença de restreindre leurs attributions, en leur défendant surtout d'administrer la confirmation. Quand on essaya de les abolir, Raban Maur les défendit dans un ouvrage particulier. En Allemagne aussi, leurs fonctions furent de plus en plus limitées. Un concile tenu vers 888, sous Ratbod, archevêque de Trêves, ordonna, comme ils n'étaient que simples prêtres, que les églises consacrées par eux seraient de nouveau consacrées par l'évêque. Ils disparurent complètement vers le milieu du dixième siècle, et furent remplacés par les évêques coadjuteurs (vicaires des évêques pour les fonctions pontificales). En 1036, Poppon, archevêque de Trêves, reçut de Benoît IX un administrateur auxiliaire (coadjuteur), et déjà auparavant Jean XV mentionne un certain Léon comme vice-évêque de l'Eglise de Trêves. Cependant les évêques coadjuteurs ne commencèrent à se multiplier qu'au temps des croisades.

Conc. Paris., 829, 1, 27; 846, c. xliv; Metens., 888, c. vni; Raban. Maur., de Chorepiscopis, ad Drog. Met.; Hartzheim, II, 219-226; Weizsaecker, der Kampf gegen den Chorepiscopat.,Tüb., 1859; Walter., K.-

R., p. 336, n. 8, 13'' éd.; Dœllinger, II, p. 28 et suiv.; Thomassin., ï, I, c. XXVII ; Binterim, Denkw., I, ii, p. 384; Hölzer, de Proepiscopis Trevirens. Contluent., 1845; Dürr, de Suffraganeis seu Vicariis in Pontit. episcop., Mog., 1782.

Les archidiacres.

78. Les archidiacres conservèrent leur influence, soit pendant l'occupation, soit pendant la vacance du siège épiscopal. Il no faut pas confondre avec les archidiacres des cathédrales les archidiacres de la campagne, qui avaient leurs districts particuliers. Au-dessous de ceux-ci, il y en avait d'autres encore, d'un rang inférieur, qui étaient placés sous les doyens ou les archi prêtres, et dont les pouvoirs étaient moins étendus que ceux des premiers. Ceux-ci, dont plusieurs étaient prêtres, formaient souvent un collège distinct, et occupaient les premières places dans les chapitres des cathédrales. Au dixième siècle, les archidiacres s'attribuèrent souvent une juridiction extraordinaire, et résistèrent à tous les efforts des évêques pour restreindre ces pouvoirs usurpés. Ils visitaient les districts de leur archidiaconé, nommaient les doyens ruraux, souvent même les curés, imposaient des censures, décidaient les questions de droit, et se permettaient quelquefois des exactious. Leur puissance ne fut sérieusement restreinte que dans le treizième siècle. Dans chaque décanat, des conférences (calendes) devaient être tenues sur les objets du ministère pastoral. C'était une sorte de complément aux synodes diocésains.

Hincraar., Capit. archidiac. et presb. data, Mansi, XV, 497; Thomassin., 1, II, c. XIX, XX, n. 1, 7; II, III, c. lxxxi, n. 1; III, II, c. xxxii, n. 1, c. xxxiii, n. 2 et seq., etc.

Les curés.

79. Le nombre des paroisses rurales avait été augmenté; mais dans les villes qui possédaient des évêques, les cathédrales servaient le plus souvent d'église paroissiale : c'est là que chacun était tenu d'assister aux offices du dimanche et de recevoir les sacrements. Au onzième siècle, on commença d'instituer d'autres paroisses, soit à cause du chiffre croissant de la population, soit par suite de fondations nouvelles. Ajoutez que plusieurs fidèles évitaient les évêques simoniaques ou schisma-

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