‹ Histoire de l'église latine de ConstantinopleChapitre 14 sur 21 · ÉRIGÉ EN · texte numérisé non relu

ÉRIGÉ EN

De profundis (1).

Puis, sur chacune des autres faces :

€( Quis est homo qui vivit, et non videbit mortem. (Ps. 88.)

« OeGciet omnis caro simul, et bomo in cinerem revertetur. » {Job. 34.)

« Iste moritur, robustus et sanus, dives et felix. » {Joh. 21.)

« Verumtamen universa vânitas, omnis homo vivens. » (Ps. 38.)

« Thesaurizat, et ignorât oui coDgregablt ea. » [Ps, 37.)

« Quoniam in te. Domine, speravi ; tu exaudies me, Deus meus ! » (Ps. 37.)

(( Pretiosa in conspectu Domini, mors sanctorum ejus. » (Ps. 115.)

A Tintérieur de la lanterne, il s'en trouve une seconde, reposant sur la partie antérieure de chacun des huit caveaux, et rejoignant en cintre tronqué la coupole principale, couverte en plomb et surmontée d'une croix; une étroite galerie intermédiaire donne passage entre cette double lanterne; et, dans le mur de la partie externe, il a été pratiqué, à l'intérieur, sept loculi par travée, destinés à tel emploi ultérieur que de besoin, soit quarante-neuf loculi pour les sept travées,

(1) Voyez ci-après planches II et III.

Une chaîne en fer, reposant sur huit bornes en pierre, entoure le monument.

D'après notre Compte-rendu de l'administration du cimetière pour l'exercice 1870-71, la mortalité dans la colonie catholicolaiine de Constantinople, a été, pour la période décennale comprise entre 1861-62, et 1870-71, de 4,090 décès, soit 1,826 pour les cinq premières années, 2,264 pqur les secondes. Ces chiffres, combinés avec ceux donnés plus haut pour les naissanceSy fournissent des bases, on peut dire officielles, pour établir, d'une manière à peu près exacte, le quantum de la population latine de Constantinople.

Ce dernier monument constitue, pour ainsi dire, le complément organique du cimetière. Selon ses moyens de fortune, chacune des classes de la société peut y assurer pour plus ou moins de temps, autant que le permet la courte durée des choses de ce monde, le respect à la sépulture de ses morts; les pauvres seuls paraissaient devoir être privés de cette consolation ; mais, s'inspirant des enseignements de la Religion, la Commission a ambitionné Thonneur d'accomplir ce pieux devoir, et, dorénavanty les pauvres, eux aussi, auront la douce assurance que les restes de ceux qu'ils ont aimés, seront conservés, d'une manière toute spéciale, à leur vénération et à leurs respects.

Le gouvernement de S. H. le Sultan a fait don à la France, à titre d'annexé au cimetière militaire, d'une parcelle de 11,812 pics, sise au nord, en dehors du mur d'enceinte, et régularisant le parallélogramme du terrain du cimetière (1).

Depuis la création du nouveau cimetière, le transport des corps s'effectue au moyen de corbillards; cet usage a été adopté aussi par les Grecs et les Arméniens (2).

(1) Les titres de transfert de cette parcelle sont du 29 chaoual 1283 (17 mars 18H6).

(2) On peut consulter, sur Thistoire des cimetières de Constantinople, nos Comptes rendus annuels, de 1862 k 1871, dix fascicules.

ADDENDA ET GORRIGENDA

cÉApItïiê i«

Page 3, ligne 7 : .•. « mohàsteriûm S. Sergii... » L'église de S. Sergîus, convertie en nidsquée sous le nom àciiiel de Ruichuk aïa Sofia^ et dite, Jaais, couvent cl'OrmizaaSj sise non loin de rhippodrome, près la porte Tcliatladi-capouçou (1)^ n'aurait pas été, selon M. le docteur t^aspati, donnée entièrement aux Latins; ceux-ci auraient eu, seulement, la faculté d'y célébrer leur culte, en venant à Constantinople. Malgré ce dire, on ne peut s'empêcher de constater que les termes de la bulle pontificale sont formels.

Page 3, ligue 25 : ... ce malheureusement, les passions politiques ou religieuses... n'ont laissé que peu ou point de traces sur les localités occupées par les Latins, dans la ville de (]onstan-* tinople, et rendent plus que difficile loute recherche tendant à en déterminer l'emplacement. »

Grâce au savoir et à l'amitié éclairée de M. Paspati, nous sommes heureux de pouvoir modifier ce dire : M. l^aspati a bien voulu nous communiquer les résultats importants de ses dernières recherches à ce sujet ; et noiis les accueillons avec a'auiaht plus d'empressement qu'ils sont dé iiature à jforiîier iiîi complément précieux de nos propres informations, et jettent ainsi une nouvelle lumière sur l'état des anciennes colonies itràiiqiies, habitant autrefois la métropole de rOrienx.

c( L'ancienne muraille de Constantinople, du côté du port, dit M. Paspati, partait, à l'extrémité E. du port, de là pointé la plus orientale de la Corne d'or, ou du Séraï, pour s'élever, ensuite, vers Sainte-Sophie^ en passant entre cette église et Sainte-Irène,

(1) CQnstaniiniadfe, p. 99. Cette église éiaitt éituée dij côté de là Prbpolitidé, et pliiskrést que Vlanga et Coum-Capou^ doÉitii serdpaHé ci-âprèà.

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qu'elle laissait en dehors; dans son parcours, de l'est àPouest, le long du port, on trouvait, successivement, trois portes principales : «

1** Celle dite iVe'onow,Orea, et sous les Turcs, Bâghtchè-Capouçouy porte des jardins du Séraï ;

2** Celle dite porta Peramatis « porte du passage » ( de Galata à Byzance), dite plus tard Bàlyq-Bâzar « du marché au poisson, de la poissonnerie » de la juiverie, sise à Touest du pont actuel de Carakeuï, conduisant de Galata à Constantinople, en face de la mosquée leni-Djàmi. Cette porte faisait face au Mycyr-Tchâr^ chycy » le marché des épices ; »

30 Enfin, la porte dite Droungarion, puis, porta Caraviôn » des navires,» et Zindân capouçou, « la porte de la prison; dénomination prise de la tour voisine, servant de prison pour dettes. Cette porte conduisait à lemich-iskèlèci, a l'échelle des fruits. »

a Chacune des colonies franques, qui en avait obtenu la concession des empereurs, possédait, sur le parcours compris entre ces trois portes, des établissements sis dans l'enceinte de la ville, intràmuros^ avec une échelle ou débarcadère, placée plus ou moins en prolongation de ces établissements, sur le rivage, pour les opérations commerciales.

«A gauche de la porta Peramatis^ du cMé de l'est, se trouvait un emplacement occupé par les Juifs caraïtes, et englobé, depuis, dans l'enclos de la mosquée /em-t?/dmi(l). Les Caraïtes possédaient, dans cet endroit, des maisons et une synagogue; il résulterait d'autres recherches récentes, que ces maisons auraient été prises des juifs, par les Turcs, qui leur auraient donné, en échange d'autres habitations à Khâs Keuï, et leur auraient accordé, en outre, l'exemption du kharâdj pour quarante individus de leur communauté; quant à la synagogue, comme elle ne pouvait être aliénée, on aurait accordé aux Caraïtes, à titre de location du terrain, une redevance annuelle qui leur serait payée encore actuellement(1872), par l'administration de la mosquée.

« A la partie contiguô au terrain caraïte, du côté de l'est, se trouvait le monastère grec de Saint-Antoine, ayant une échelle ou débarcadère en dépendant, sur le rivage. »

(1) Cette mosquée fut construite, pour la première fois, en 993—1585, par Texgrand vizir Ouzdemir-Osman Pacha, qui se prétendait descendre des khalifes abbassides. Elle fut ensuite réédiûée, pour ainsi dire complètement, en 1050—1640, par Keucem M&h-Peïker Soultan, môre de Mourad IV et d*lbrahim, et femme de Sultan Ahmed 1er (Cf. Hadiqat uldjévàmi, I,2isn.

* Le vocable de ce couvent ne foumirait-îl pas un indice sur la position ultérieure du couvent latin dont il a été parlé plus haut, celui de Sanf Antonio degli Cypressi^ bàli près des murs, du côté du port, non loin des jardins du Serai, terminé en 1451, et ruiné à la prise de la capitale, en 14>53 ?

Nous ajouterons qu'à l'époque dont il s'agit, Constantinople renfermait de nombreux espaces vagues, inhabités, sur lesquels se trouvaient des plantations d'arbres, de cyprès, entre autres, comme l'indique, sur un autre point, la dénomination de l'église grecque de Saint-Georges des Cyprès, à Psammatia.

« A gauche de l'échelle du couvent de Saint-Antoine, toujours du côté de l'est, continue notre savant confrère, se trouvait l'échelle des « Amalfitains, » les plus anciens colons francs de Constantinople, dont les privilèges, on l'a vu ci-dessus, furent transférés aux Vénitiens, en reconnaissance du concours prèle par ceux-ci à l'empire contre les Normands vers 1060. Mis en possession des établissements et de l'échelle des Amalfitains, les Vénitiens reçurent, en même temps, la concession de toutes les boutiques et tavernes comprises, selon les termes du privilège rapporté par Miltitz, entre l'ancienne échelle juive dont il a été parlé [Bâlyq bazar), et l'endroit dit Bigla. Cette localité, dit M.Paspati, n'est pas, jusqu'à présent, bien déterminée; plusieurs localités, d'après les historiens grecs, auraient été dites vigla^ « vigie. » ^

«Tout l'espace compris entre Bâlyq bazar et Zindân capouçou^ continue le D' Paspati, était dit Perama^ du nom rapporté plus haut, de la première de ces deux portes, occupée par les Vénitiens. »

Dans l'opinion de M. H<înri Glavany, le premier établissement des Vénitiens aurait été de l'autre côté de Constantinople, sur la Propontide, à Coum-Capou, à Test du quartier de Vlanga, vers l'extrémité est de la langue de terre sur laquelle s'étend la capitale; cette localité se trouvait ainsi à l'ouest de l'église latine de Saint-Sergius, mentionnée plus haut. Nicola Barbaro, dans son journal du siège de Constaptinople, parle d'un combat naval survenu entre quatre navires chrétiens et ceux des Turcs, les premiers ayant jeté l'ancre contre la ville de Constantinople, « pas loin de Vlanga-Bostan, » selon le D' Mordtman (1). D'après le

(1) Dethier, Critobouloi, Mon. hufig, ïdaL XXU, 2« partie^p. 75.

même suvant, a le palais du bailly véDÏtien, orné de la bandièrâ de SciiDt-Mîirc, tout près de l'église vénilifiiine Je Sainte-Marie, n se trouvait « au foi-um Conslaritiai, où il y a la coloone de porphyre brûlée, sans escalier (1). »

On doit remartjuer que, vis-à-vis la colonne brûlée, se trouvent encore les ruines d'un khan dit par Busbecq (Epistola III), caravassara, en démolilion de nos jours, pour élever sur cet emplacement, dit tUcht-khàn, « le khan des ambassadeurs, » projet d'ailleurs, qui n'a pas été poursuivi, le tombeau de Fuad pacha. C'est là que résidaient les envoyés de Moldavie, de Valachie, de Raguse, de Transylvanie et même l'envoyé de l'empereur d'Allemagne, comme roi do Hongrie; et c'est aussi là que Busbecq, représentant de ce dernier prince, fut, pour ainsi dire, interné. « A son retour d'Amassia, en 1559. dit Hanimer(a) sultan Sulelman fil renfermer Busbecq, dans le khan des amàassadeurs^ à la colonne brûlée, n

Les Vénitiens, descendant sur l'autre côté du versant de la colline, vers le port, vinrent -ils, plus tard, s'établir sur la partie riveraine indiquée par M, Paspatiî Nous avons rapportii plus haut, d'après Ducange (3), que « les Vénitiens auraient demandtS h l'empereur Henri, l'image hodighitrias, et qu'après l'avoir enlevée de Sainte Sophie, où elle avait été transportée, ils l'auraient déposée dans l'église du Pantocrator (4), dont le monastère, selon Uammer (5), était devenu, à la conquête franco-vénitienne, le quartier général des Latins, n

EnSn, on lit dans Canale [6}... a. Innanzi di recarsi in Galata (les Génois), con popolar furore, uguagliavano a! suolo il monastero (ou mieux : les dépendances) del Pantocrator (où Gen- D^dius, le premier patriarche grec, sous les O.tomans, avait été confiné, après le concile de Florence), ci ov'erano la chiesa, la loggia, il palaîZo dei Veneziani (7); coai lavaranno l'onla diSan

(i| Df Deiliicr. Joe. /and. (». 7S.

(2) Hisi, deiEmp. oUoma:), VI, 117.

(3) Hiil. de VÊmp. ée CoastaiiUnaple. ËdU. tS36, p. QJ

(4) ^luaurJ tiul Kéliei ^jdmMi (Uïminc rj, ou Zeirek djàmiti {Conalanliniadi, p,93), lise en haut delà voie abouLiasaut vers le port, à Ouii-Capiia.

(5) Lùc.lavd.,ni,iia.

(6} :« uoua aoria. Il, 1S3.

(7) Le iraiië île 1139, conclu entre Michel Paléolo^ue et les Génois, avant !■ restauration bjinntiae, et dté plna liaat, |>orl&, dans le Leile rtproiluil par Canalà (II, aS7) : <> E si l'umiiipotenli-Signore li concédera (» rempepeu.) cbe lioiii.eri ed occiipi la stessa cina Uh CosUnlinopoli, i Genoïtst vi avraono palazîo, aliila^ronJ, pos^essioiii ed lotrati colla clil&iidiâautftTMitiiu, adesso teuula dai Veiiuziaui, coUe ipggQ eireoslulUi U cimiteio e l'are« del culoUo det Yenuiau n

Giovanni d'Acra e la torra cola distrutta da m&ggior rovioa venia vindicata; délie piètre traspoplate in Genova da AnsaLlo Doria, edificavasi la chiesa di San Giorgio (1). » Pr p«que contemporain nement aux Vénitiens, continue M. Pi^spati, les Pisans obtinrent, à leur tour, des privilèges à peu près semblables à ceux des premiers; et ils s'établirent sur uù terrain sis à IVst de celui des Amalfitano-Vénitiehs, comprenant dans son enclos la porte Bâghtchê'Capouçou. En dehors du mur d'enceinte, et en face de ce terrain, il y avait aussi des magasins, appartenant au monastère dit Apo-Loghothelon; et devant eux, sur le rivage, se trouvait Téchelle pisane. »

En résumé, et pour faire saisir d'un coup d'oeil l'emplacement des divers établissements ci-dessus décrits, l'enclos actuel de leni-DjÀmi comprendrait, de Bâtlyq-bàzàr à Baghtchè-Capouçou^ les anciennes localités occupées par les Caraïtes, le couvent franciscain (?) de Saint-Antoine, rétablissement amalfitain, pa&sé plus tard aux Vénitiens, et enfin une partie de celui des Pisans.

« La porte de Bâghtchè-Capouçou, ajoute M. Paspati, inaliénable, et appartenant au monastère Apo-Loghotheton^ était surmontée d'une grosse tour, en défendant Tentrée; vis-à-vis, sur le rivage, il y avait une échelle ou débarcadère, désignée, depuis longtemps, sous le nom de Ûipli-Scala <x Échelle double, » dont la jouissance fut donnée aux Pisans.

« De l'autre côté de Bâghtchè-Capouçou^ à l'est, se trouvait le monastère Apo-Loghotheton », cité plus haut sous le nom d'église du 5am/-5awt)ewr, accordée en 1205, parle cardinal-légat et l'évéque de Livelonne, aux Pisans, ou mieux, au prieur de leur église, (c Ce monastère, dit H. Paspati, n'était séparé que par la grande rue, du terrain pisan sis à droite de Bàghtchè-Capouçou; il avait aussi une échelle, qui, suivant sa propre condition, passa, avec lui, aux Pisans, lesq^uels avaient ainsi deux échelles, la Dipli-Scala et celle A^ Apo-Loghotheton. »

Gènes, comme ses devancières, vint aussi prendre sa place sur les rives de la Corne d'or ; par un privilège de 1178, Manuel lui concéda, dans le quartier Ored^ un marché, une échelle et une église. Les Colonie genovese désignent cet emplacement, sans doute par suite d'une erreur typographique, sous les termes orcu

(1) CL d-deasuB Saint-Georges, et noa Traités et Capitulations de la France en Orienty. p. 44 ; de la saite, les GéoQis satisfirem à ud double sentiment : celui de laTengeance et celui de la rivalité, quant à la domination dans les mers détient.

et orcfl5, auxquels il est ajouté vltrà CPlim^ désignation qui, d'après le texte original, dont M. Paspati a bien voulu nous donner communication [entns)^ doit être lu intrà, ou mieux intùs^ reproduisant exactement le phône grec.

La concession génoise, comprenant une étendue de terrain égale environ à l'ensemble de celle des Amalfitains et des Pisans réunis, se trouvait à l'est •du monastère Apo-Loghotheton^ et remontait, selon le témoignage des instructions données à Otloni Buono di Croce, c< usque ad Sanctam Sophi?^m, » comme il a été dit plus haut. « Cette concession, ajoute M. Paspati, comprenait dans sa circonscription, le palais d'une ancienne famille impériale du nom de Calamano (1) ou Botaniatis (2), ainsi qu'une église grecque qui aurait été cédée aux Génois; aux deux extrémités de ce terrain, se trouvaient aussi deux échelles, dont la jouissance fut également donnée aux Génois.

<c A côté des échelles ainsi concédées aux Latins, » et qui rappellent, sous certains rapports, ce qui existe aujourd'hui, sur la riveopposée, pour les opérations commerciales delà compagnie française des Messageries maritimes, « échelles sur lesquelles, dit M. Paspati, les agents du fisc venaient prélever certains droits régaliens, sans nuire à ceux de l'administration de la colonie, et, pour son compte, se trouvaient d'autres échelles, affectées à l'usage des indigènes. »

Michel Canale (3) donne, sur l'établissement génois de Constantinople, des détails curieux qu'on ne lira pas sans intérêt: c< Par représailles des hostilités des Latins, dit cet auteur, Alexis, frère d'Isaac l'Ange (1195), et qui enleva la couronne à ce dernier, c( feudi, possessioni, mercanzie, danari toglieva; il palazzo consolare di Calamos accordava ad alloggio militare per le bande Alemanne, le quali ne facevano guasto ed obbrobrio. » Plus loin, dans les instructions d'Otloni Buono, formulées par cet envoyé le 15 mai 1203, on lit: « Art. 2. Sia ricuperato il palazzo di CalamoSy con chiesa, bagno, cisterne d'acqua corrente e corte consolare, nelFantico modo e restoro del palazzo a spese in^periale, per cui venga restituito a quello forma e bonta che aveva

(1) Deux princes du nom de Caloraan régnèrent sur les Bulgares, le premier en 1242, le second en 1:258. {Art de vérifier lesdates^ p. 383.)

(i) Nicépliore Boloniate lui déclaré empereur, en Orient, et fit, en celte qualité, son entrée k Goiistantinopie, le :25 mars 1078. {Art de vérifier les dates^ p. 377.)

(3) Nuova Storia délia Republica di Genova, Firenze, 18d0^ tome II» p. 305.

quando fu concssso aï Genovesi, e venne poî guastato e distrutto dagli Alemanni,che l'imperatore vi pose idalloggio.

c( 3"* Si riacquisti il possesso deWembolo e di ambi gli scali che i Genovesi soleano avère coq tutte le perlinenze, Tarea e lo spazio dov'erano riposte le case loro ; similmente altre due case con molini situati verso Pembolo dei Pisani, e altre due verso il tempio di Santa Sofia, corne fu concesso ai predetti legati Guglielmo Tornello e Guido Spinola.

« 4* Si procacci il monastero (1) al disotto Fembolo genovese colFarea e le case circostanti iino agli scali che sono al mare, e ciô affinche Fembolo cogli scali sieno congiunti, e fatto un solo possesso.

« 5** Se il monastero colle case non possessero ottenersi, almeno si abbia la chiesa la quale è posta tra l'embolo ed il palazzo di Calamos ; in tal modo saranno uniti l'embolo, il palazzo e gli scali situati fra i Genovesi e i Pisani...»

Canale (2) répartit en trois époques les concessions faites aux Génois :

La première, celles faites par Manuel (1178), relativement peu considérables;

La seconde, celles accordées par Isaac (1195), beaucoup plus importantes, et s'étendant sur un plus grand espace ;

La troisième enfin, les concessions encore plus nombreuses, d'Alexis (1201 ?) à Ottoni buono, parmi lesquelles des églises^ dont on lit la description suivante : a Una chiesa con tribuna sostenuta da quattro colonne, una di esse bianca, sopravi tavole marmoree ed archi, ed angeli, e figure dorate; nella chiesa, altre colonne con zone di bronzo; in mezzo un tempietto di legno dorato, con altare sostenuto da quattro altre colonne con due porte ; sopra quella che guardava ad occidente una sculptura rappresentante l'imagine di Gesu Chrislo; il pavimento era di marmo verde incrostato a diversi colori...

a 3° Un altra chiesa in rovina con colonne, curia consolare, bagni di acqua tepida e letti di bagnanti. )>

Page 4, ligne 30, lisez : sise entre la porte d'Andrinople et celle de Top-Capou.

Page 5, ligne 1 , lisez : Inscriptions funéraires de fœderati ; dans son Dictionnaire de la basse latinité, Ducange explique ainsi ce

(1) D'Apo-logho Ihetoa T

(2) Loc. Ukud.^ p. 371

mot : fi Milices barbares [étrangères) que les Romains prenaient & leur solde. )> « Les Varanges, dit M. Paspati, avaient une église particulière Panaïa Varanghiotiça « N.-D. des Varanges, )> sise à la façade ouest de Sainte-Sophie, et presque contiguë à cette basi« lique. » Je ne puis m^empécher de remarquer ici, sans y attacher^ d'ailleurs, autrement d'importance, le rapport phonétique existant entre les termes varangeSj frenk^ frangoSy « franc, » et Vlangaj nom actuel d'un quartier de Constantinople, dont on ignore Torigine étymologique.

Page 8, ligne 2â, lisez : Thomas Horosini.

Page 9, ligne 21, lisez : fu enterrez.

Page 10, ligne 18, lisez : Blachernarum.

Au témoignage de Villehardoin (1), une procession solennelle eut lieu « à N.-D. de Blaquerne, le jour de la fête de N.-D. de Chandeleur (2 février 1206), à laquelle assistait Henri, régent de l'empire, d Cette solennité était la fête patronale de l'église.

Page 10, note 6, ligne 2, lisez : panaïa ton VlacAernôn.

Page 11, note 2, ligne 3, lisez : cimiterio ipsius.

LATIXITÉ DE GONSTANTINOPLE SOUS LES SULTANS.

Page 17, ligne 2, lises : tempore Graecorum.

Sainte-Marie. Page 17, ligne 15, lisez : assai piccole. Page 17^ ligne 16, lisez : e l'altra è. Id., ligne 20, lisez ; qu'elle put avoir.

Page 18, note 3, ligne 4, lisez : tota de auro et.

Page 19, ligne 8. L'église de Vhodége, terme rapporté d'une ancienne édition. H. Paspati pense qu'il vaut mieux le remplacer par celui à^hodighitrias. De même l'expression aïa Maria péri" vleptij rapportée plus bas, ne lui parait pas exacte, et doit être remplacée par celle-ci : Panaïa Perivlepti, <c la très-sainte Vierge, admirée de toutes parts. »

Saint-Nicolas. Page 21, note 1, ligne 1, lisez ; § Saint-Benoit, les plaintes.

(1) Hist. de la Conq. de Constantinople^ édition de Waiily, Paris, 1870, p. 1S6.

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