CHAPITRE n
LATllatÉ DE PÉlUk-GAULTA,
Pag^e â6, note S, ligné % lisez : repi*o<)uïte auteî, sommairement, dabs SaUli.
Page 26, après la ligne 26, ajoutet : Le Savant docteur Dethier (1)^ doht l'opinion ne saurait être passée sbUS silence^ pense que «t la tour du Christ ou de la Croix » élait celle qui se trouvait près de la dotiane actuelle de Galata, et à laquelle Ik chaîne était attachée. Cette tour, aj6ute-t-il, parait avoir ett aussi une horloge; et, pour cetie tarson, on Taùra hbtUméè aussi tour de r Horloge. » Malgré Tlmportance qUé dût avoir, sbliS Certains rapports, cette tôur, destinée à la défense, et surtout à la fermeture du port, elle ne parait pas, cepéudant, d*aprës les dessins les plus anciens que nous possédons, avoir été la prîhÈîpale des tours de Ténceinte; et Thorloge dont parlé le prétrè arménien cité par H. Dethier, pourrait se rapporter à la tô'ué actuelle, qui aurait eu son beffroi, destiné, de la tour vigie j de la tour maltresse, voisine de l'hbtel des Podestats, auquel, selon certains dires, elle était reliée par une voie souterraine, à appeler, en cas de besoin, la population pérotë à la défense de là cité.
Villehardoin (2) cite « la tour dis Calathas, oii la chaeine fermoit qui movoit de Constantinople. r>
Froissart (3), a la ville et le chastel de Père, qui sied en mer, devant Constantinople. n
Busbecq (k)y la tour dite turrim perensem, où les prisonniers de Gerbi furent enfermés.
Le marquis Serra (5) s^exprime ainsi, à ce sujet : cela ville est entourée d^une grosse muraille, avec de nombreuses tours; elle a sept portes, dont trois du côté de Constantinople; la plus orientale se nomme de la Chaîne ^ parce que pour fermer le port, on tend, de là à là porte Oréa, sous Tacropole, une chalue en fer,
(1) hoc. laud.^ p. 241.
(2) Chron. de la prise de CP.y édit. Bochon, ifÈè, ei^ontek tëtu^ afMfr. tii, $45.
(3) Constaniinopolis christ, < le cbastel de Galaihas, » Fonîeè reti austr, tï\, JI45.
(4) Epistola quarta.
(5) Storia di Genova^ par Canale, II, 397.
soutenue par des piles de bois, en plusieurs endroits... Tre volte i Genovesi allargarono il cerchio délia propria città, cosi quella délia loro colonia, e vedesi ancora un triplice muro a ponente, un doppio a levante... In cima air abitato sorge un gran torre, simile a quella del ducale palazzo (?) délia metropoli, che anche al présente, si chiaina to'^re dei Genovesi. »
Quant aux dénominations de la Croix ou du Christ^ attribuées à cette tour, chacune des autres, nous l'avons remarqué, devant avoir un nom particulier, celles-ci viendraient-elles d'une croix plus ou moins haute, terminant la plate-forme ou le pyramidion de la toiture, et à laquelle aurait pu être aussi appendue la bannière crucifère de Gênes? Enfin, ne peut-on pas rechercher encore, dans cet insigne, une imitation de « l'enseigne de l'empereur grec, qui pourrait être... la grande croix d'or, levée sur la colonne du forum Constantini (1) : » a In hoc signo vinces?»
Il y a lieu d'ajouter que jusqu'à ces derniers temps, nous avons vu, avant la démolitipn de TeDceinte fortifiée de Galata, la partie entourant le mamelon sur lequel s'élève la tour, garnie d'embrasures pour les canons, ce qui n'existait nulle autre part, et peut fournir un indice de l'importance attachée, soit pour le temps, soit par un fait purement traditionnel, c< au chastel de Père, au castrum Sanctae Crucis, — au c< castron » de la capitulation pérote. Rien n'empêche, noa plus, d'appliquer à la tour dont s'agit, l'ordre rapporté par le prêtre arménien précité : c( Obéissez à mes ordres, dit le sultan ; abattez les murs de votre ville et la tour fortifiée de l'horloge (2). » Ceux-ci s'inclinèrent, et, dociles à l'ordre du maître^ rasèrent entièrement leurs murailles, du côté de la terre.
Population. Page 35, après la ligne 17, ajoutez : On lit dans le Choix des Lettres édifiantes (3) : ce Le nombre des catholiques, à Constantinople, s'élève aujourd'hui, en 1712, à plus de douze mille. » Ce chiffre, comparé à celui des années précédentes, parait bien élevé.
Saint Benoit. P. 53, après la dernière ligne, ajoutez : Le père Tavillon (4) donne, de Saint-Benoit, dans son rapport de l'année 1712, la description suivante, qui parait devoir se rapporter à la
(1) DocreurDethiep, loc. laud., XXU, 2« partie, p. 160. (2j Dethier, loc. laud., p. 241.
(3) Paris, 1809 ; V, p. :25.
(4) Choix des Lettres édifiantes^ ut supra.
reconstructicn de cette église, en 1696. « Notre église, dit ce père, passe pour la pi js belle de toutes les églises chrétiennes de la Turquie; les colonnes qui soutiennent son vestibule, la balustrade qui le termine, et qui règne le long de l'escalier y conduisant, sont en marbre blanc ; le corps de l'église est voûté, avec la coupole et la couverture en plomb; c'est le privilège des seules mosquées ;leL nef est décorée par les sépultures de plusieurs ambassadeurs de France et celle de la jeune princesse Tékéli; celle de la princesse Ragotzki, sa mère, est dans une chapelle voisine... Nous exerçons toutes les fonctions du culte catholique, avec une liberté aussi entière que si nous étions au milieu des villes les plus chrétiennes; une multitude de fidèles des trois rites franc, grec et arménien^ y assistent successivement; les prédications s'y font en turc, en italien et en français; les catéchismes en grec et en turc. Les hommes occupent la nef; les femmes sont dans une tribune séparée et entourée de hautes jalousies; le père Portier, supérieur de notre mission, a établi, pour chaque lundi, deux instructions en turc. Tune le matin, pour les ma" rabets, ou vierges arméniennes, consacrées à Dieu, et qui mènent, chez leurs parents, une vie fort retirée et pénitente; l'autre en forme de conférence, pour les jeunes diacres et sous-diacres arméniens, destinés à devenir, plus tard, prêtres, ou vartabieds. i>
Page 53, après la dernière ligne, ajoutez :
Lors de la dernière persécution contre les arméniens-catholiques, en 1828, ceux-ci trouvèrent une assistance non moins efficace que dans le passé, auprès des prêtres lazaristes : le supérieur d alors aurait, m'assure- t-on, fait vendre les vases sacrés de Saint-Benoit, pour venir en aide aux malheureuses familles exilées.
Page 53, ajoutez à la note 3 : Cf. aussi Choix des Lettres édifiantes (V, 151 et suiv.); on lit, en outre, dans le môme recueil (page 139), que a les missionnaires seront chassés de tous les endroits où il n'y aurait pas de consul de nation française. » Cet ordre fut expédié sous l'ambassade du vicomte d'Andrezel, qui, par ses démarches, en fit suspendre l'exécution.
Page ôi-, note 1, ajoutez : voyez ci -après, sur les processions nocturnes, le paragraphe Chapelle Sainte-Anne.
Page bk, après la dernière ligne, ajoutez : L'église Saint-Benoit a été restaurée, et entièrement transformée, à l'intérieur, durant Tété de 1871 , sous la supériorité de M. Tabbé Salvayre. Le tableau
de Vancienne église du bagne a été placé au-dessus de la porte d'entrée latérale, et remplacé, au-dessus du sanctuaire, par Timage de S» Vincent de Paul, fondateur de la congrégation des Lazaristes. Une chapelle a été dédiée, spécialement, à l'ancien patron deréglise,dans la travée de droite, avant la chapelle Sainte- Anne; Timage de S. Benoit a été placée au-dessus de Tautel.
Chapelle Sainte Anne ^ page 58, ligne 9, lisez : sous-prieup et assistant.
Page 59, après la dernière ligne, ajoutez: « Les latins de Péra, dit le père Tavillon, en 1712 (1), ont aussi, dans l'église de la mission, leur association des Pénitents, ou confrérie de Sainte" Anne^ établie depuis cinq à six siècles (?). Cette coiifrériea des privilèges assez singuliers j les confrères ont le droit de chanter l'évangile, avec une étole, comme les diacres (2), et de prendre du vin, dans des vases, le jour de Pâques, après avoir communié ^3). Elle n'était autrefois composée que des plus notables catholiques du pays; mais, depuis plusieurs années, les pégociants français et vénitiens y sont entrés, et lui donnent un nouveau lustre.
a Cette confrérie possède un riche trésor qu'elle a toujours conservé, malgré toutes les révolutions arrivées dans cette ville : ce trésor est une épine de la couronne qui fut mise sur la tète de Jésus-Christ. Cette précituse relique est vérifiée par les certificats et les pièces les plus authentiques, et donna lieu à la procession qui se fait, depuis longtemps, la nuit du samedi-saint et le jour de Pâques; en voici tout Tordre et l'arrangement : La procession sortit de notre église, vers les deux heures du matin, et n'y rentra qu'à quatre. Une nombreuse troupe de violons, de hautbois, de trompettes, de cors de chasse, choisis dans les palais des ambassadeurs^ marchoit à la tète, et faisoit retentir toute la ville du bruit des instruments; tout cela précédoit trois riches bannières, qui étoient environnées et éclairées par une vingtaine de torches allumées; les bannières étoient suivies de tous les confrères, au nombre d'environ deux cents j qui marchoient deux à deux, et qui portoient tous un flambeau. Leur habillement consiste en une espèce d'aube de toile blanche et fine ; il y avoit au milieu des
(1) Loc. loud., V,2'5h 303.
(2) A I une des cérémonie^ atAxqtlelles j'ait assisté, c'était, comme je Tai dit plus baut, un prêlre qui, en chiiire, fii lecture de l'évaugile.
(3; A la première communion, j'ai vu aussi, dans une paroisse de t^éra, donner k boire du vin aux enfants, après la consomÉdalUoil dés saintes èspèoés.
rangs, à nue distance raisonnable, deux chœurs de mnsique^ à la façon du pays, qui ne laisse pas d'avoir quelque chose d'harmonieux; ils se répondoient Tun à l'autre, après avoir laissé aux instruments le temps de se répondre.
« Paraîssoit ensuite un autel portatif^ magnifiquement orné, entouré d*uae cinquantaine de cierges et de presque autant de flambeaux; sur cet autel, s'élevoit une résurrection, dont le tra«* vail m'a paru assez beau; c'est une image de Jésus-Christ ressus-^ cité, qui est placée dans une espèce de rotonde, dont le dessus est soutenu par plusieurs colonnes : le tout est d'argent (1); on voyoit, autour de cet autel, huit gros fanaux dorés et ornés de soulp** tures-
a Venoit après, le clergé, oomposé des cordeliers, des récollets, des trinitaires, des dominicains^ tous en chapes, et des jésuites, en manteaux longs.
<c Le daîS) qui est d'un beau damas blanc, à grandes franges d'or, avec une magnifique crépine, étoit porté par le prieur et les trois ^incipaux officiers de la confrérie, habillésde blanc, comme le reste des confrères. Cette relique, qui consiste en une petite branche, revêtue d'or, est enfermée dans une coupe de cristal, dont le couronnement et le pied sont de vermeil. Le dais étoit environné de quelques prctres en dalmatique, d'un grand nombre de flambeaux, et de quatre confrères, qui portoient de grands vases d'argent, remplis d'eau rose, dont ils arrosoient les assistants (2). La procession étoit fermée par une vingtaine de confrères et par les principaux officiers, qui tous avoient un flam-« beau.
« Les arméniens avoient demandé avec instance que la procession se détournât, pour passer devant une de leurs églises; on accorda cette grÀce à l'évêque de cette église, qui reçut la procession, lorsqu'elle passa devant le temple; il étoit en chape et ei^ mitre; plusieurs prêtres de son clergé l'accompagnoient, et étoient précédés par une cinquantaine de flambeaux. La procès** sion s'arrêta quelques moments (3); un de nos diacres chanta
(i) Cette inèm* Résurrection est ponée eûcotè actuèllemëttt (lS7i), par 1e§ confrères de Sainte-Anne, dans renclos de Saint-Benott, à la procession du jour de Pâques.
(2) J'ai encore vu cet usage pratiqué (1872), dans les églises grecques, le véndredi-saint ; en entrant dans Téglise, les visiteurs sont aspergés d'eau de rose, par les personnes placées, ad hoc^ ï la porte du temple.
(8) Cf. Gi«de8S08, pifagtiphe Sâint-PisAri.
l'évangile du jour, et l'oraison du patron de cette église ; le prélat s'approcha; je lui présentai la sainte-épine, et il la baisa, avec
une profonde vénération Le lendemain, jour de Pâques^ de
grand matin, ils reviennent (les confrères de Sainte-Anne) faire une autre procession, le long des principales rues de Galata, avec la croix haute, et chantant des hymnes; de tout temps, ils ont eu cette permission.. Les Turcs qui se rencontrent sur leur chemin, sont les premiers à s'arrêter et à donner des marques de leur respect. »
Cette procession continua, sans doute, d'avoir lieu jusqu'en 1749, époque, on l'a vu plus haut, où les processions nocturnes furent interdites, à la demande du capitan-pacba.
Quant à la sainte relique, il résulte des renseignements dont je suis redevable à Mgr Testa, vicaire général, camérier du Sou- Terain-Pontife, qu'elle se trouvait à Saint-François, lors de l'incendie de cette église, en 1696; elle fut sauvée des flammes par l'un de ses aïeux ; puis, des différends étant survenus entre sa famille (Charles Testa) et la confrérie, la cause fut portée à Rome, où il fut décidé que la relique resterait aux mains de ceux qui l'avaient conquise au péril de leur vie. Cependant, le possesseur de cette relique consentit à la prêter, le vendredi-saint, pour la procession d'usage, à la condition qu'un prêtre de Saint- Benoit viendrait la prendre et la rapporter chaque fois. Cette condition n'ayant pas été remplie du vivant du père du vicaire général actuel, il se refusa à la prêter désormais. Au-dessous de la relique, à côté de laquelle se trouve aussi un morceau de la vraie croix, il y a, dans un double fond du reliquaire, les documents attestant son authenticité, comme il est dit dans le rapport précédent du père Tavillon.
Saint- Benoit possède présentement une autre sainie épine, qu'on porte, processionnellement, dans l'église, à l'issue des ténèbres, le vendredi-saint ; elle est également présentée à la vénération des fidèles, le jour de Pâques, après la procession de la Résurrection, par la confrérie de Sainte-Anne.
Les églises de Sainte-Marie, à Péra, et du Saint-Esprit, à Pancaldi, ont aussi, chacune, une relique de la sainte-épine, exposée à la vénération des fidèles, le vendredi-saint, à l'issue des ténèbres.
Les grecs ont conservé l'usage de la procession du vendredisaint; le 26 avril 1872, veudredi-saint, ancien style, je me
trouvai sur le passage de la procession sortie de Téglise grecque de Saint-Jean, à Galata (1), à six heures de l'après-midi, et se déroulant, au milieu d'un grand concours de peuple, dans les rues avoisinant Téglise ; le clergé, précédé de la croix, entourée des csefteria, m emblèmes des chérubins, » de riches bannières et lanternes, portait, sur une espèce de dais, porté par quatre prêtres, l'image du Christ mort, reposant sur ce dais, symbole du saint-tombeau. Le clergé de l'église voisine, dite du Christ, se porta sur le passage de la procession. — La même procession se fait, dans l'égiise épiscopale de Péra, dans l'enceinte du cloître, autour du temple, sans sortir au dehors.
Sœurs de charité; page 61, à la fin du paragraphe, ajoutez : Le personnel actuel de la maison de la Providence se compose de trente-six sœurs, et de vingt aides ou filles de service.
L'ensemble des œuvres accomplies dans cette maison se décompose comme suit, pour l'année 1871 :
Externaty 1" classe : quarante-six élèves ; 2* classe : quatrevingt-dix-sept ; l'enseignement religieux y est donné dans les langues suivantes : allemande, anglaise, française, grecque, italienne, maltaise, polonaise et turque.
Demi-pensionnat : 1" classe : vingt-cinq élèves; seconde classe : vingt-six.
Enfants de Marie : anciennes élèves : cent-cinquante.
apprenties : vingt.
Asile; pour les garçons : cinquante enfants; pour les filles : cent-huit.
Crèche. Quoique fondée depuis longtemps par les sœurs de charité, cette œuvre a été reconstituée sur de nouvelles bases, et inaugurée solennellement, dans l'église de Saint-Benoit, le jeudi 21 décembre 1871, sous le patronage d'un certain nombre de jeunes filles, dont les mères font partie des associations de charité.
Demoiselles patronesses : dix-sept ; chacune groupant, autant que possible, par dizaines, un certain nombre d'autres jeunes filles, à titre d'associées.
Enfants recueillis : vingt-six.
Recettes pour 1871 : 26,634 piastres; dépenses : 26,227.
Dispensaires : deux; résultats pour 1871 : hommes assistés :
(1) L'ancienne église Saint-Spiridion, cédée aux Chiotes, et dont il a été parlé pluf haut (Latinité de Péra-Galata, note.)
vingt-huit mille huit cent quatre-vingt^^six ; femmes : douze mille quatre cent vingt-huit; enfants vaccinés : huit cent dix; visites à domicile : trente mille six cent dix-huit; pauvres alimentés à midi : quatre mille trois cent quatre-vingts ; malades visités dans les villages : deux cent trente.
Association des Dames de ckarité de Galata^ dont les assem-* blées mensuelles sont tenues dans la maison de la Providence ; résultats pour Tannée 1871 :
Dames associées : cinquante-quatre; familles secourues : cent vingt-quatre; visites faites aux pauvres : neuf cent quatre-vingtdix-sept ; œuvre polonaise ; visites : cent quatre. Recettes : 28,874 piastres; dépenses : 23,010 piastres.
Œuvre des prisons (voyez le paragraphe Bagne } Prisons bé Constantinople). Résultats pour 1871 :
Bienfaiteurs : dix ; visites : douze ; prisonnier.^ libérés : trois ; recettes; 1,845 piastres; dépenses ; 941 piastres.
Conférence de Saint- Vincent de Paul; page 62, à la fin de ce paragraphe, ajoutez :
lia première assemblée générale, depuis la reconstitution de la conférence, a été tenue, le dimanche 14 avril 1872, dans Puné des salles de Saint-Benoit, à Tissue de la grand'messe, célébrée pour la solennité annuelle de la translation des reliques de ssiint Vincent.
Président d'honneur de cette assemblée : M. Pabbé Salvayre, préfet apostolique.
Président de la conférence : M. Helbig.
Membres actifs, 37
Id. honoraires et bienfaiteurs, 48
Familles secourues : 35 à 40 ; recettes durant Tannée t 27,421 piastres; dépenses : 19,047.
P. 68, note 2, S. François, ajoutez : Comme la confrérie de Sainte-Anne, celte du Saint-Sacrement, précédemment instituée à Saint-François, fut transférée à Saint-Benoit: « Les marchands, dit le père Tavillon (1), s^assemblent dans Saint-Benoit pour leur confrérie du Saint-Sacrement, qui est fort nombreuse, et où il se fait beaucoup de bien. y>
P. 76, ligne 20; /z^ez : capucins^ mineurs bosniaques*
(1; Loc, laud. p« â6<
P. 83, ligne 5; ajoutez : M. Henri Glavany m'assure que Vaîasma de Saint-Georges était dédiée à Ste Irène.
Même paragraphe, à la fin, ajoutez :
«jn riguardo religioso, lacolonia (genovese) dipeudeva delP arcivescovo di Genova, il oui vicario générale (almenonel 1335), fù il preposto di san Michèle in Fera (1). »
P. 94.^ ligne 17, ajoutez:
S. Thomas et S. Boaaventure furent invités par le pape & composer l'office de la solennité du Corpus Domini; introduits en présence du souverain-pontife, pour lui soumettre leur œuvre, S. Thomas reçut Tordre de donner, le premier, lecture de son travail, et S. Bonaventure fut tellement frappé de la supériorité de cette composition, quMl renonça à lire la sienne. Eu mémoire de ce chef-d'œuvre, le pape accorda, par bulle spéciale, aux dominicains, le privilège de faire extérieurement la procession de cette fête, sans pouvoir en être empêchés par les curés des paroisses sur le territoire desquels la procession viendrait à passer.
P. 100, ligne 12; Bagne; ajoutez: On lit dans le rapport du P. Tavillon, sous la date de 1712 (2): « Il faut encore compter, parmi les catholiques, quatre à cinq mille esclaves, servant sur les galères, ou enfermés dans le bagne du G. -S., et plus de vingt mille autres, répandus dans les maisons des particuliers (3). d Le bagne se compose d^une grande enceinte, au milieu de laquelle s'élèvent deux gros bâtiments, de figuré presque carrée, mais de grandeur inégale : le plus grand s'appelle le grand bagne; l'autre, le petit bagne... Dans un quartier de chaque bagne, on a pratiqué une double chapelle, dont une portion est pour les esclaves du rite franc, et l'autre pour les élèves du rite grec et moscovite. Ces ^chapelles avaient, en commun, d'assez bonnes cloches ; il y a cinq ou six ans qu'on les leur a enlevées (1706?). Assez près du petit bagne, on a bàtl et orné, des aumônes des fidèles, une petite église, sous le titre de Saint' Antoine y qui est assez bien fournie des meubles d'autel nécessaires; c'est la chapelle des officiers et des malades. Les es»
(1) Voyez le Colonie commerciali degU Italiani in Oriente, nel média «do, diâsertazione del prof. Heyd. Torino e Veuezia, 1866, 11, 357, et plus haut, Hierarcbib
EPiSCOPALE.
(2) Loc laud p. 33.
(3) Ces chiflres, comme d'ùutres raj^po^téç d*a|)rè8 \^ mèa^e i^^urceiin^ panassent un peu trop élevés.
claves élisent, tous les ans, un écrivain ou préfet du bagne, et sous lui un sacristain, à qui tout se donne pour compte, pour le remettre dans le même état à celui qui entre en chargée après lui (1).... Dans les temps de peste,.... notre usage est qu'il n'y ait qu'un seul Père au bagne, pour y demeurer tout le temps que la maladie dure. Celui qui en obtient la permission du supérieur (ce qui n'arrive pas sans de fortes représentations de la part des autres), s'y dispose pendant quelques jours de retraite, et prend congé de ses frères, comme s'il devait bientôt mourir.... Le dernier jésuite mort dans cet exercice de charité, est le père Vandermans, flamand; depuis lui, personne n'a plus été frappé de cette maladie que le P. Besnier, saisi de la peste en confessant (2). »
P. 106. Hôpital municipal, ajoutez : cet hôpital compte, actuellement, cinquante lits. 11 a reçu, en 1871, quatre cent soixante-huit malades de toutes nationalités. Supérieure : sœur Madeleine, fille de la Charité.