SI
on bien descendait-elle d'une colonie de varanges, groupée autour de Péglise ?
Une attestation délivrée par la confraternità di SanfAnnay le 23 avril 1675, et conservée aux archives de Saint-Pierre de Galata, déclare que « la chiesa di S. Nicolo chera nella citta propria di CP. di rito latinoerauffiziata dalli RR.PP. domenicani(quali oggidi si trovano offiziàndo la chiesa dei SS. apostoli Petro e Paulo in questa citta di Pera) quantunque al présente sia moschea di Turchi, presa dagli istessi per forza* x>
Selon le rapport précité du P. Giacinto,, vicaire général et préfet apostolique de la mission, Péglise Saint-Nicolas était sous la protection de France; et M. de Brèves, ambassadeur de Henri IV, aurait, par son intervention, empêché qu'elle ne fût changée en mosquée, un peu avant 1600. M. de Brèves, dans la Relation de ses voyages j s'exprime à ce sujet comme suit : a Peu de temps avant mon parlement de CP., je sauvai aussi une églisç nommée Sainct'Nicolas^ desservie par des religieux dominicains, que nous nommons en France Jacobins. » D'après ce témoignage, le fait dont il s'agit devrait être reculé de quelques années, M. de Brèves ayant été remplacé, en février 1606, par M. de Salignac. A quelle époque cette église passa-t-elle sous protection de France; cette protection fut-elle le résultat du crédit dont M. de Brèves jouissait auprès de la cour ottomane? ou, comme pour Saint-Benoit, remonterait-elle à M. de Laforest, ambassadeur de François I*'?
On conserve à Saint-Pierre un crucifix d'argent, sur le pied duquel se trouve l'inscription suivante : «Hoc f opus feçit Augustinus de «Costena, jorior in ecclesia Sti-Nicolai Constantinopoli . » Le titre du supérieur de cette église fut donc pour celle-ci, comme pour Saint-PierredesPisans, Saint-Jeân des hospitaliers et autres églises, celui de prieur^ à une époque non déterminée, d'ailleurs, par le texte de l'inscription.
Le règne de sultan Murad IV mit fin aux derniers vestiges de la Latinité de Constantinople; des deux églises qu'elle avait conservées dans la ville même, Saint-Nicolas fut perdu en 1629 ou 1630, c'est-à-dire 176 ou 177 ans après la conquête ottomane; Sainte-Marie, on i'a vu, subit le même sort sous le règne du même prince, six ans plus tard (1) Depuis lors, la Latinité n'a plus tenu
(1) Od verra plus loin P. S. Benottles paintes formulées par Louis XIII contre l a situation faite à cette époque à la religion en Orient.
^'établissements dans Constantinople, sà«f A Pëpo^ue dti la guerre d'Orient^ durant laquelle les sœurs de Saint-Yincent de Paul établirent une aç^bulanée, puis une école, à Gulkhadè, fermées toutes ^eux en 1860, à la suite des malheu^iBtlx événe-* ments de Syrie.
L'image de S. Nicola^j patroo des jeunes garçons et des tlavigateurs, se trouvait sur une des pierres historiques de Tenceinte fortifiée de Galata, relevées par H. Delaunay, et dont celui-ci a bien voulu nous donner communication. Cette pierre, qui est de l'an i^k^y porte Timage du saint, surmontée de ce^te inscription : <x S. Nicolaus. d A dextre, on voit l'écusson de Gânes ; à senestre, celui des Génois vassaux des Paléologues ; cette pierre aurait été érigée sous le règne de Jean Paléologue. Chacune des tours do l'enceinte de Galata, ayant un nom particulier, celle sur Icujuelle se trouvait cette pierre était dite probablement, la Tour Saini^ Nicolas.