‹ Histoire de l'église latine de ConstantinopleChapitre 6 sur 21 · II · texte numérisé non relu

II

Piastres. . . 108â Piastres. . . 927

Compte rendu moral.

Bienfaiteurs . 9

Visites aux prisonniers ... 48 Libération de prisonniers . . 6 Vêtements et chaussures distribués

à 33 prisonniers. ' ^

Hôpitaux (1). — Hôpital austro-hongrois. Cet hôpital, destiné principalement aux malades de la marine austro -hongroise, est établi, depuis 1854, dans l'ancien cloître, dit c< petit couvent des Capucins, » à Saint-Georges ; il compte trente lits; la direction est civile et placée sous la haute surveillance de l'ambassade impériale et royale; les soins sont donnés aux malades par des infirmiers, sous la direction du médecin de l'ambassade austro-hongroise.

Hôpital de Saint-Benoît (n'existe plus). La fondation de cet hôpitalfut, on l'a vu plus haut, Tun des motifs mis en avant pour s'opposer au rétablissement des jésuites, dans Saint-Benoit, à leur seconde mission, en 1609; mais le souverain pontife n'ayant pas paru accueillir ces prétextes, on en vint à une sorte de compromis : les Pères furent réinstallés dans Y abbaye; mais, de leur côté, ils acquiescèrent à l'établissement de l'hôpital. Dans un document, de l'an VI (1798) de la république française, cet établissement est dit : « hospice de St-Benolt de Galata. » Les Capitulations de 1673 mentionnent aussi cet hôpital dans les termes ci-après, rapportés dans celles de 1740 : c< On n'inquiétera pas les Français... quand ils liront l'évangile, dans leur hôpital de Galata. »

On lit aussi dans Chardin (2) « que l'ambassadeur (de France) sera reconnu protecteur de l'hôpital des chrétiens européens, qui est à Galata, et y pourra faire dire la .messe. »

En juin 1697, les députés de la nation accordent une allocation

(1) Ces divers éublissements ont été classés ici selon Tordre alphabétique.

(2) Loe. laud., I, 63.

<c à dom Pelleyre, qui sert à l'hôpital de Saint-Louis de Galata (1), pour louage de la maison servant d'hôpital, et pou^ commencer au plus tôt, la fabrique nécessaire pour le rétablissement d'iceluy. D II résulte de la délibération prise à cet égard, que l'hôpital Saint-Louis avait <x esté brullé dans Tincendie généralle de Galata, durant l'année précédente, 1696. f> La restauration dç l'hôpital fut effectuée et terminée en 1698, aux frais de la nation (2). a Un maître apothicaire de la nation française » fut attaché à l'établissement en VJOt; et, en 1717, a un médecin chirurgien et pharmacien de la nation, fut appointé par elle. r> Le local de Thôpital se trouvait sur la droite du grand escalier, conduisant de l'église à la porte de Tenclos ouvrant sur la rue; parmi les redevances qu'ils acquittent encore aujourd'hui (1870), les lazaristes paient au vacouf celle a des deux maisons servant d'hôpital. D D'après un document de 179&', cet établissement portait alors le nom « d'hôpital de la république française. »

Pendant longues années, l'hôpital resta à Saint-Benoit; et il avait pris, à une certaine époque, une telle extension, qu'une partie même du local habité par les Pères était occupé par les lits des malades. En 1825, sinon plus tôt, il fut transféré dans la c( casa vicariale di San Giorgio » , dont la nation acquittait annuellement le loyer, et il y resta jusqu'en octobre 1840 ; il fut alors transféré au Tacqim de Péra. Tant à Saint-Benoit qu'à Saint- Georges, l'hôpital fut administré par le second député; le nombre des lits, qui était de huit en 1834, fut porté à douze en 1840.

Hôpital italien, — La Sardaigue avait déjà un hôpital pour sa marine; mais depuis sa reconstitution politique, l'Italie a donné à cet hôpital plus de développement. Desservi,. dans le principe, par les sœurs de Saint-Vincent dé Paul, celle-ci ont été remplacées, en 1869, par des religieuses de la communauté piémon taise de V Immaculée Conception. Administré par la légation italienne, l'hôpital italien compte une trentaine de lits.

Les mômes religieuses ont été chargées, en outre, en octobre 1870, de la direction d'un asile de soixante enfants et d'une école où l'on reçoit environ une soixantaine d'autres enfants; ces deux établissements sont fondés et entretenus par la colonie italienne, pour ses propres nationaux. .

(1) Lliôpital de Saint-Benoit est désigné désormais sous le nom ù^kàpiM Saint- Louis,

(2) Regiitre des délibérations nationales.

Hôpital Saint-Jean (n'existe plus), La Communità avait, sinon antérieurement, au moins dans la période comprise entre 1611 et 1652, un liôpital dit S. Zuane di Fera, dont il a été déjà fait mention an g S. Giovanni.

Bôpital municipal. Bien que cet établissement ne rentre pas directement dans le cadre de notre travail, il peut cependant y trouver place, car il est desservi par les sœurs de Charité. Fondé en 1865, par la municipalité de Péra, à l' occasion du choléra, pour tous les malades de la circonscription municipale, sans distinction de culte, ni de nationalité, il compte présentement vingtcinq lits, sous la direction d'un médecin, M. le docteur Plessa ; les soins y sont donnés aux malades, par les sœurs de Charité.

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