‹ Histoire de l'église latine de ConstantinopleChapitre 8 sur 21 · SÉRIE DES CHEFS REUG1EUX DE LA LATINITÉ DE CONSTANTINOPLE · texte numérisé non relu

SÉRIE DES CHEFS REUG1EUX DE LA LATINITÉ DE CONSTANTINOPLE

Vicaires patriarcaux.

1604. Fra Cherubino da Macerata, de l'ordre des mineurs de Tobservaace, gardien de la province de Marche, commissaire, vicaire du patriarche de Constantinople (2).

(1) Cette liste \ laquelle un document oflSdel a servi de base, a été complétée, autant que possible, par les autres renseignements qui présentaient un certain caractère d*authenticité.

(2) Testa, Recueil des Traités^ III, 332.

1616. F*. Giovanni Battieta, monte Barocchio, vicaire patriarcal, mis à mort (1).

1618. F. Giuseppe di Bnisi da VenEzia, des mineurs de Saint- François, commissaire de Sainte-Marie de Péra,;« vicario patrîarcale'generale aposlolico (2}.

1622, F. Benedelloda Verooa, mineur observantin.

1626. P. Guglieimo di Perugia, conventuel.

1629. P. Giovanni, conventuel (3),

1631. P. Franoesco d'Anagni, conventuel.

1634. P. Guglieimo Vizzani de Bologne, conventuel, premier vicaire patriurcal nommé par la Propagande.

1636. 6 juillet. P. Fratncesco Maria di GabrielU de Bologne, conventuel.

P. GugUelmo Vizzaniest de nouveau nommé vicaire patriarcal, en remplacement du précédent; il meurt à Constanlinople le 17 octobre 1637. (Ses restes et la pierre l'unf^raire ont été transportés en JSer*, de Tancien cimetière des Grands-Champs, à l'église Saint-Antoine, i\ Péra.)

1638. 30 janvier. P. Angelo de Sonnino, conventuel.

1640. R. P. FrancLscusStafTulanus, Picenates, conventuel, mort le 15 octobre 1641 (pierre funéraire transportée des Grands- Champs à Saint-Antoine).

1642. R. P. Joannes Mercedrinus, deFano, conventuel, mort le 6 décembre 1643 (même observation),

1643. 1" septembre. P. Giovanni Battinta. da Lugo, conventuel, nommé à raison des infirmités du précédent,

Suffragant; vicaires patriarcaux.

1644. Mgr Soliani, dominicain, ooadjuteur de l'évéque de Smyrne, archevêque d'Edesse, suffragant du patriarche.

1646. P. Gregorio de Magistris d'Aiatri, pro-vicaire, pendant une absence à Rome du titulaire.

(Ij Comunilà, lellro â» 1" juin 1633^ la Propag.) Hammer dit iVIII, 938): s Le vicaire ({i^iiërBl des franciscaiiif, i €»'aui. Tut JKié a la mer. ■> SiHon les hilat. ties balles, il auraii élé étranglé (iJ. itS). cr, aushi CarayoD, loe. iaud.. SQ Uue ilâcïsion de la sacrAeconitr^galioii lies évoques et des réguliers établit, le â^ décembre IRI9, «qull esl d'usB|;e que le vicaire pulrïarcal soit choisi parmi les min. de in S. O. •• (Feiraris. Bibtiolheaa, etc.) Cet muge a été modlliâ devais.

(S) Aotca de la Cnnuinifd.

(si) Serait-ce le P. Jean de Traita, mentionné dans les Aelaiiom itUdiU$ du P. CarajDD, p, 300?

16iii'7. 3 juillet. P. Giovanni Francesco d^Ana;|^i^ convdntuel, vie. patp.

1649. Septembre. P. Filippo Severoli, oonv^uel, vicaire patriarcal.

Suffragants-vicaires patriarcaux.

1651, Mgr Soliani (le même que plus haut], réunissant en lui la double dignité de suffragant et de vicaire patriarcal.

1655. P. BonaventuraTeoli da Velletri, conventuel, archevêque de Mira, in partib.^ suffragant., vie. patr.

, 1661. Juillet. P. Andréas Ridolfi, conventuel, évéque de Calamine, suffrag. du patriarche de Constantinople (1), mort en 1677 (pierre tombale transportée desGrafids-Ch. à Saint-Antoine).

1675. Décembre. P. Gasparo Gasparini da Castignano, conventuel, évèque de Spiga, mort en août 1705.

1706. Mars. P. Raimondo Gallani, dominicain, nommé en décembre 1707 archevêque d'Ancyre.

1720. Sur la démission du précédent, P. Pietrp Battista Mauri, da Carbagnato, mineur S. 0., vicaire apostolique de Smyrne, transféré au vicariat de Constantinople (2), avec le titre d'archevêque de Carthagêne, le 18 mar^; meurt le 11 avril 1730 (la pierre funéraire transportée du cimetière des Grands-Champs à Sainte-Marie, et placée sur l'un des pilastres du portique [cUrium)^ selon l'antique usage (3), porte « vicarius patriarcalis. »

P. Antonio Balsarini, lecteur et bibliothécaire des aj*chives romaines, nommé évêque de Carthagène, meurt avant de se rendre à son siège.

1731. Mgr Gerolamo Bona, du clergé séculier^ évéque de Marciana et Trebigne, transféré au vicariat de Constantinople, avec le titre d'archevêque de Carthagène, inpart.; mort en sef^eoobre 1749(4).

1750. 16 février. Remplacé par BiagioPaoli, son neveu, chanoine, avec le titre d'archevêque de Larisse.

(1) Dit dans les archives de Sainte-Marie : «Suffragant et vie. patr. de Constantinoi'le.»

(i) a Arciv. di Gartagina e yicario diConstantinopoli.» (Archives de Sainte-Marie, mars et 5 octobre tT21; v. aussi Cronaca francescana. II, 251.)

(3) Cf. Cours d'archéologie sacrée, par l'atibé Godard, U, âl3.

(4) D'après la Cro'>aca francèscana^ II, 233, « P. Raffaeko da Val di Buono aurait éié élu pro-vic. apostol. patiiaroal 4e Co wt ai n ipopie en 1740, et ««rait reupH ces fonctions durant plusieurs années.

1767. Don Giuseppe Roverani, d'abord coadjuteur, puis « vicarius apostolicus Constantinopoleos, » archevêque de Marcianopolis, in part, ^ mort de peste en juillet 1772 (pierre funéraire transportée du cimetière des Grands-Champs à l'église du Saint-Esprit.

1772. Mgr Giovanni Battista Bavestrelli, évêque de Chio, transféré au vicariat de ConstantinoplCj avec le titre d'archevêque d'Héraclée, mort le 20 avril 1777, inhumé dans la crypte de Sainte-Marie, sous l'autel (1). L'inscription funéraire placée dans le chœur, derrière le siège de l'officiant, porte : « vicarius patriarcalis Constantinopoleos. d

Vicaires apostoliques.

1777. Mgr Nicolas Pugliesi, évêque de Sofia, puis archevêque de Raguse, transféré au siège de Constantinople, avec le titre d'archevêque deThessalonique, in partibus ; « vicarius apostolicus Constantinopoleos (2); » mort de. peste, le 9 juillet 1778 (pierre funéraire transportée du cimetière des Grands-Champs dans la crypte du Saint-Esprit).

1778. D. Francesco Antonio Frachia, de la congrégation de Saint-Jean-Baptiste, archevêque de Thessalonique, c< vicarius apostolicus Constantinopoleos, » mort en novembre 1795; inhumé à Saint-Georges. '

1795. Mgr Giulio Maria Pecora, d'Ameno, des mineurs S. 0., vicaire apostolique de Smyrne, évêque d'Ârabha, nommé coadjuteur du vicaire apostolique de Constantinople le 23 septembre 1788, succède au titulaire, et meurt le 28 février 1796; inhumé à Saint-Georges (3).

1796. Mgr Nicolas Timoni, évêque de Chio, transféré au siège de Constantinople, avec le titre d'archevêque de Marcianopolis ; à sa mort, D. Guglielmi Marquis administre le diocèse jusqu'en 1799.

1799. Mgr Giovanni Battista Fonton, conventuel, évêque de Syra, nommé à Constantinople, avec le titre d* archevêque de

(i) Cf. Tacte de décès, dans les archives de Sainte-Marie. ' ,

(2) Acte dé décès, archives de Sainte-Marie.

(3) V. Compte-rendu du dm, caih, de Constantinople, 1867, 10; et la Cronaca firanceacanay 11, 233.

Harcianopolis; par suite des circonstances de Tépoque, il ne peut recevoir le bref pontifical; et, durant un certain temps, il gouverne le diocèse sous le titre d'administrateur.

1816. Mgr Vincenzo Corresi, archevêque de Naxie, nommé coadjuteur du vicaire apostolique de Constîmtinople, le 1" octobre 1814, avec le titre d'archevêque de Sardes, succède au titulaire le 26 août 1816 (1).

1835. Mgr Juhcn Hiliereau, évêque de Calédonie, visiteur apostolique do Smyrne, nommé, en 1833, coadjuteur de Mgr Corresi, avec le titre d'archevêque de Petra; devient titulaire le 4 mars 1835, meurt dans la nuit du 28 février au 1" mars 1855 (2).

1855. 17 août. Mgr Mussabini, archevêque de Smyrne, prend possession de Tadministration du vicariat de Constantinople, sous le titre de pro-vicaire apostolique.

1858. Janvier. Mgr Paolo Brunoni, vicaire apostolique d'Alep et délégué apostolique de Syrie, est nommé vicaire apostolique de Constantinople, avec le titre d'archevêque de Taron ; nommé «cdélégué du Saint-Siège, pour les rites orientaux, » dans les premiers mois de 1868, il part pour Rome verslaûnde mai même année (3).

M. Tabbé Testa, vicaire général, reste chargé de l'administration du vicariat.

1869. 3 juin. Mgr Joseph Pluym, passionisle, évêque de Nicopolis, in part,, prend possession du vicariat de Constantinople, en qualité a d'administrateur apostolique; » il se rend au concile du Vatican, vers la fin de novembre 1869; et Mgr Brunoni ayant été préconisé patriarche latin d'Antioche, de résidence à Rome, Mgr Pluym revient à Constantinople, le 4 mars 1870, comme titulaire du vicariat apostolique, avec le titre d'archevêque de Thyane, in part.

Durant l'absence de Mgr Pluym, M. l'abbé Testa, vicaire général, était resté chargé de la direction spirituelle du diocèse; et Mgr Lavaggi, prélat dom. du S. P., envoyé ad hoc le

(1) On peut consulter, sur cette époque, les Missions des jésuites en Russie et dans Varchipel grec, publiées par le P. Carayon.

(2) M;;r Ferrieri fut envoyé, en 1840, k ConstanUDople, en qualité d'ambassadeur extraordinaire du souverain pontife, pour féliciter sultan Abdul-Medjid, k Toccasion de son avènement.

(3) Dans les actes relatifs k Télection du palriarche arménien-catholique deCilicie, Mgr Brunoni est qualifié « d'archiepiscopus Taronensis, vicarius apostolicus patriarcalis Constantinopoleos. » (Uomx, 1807, 33).

23 mai 1869, de radministration des affaires temporelles (1).

JURIDICTION paroissiale; desservants : POPULATION.

Durant les trois premiers siècles de l'Église, le terme paroisse désignait communément le cercle de la juridiction d'un évêque, c'est-à-dire une ville, autour de laquelle se groupaient un nombre plus ou moins considérable de bourgs, de villages. Le diocèsey modelé sur la juridiction civile, était le siège d'un évêque ou d'un patriarche, et embrassait plusieurs paroisses : c'était la plus vaste juridiction, après celle du souverain-ponlife. L'établissement des paroisses ne date guère que du vi* siècle (2). Selon la Comunità (3), Galata, depuis la conquête ottomane, n'avait jamais été divisé en paroisses; les diverses églises de la ville formaient une seule chrétienté, travaillant dans le même but, et se prêtant un mutuel concours. » En 1682, cependant, rois des églises de Galata exerçaient les fonctions curiales, et a Comufiità^ citant le clergé des trois paroisses de Galata^ informe la Propagande que Mgr le vicaire veut enlever aux mineurs S. 0. leur antique paroisse^ pour l'attribuer aux jésuites ; elle ajoute qu'elle ne saurait consentir au changement des paroisses. Selon une lettre du cardinal Gualterio au marquis de Bonnac,ambassadeurde France à Constantinople,del7i6à 1724, l'idée de la création d'une paroisse française y à Galata, aurait été ce reprise » à cette époque; et le cardinal informait l'ambassadeur des difficultés que la Propagande trouvait à la réalisation de ce projet, ne voulant pas nuire aux anciennes paroisses et les exposer à dépérir.

Toutefois, et en vue de remédier aux inconvénients résultant, pour l'administration spirituelle, de l'absence de délimitation des paroisses, et « d'accord avec les illustrissimes ambassadeurs de France et de Venise, ainsi qu'avec les représentants des autres puissances catholiques, » Mgr Mauri fixa, comme suit, en 1725, la délimitation de chaque paroisse :

(1) 1871. M^r Alcssandro Francbi, archevêque de Thessalonique, nonce apostolique à Madri 1, est nommé ambassadeur extraordinaire du Saint-Siège près la Porte ottoinatie, ^ l'occasion des difiicuttés survenues au sein de la communauté arméno-calholique.

(2) Voyez l'abbé Martigny, DicL des antiquités chrétiennes, p. 509; et aussi Cbateaubriaiid, Génie du Cliristianisme, IIl, 33; cf. Lacombe, Uist, de la bourgeoisie de Paris, II, 40.

(3) Lettre au giuiéral des diminicains, du 3 septembre 1611.

Paroisse de Saint-Pierre et Saint-Paul, des P. Dominicains, de Galata, comprenant les catholiques latins habitant la ville même de Constantinople et celle de Galata.

Paroisse de Saint-Antoine de Padoue, des P. Mineurs conventuels, de Péra, comprenant tous les latins habitant à l'est, depuis leur hospice jusqu'à tout Beolo {Bei-oghlou ou Péra) ; à Pouest, de la maison du drogman Torsia (1), à tout Chievato- Khori et le haut de Tèpè-bàchi.

Paroisse de Sainte-Marie Draperis de Péra, des P, réformés de Saint-François, comprenant tout le reste, c'est-à-dire des quatre rues, à droite, jusqu'à la rampe de l'ambassade de France; à gauche, jusqu'à la maison du drogman Torsia; puis, jusqu'à la porte du Tekié ; et enfin jusqu'à Tophana, Cacimpacha, le bas de Tèpè-Bachi et San-Dimitri (dit aussi Tatavla.]

Par un décret du 6 juillet iSM^ Mgr Hillereau créa une quatrième paroisse^ celle du Saint-Esprit, laquelle s'étend de Roumili-Hiçar, inclusivement, à l'échelle de Fondouqli, et comprend la rue conduisant de Fondouqli au cimetière grec du Taqcim, celle contournant ce cimetière, la grande rue de Péra, jusqu'à la rue Misk-Adalar, celle-ci, puis celle qui, tournant à l'hôpital Alepin, suit le fond du vallon, entre Saqyz-agatch et le Madjar, jusqu'au pont du dérè de leni-chehir. Du côté du nord, elle s'étend jusqu'aux limites de la paroisse de Buluk-dérè, le Mdslak et Belgrade exclusivement; à l'ouest, jusqu'à la rivière qui, venant de Belgrade, se jette dans le port d'Eloub, passe audessous d'Ali-bei-Keuï; et, de là jusqu'au dérè de leni-chehir, tout ce qui se trouve en dehors des limites de la paroisse de Saint-Pierre, comme aussi le village de Tatavla, dépendant autrefois de Sainte-Marie.

Le même archevêque voulut, plus tard, ériger en paroisse une cinquième église, celle de Saint-Jean-Chrysostome ; mais la réalisation de ce projet échoua par suite des observations présentées à la Propagande par la paroisse intéressée.

Jusqu'en 184>0, les supérieurs de communauté étaient, en même temps, curés de la paroisse desservie par leurs missions respectives. A la suite de difficultés survenues alors entre l'archevêque et les chefs des couvents, une décision de la Propagande, de cette même année, prescrivit à ceux-ci de présenter à

(1) La maison de la rue de Péra, sise en face de la rampe de France.

l'archevêque un de leurs religieux, pour remplir, dans leur église, les fonctions curiales, et recevoir, de l'ordinaire, l'investiture réglementaire.

Circonscription paroissiale actuelle; paroisses de la ville: 4.

!• Paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul y do Galata et Constantinople. Desservants : Dominicains, 12 environ, y compris le desservant de Macri-Keuï.

Population, établie sur le chiffre des baptêmes des cinq années 1862-1866 (1) : la moyenne du total étant multipliée par 40, chiffre pris comme durée de la vie moyenne à Constantinople ; total des cinq années : 468 naissances; moyenne 93X40=3720 âmes.

2. Paroisse Sainte-Marie Draperis, de Péra. Desservants : mineurs de la stricte observance : 12 prêtres.

Population. Naissances des cinq années sus-indiquées : 1079; moyenne : 215X40 = 8,600 âmes (2).

3. Paroisse Saint-Antoine de Padoue. Desservants : mineursconventuels : 6 prêtres, 3 frères laïques, un prêtre alepin.

Population. Naissances des cinq années susdites : 590 ; moyenne : J 18x40 = 4,720 âmes.

4. Paroisse du Saint-Esprit y à Pancaldi. Desservants : prêtres séculiers diocésains : 8 prêtres.

Population. Naissances des cinq années : 344; moyenne : 68X40 = 2,720.

Chapelle Saint-Louis, paroisse, uniquement pour les familles habitant l'enclos de l'ambassade de France. Desservants : capucins, 6 prêtres, 2 laïques.

Population. Naissances des cinq années : 11 ; moyenne : 2X40 = 80 âmes.

Paroisses hors la ville ; 0.

Avant la formation de ces paroisses, les Latins habitant les villages des environs, excepté Buïukdèrè, relevaient de l'archevêché; ceux qui n'y résidaient que l'été relevaient de leurs pa-

(1) Chiffres relevés le 2 avril 1870.

Ci) Lia 1802, ia populaiion de ceUe paroisse, d'après une note de ses registres .J*état civil, était de 685 âmes.

roisses respectives. Ces paroisses sont, présentement (1870), au nombre de six :

1. Buïukdèrè. — Paroisse Sainte-Marie. Elle comprend Buïukdèrè etlesc6tes d'Europe et d'Asie, jusqu'aux ch&teaux [Hiçâr) de Roumili et d'Anadolou.

Les mineurs S. 0. eurent, autrefois, l'administration de cette paroisse; en 1807, elle passa aux conventuels, seulement pour les résidents d'iiiver; enfin, cette réserve fut levée, en 1845, et les conventuels exercèrent la charge curiale sur les résidents d'été, comme sur ceux d'hiver.

L'ancienne église en bois, qui^ d'ailleurs, était une maison particulière, adaptée aussi bien que possible à sa nouvelle destination, a été abandonnée lors de la construction de l'église actuelle, bâtie en pierres avec le concours des dons des fidèles, et par firman impérial de moharrem 1282 (juin 1865), obtenu à la demande de l'ambassade de France. — Sur la proposition de II. le marquis de Houstier, alors ambassadeur, le gouvernement français a contribué, par un subside, à l'édification de la nouvelle église.

Hgr Brunoni a posé solennellement la première pierre le 25 juin 1865, et le 8 septembre 1866, Sa Grandeur bénissait l'église et y célébrait pontificalement la première messe.

On lit, sur la façade, au-dessus de la grand' porte d'entrée, l'inscription suivante :

D. 0. M. In honorem Maria nasgentis ab origine immaculatà

COLLATITIA FIDELIUM STIPE AEDEM HANG IN AMPLIOREM FORMAM A solo RESTITUTAM FRATRES FRANGISGALES a CONVENTU DEDICA VERUNT.

Anno 1866.

Desservants. Conventuels: 2 prêtres; école : 15 garçons. Population. Naissances des cinq années 1862-1866 : 172; moyenne : 34X40 = 1,360 âmes.

2. Cadi-Keuï. — Paroisse Notre-Dame de V Assomption^ érigée par Mgr Brunoni, décret du 19 novembre 1862.

La première pierre de cette égîise, bâtie par firman impérial de chaban 1275 (1859), obtenu à la demande de l'ambassade de France, a été posée le 5 juillet 1859, par Mgr le vicaire apostolique, en présence de M. le comte de Lallemand, chargé d atfaires de France, sur l'emplacement présumé de l'église SainteEu-

phémie (1). C'est dansTéglise de ce nom que se tint, en kbi^ le concile dit de Chalcédoine, présidé par les légats du pape S.Léon.

L'église actuelle. Tune des plus belles de la latinité de Constantinople, et ayant la forme d'une croix latine, contient, en outre du maltre-autel, six chapelles latérales. Sur l'arceau de la coupole, dominant le centre delà croix, du c6té du chœur, on lit : AssuMPTA EST Mabia vibgo IN coelum; sur l'arc faisant face à celuici : H^CNOSTRA FiDEs YiciT mundum; sur cclui de gauche, audessus de la chapelle Saint-Léon, où se trouve un tableau représentant la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception : Petrus per Leonem logutus est ; et, en face, au-dessus delà chapelle Sainte-Euphémie : À supplicio Eupuemia ad regnum.

Tous les autels sont en marbre et ornés de tableaux dont plusieurs envoyés de Rome; ceux des chapelles Saint-Léon et Sainte- Euphémie ont été donnés par le pape Pie IX.

Desservants : prêtres séculiers diocésains, 2. Population. Naissances des cinq années sus-indiquées : ^k; moyenne : 13X40=520 âmes. Cette population est presque triplée durant l'été; et elle a vraisemblablement dépassé cette proportion, depuis l'incendie de Péra du 5 juin 1870.

3. Macri-Keuï. — Notre-Dame de T Assomption, succursale de SaintrPierre, unie à cette paroisse, par décret de Mgr Brunoni, du 16 décembre 1863.

Dans le principe, les mineurs conventuels avaient acquis un terrain dans ce village, et y avaient construit une petite cabane, pour y célébrer l'office ; s'étant ensuite retirés, ils mirent en loterie le terrain qui échut à un catholique-latin, lequel offrit an vicaire apostolique de lui donner un autre emplacement en échange delà chapelle restée dans son terrain. S. G. ayant accepté la proposition, céda ensuite le nouvel emplacement aux PP. dominicains.

Desservants: dominicains; 2 prêtres; école : 30 garçons. Population : elle est comprise dans le chiffre de la paroisse Saint-Pierre.

(l) Cf. LébeaiUy Uist, du Bas-Empire, XII, 2o7. « M. de Noinlel, dit Tournefort (II, 60), assurait que les restes de saiote Eupbémie se trouvaient k un mille du village actuel de Cadi-keuï. » Selon Pierre Gylle (de Bosporo Tracio, 355) a Téglise de Sainte-Eupbémie aurait été élevée sur remplacement d'un ancien temple de Vénus. » Le môme auteur ajoute (Topografia, p. 151) qu'elle fut ainsi nommée en Thonneur de la femme de Justin de Tbrace, qui bâtit cette église.

4. Iles des princes. — Paroisse Saint- Pacifico (1), créée par Mgr Brunoni, le 8 février 1860.

• Cette localité desservie, primitivement, par les dominicains, a Hé abandonnée par eax en 1844, et fut, depuis, administrée par un prêtre séculier; elle a été attribuée aux mineurs S. 0. à la création de la paroisse. L'égUse b&tie, sur firman impérial de rebiakher, 1279 (1862% obtenu à la demande de l'ambassade de France, a été bénite par le R. P. préfet de Sainte-Marie Draperis, le 1*' octobre 1865. Quoique la juridiction de cette paroisse se borne à la grande lie, le curé est tenu, cependant, d'assister spirituellement les latins des autres lies.

Desservants. Mineurs S. 0. : 2 prêtres; école : 10 élèves.

Population : comprise dans les chiffres de celle de Sainte- Marie Draperis.

5. San-Stefano. — Paroisse Saint-É tienne, créée par décret de Mgr Brunoni, en date du 16 décembre 1863, b&tie sur firman impérial de chaban 1281 (janvier 1865), émané & la demande de l'ambassade de France ; Téglise a été bénite et inaugurée par le R. P. Pierre, préfet de Saint-Louis, le dimanche 16 juin 1867.

Desservants. Capucins : un prêtre; trois laïques. Populntion : Naissances des cinq années sus-indiquées : 8; moyenne : 1/3 x 40 — 53 âmes.

6. Scutari. — Paroisse Saint-JeanrBaptiste^ créée par décret de Mgr Mussabini, en date du 31 décembre 1856; cette paroisse, comprenant la ville de Scutari, s'étend, du côté du sud, jusqu'aux confins de la paroisse de Chalcédoine, et du c6lé du nord jusqu'à Candilli exclusivement^ limite de la paroisse de Buïuk-dérè. L'église est sise au quartier dit Rels-Mahallè ou leni-Mahallè.

Desservants. PP. Lazaristes : un prêtre; école : 40 élèves. Population. Naissances des cinq années sus-indiquées : 27 ; moyenne : 5 X 40 = 200.

Population totale :

Paroisses de laville 19,840

Paroisses hors la ville 2,133

De ces différentes paroisses ou chapelles, Sainte-Marie Dra-

(1) L'un des principaux poêles de Tordre sérapliique, etqa3 son talent Do^lique avail fait nommer, avant sa conversion, aie roi dis vers u {OEuvtc^ coinplèU^ d Ozanam, III, 93.)

péris est protégée par l'Autriche, et les armes de cette puissance figurent sur l'église, ancienuemeut latine, de /a Trinité; toutes les autres églises sont protégées par la France.

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