TS ET
Era
Er
É ŒRS PRÉ 2 DA:
np 5
Œ Am @ nn © es ne
» défaits és dans e neveu es à qui ense du monde L'planta e part :
nnoîit la e contre : prière, , qui fut e champ raconte ld n’ousa pieuse e rendrè.
me nom aint Code piété, baptisé, ts cénobles d Ir- Anglais me dont 11 n'eut stère en n l'avoit » compte
nommé p de rier, sui truction
e noursitôt les
DE L'ÉGLISE. (AN 627.) 56r yeux sur Aïdan lui-même pour remplir cette mission, à laquelle en effet il convenoit admirablement par son esprit de douceur et de sagesse, qui fait l'assaisonnement le plus engageant de toutes les vertus. On le fit ordonner évêque, et le roi Osouald lui donna pour son siége épiscopal, la péninsule de Lindisfar en Ecosse, dont le flux de la mer faisoit une île deux fois le jour, et que par la suite on nomma l’Ile-Saint.
Aïdan évangélisa avec une ardeur infatigable, et n'éprouvoit aucune difficulté contre laquelle il ne trouvât des ressources. Il ne savoit qu'imparfaitement la langue anglaise ; mais le roi qui avoit appris celle des Hibernois, durant le longtemps qu'il avoit été contraint de se réfugier parmi eux, se faisoit un plaisir de lui servir d'interprète avec plusieurs de ses courtisans et de ses officiers : ce qui fournissoit au peuple un spectacle ravissant, et accréditoit d’une manière merveilleuse le ministère évangélique. De jour en jour il arrivoit d'Irlande de nouveaux ouvriers pour prêcher dans les provinces d'Osouald, où ils étoient parfaitement accueillis. Le roi faisoit construire des églises ; il leur assignoit des terres pour la fondation des monastères , car ces missionnaires hibernois professoient pour la plupart, ainsi qu’Aïdan, la vie monastique, et recevoient de jeunes Anglais, auxquels ils apprenoient tout à la fois les lettres et la discipline régulière.
Le saint évêque enseignoit encore plus par ses exemples que par ses discours; mais rien ne donnoit plus de poids à ses leçons, que son détachement absolu de tous les biens de ce monde. Sitôt que les princes ou les grands lui faisoient quelques dons, il les distribuoit aux premiers pauvres qu'il rencontroit. Jl ne voyageoit ordinairement qu'à pied, jusque dans ses courses les plus pénibles, logeant chez les fidèles religieux qui lui offroient l'hospitalité , sans distinction de riches ni de pauvres. S'il acceptoit la table du roi, ( ce qui étoit beaucoup plus rare que ce pieux prince ne le souhaitoit ) , il se faisoit accompagner d'un ou de deux clercs, et après avoir pris trèspeu de nourriture , il se hâtoit de sortir, pour vaquer avec les siens à la prière où à la lecture; car il ne leur recommandoit rien avec plus d'instanee , soit qu'ils fussent clercs ou laïques que DempiONSE chaque jour quelque temps à lire les bons
71 LOMME D Le
Ed
Es ÉS 4 5 Les 7 #2
Er De 7 pre
eg PRE du bi Le LR et À no LE, pd
Ds
Es
Tri 24. One Pi 2 Es Re
Der des
Tr
E > ne. =
862 (an 627.) HISTOIRE
livres. Souvent aussi il recevoit chez lui des personnes de distinction, guidé beaucoup moinspar l’affabilité qui lui étoit naturelle, que parla perspective de l'utilité qui en résulteroit pour le saint ministère : mais alors même on ne voyoit en lui qu'une charité nobleet sans foiblesse , sans ménagement déplacé, sans que sa douceur angélique l'empêchôt de reprendre avec vigueur quand il le falloit.
Avec un si bon guide, le roi Osouald fit des progrès admirables dans les vertus les plus excellentes et les moins analogues au génie grossier de ces barbares dominateurs. Prince le plus puissant dela Grande-Bretagne, commandantaux quatre nations qui habitoient cette île, Bretons, Pictes, Ecossais, Anglais, et qui parloient chacun une langue différente, il étoit d'un abord facile à tout le monde, d’une humanité, d'une popularité, d’une humilité et d’une prévenance qu'il ne pouvoit avoir reçues qu'avec la plénitude de l'esprit du christianisme. Un jour de Pâques, comme il étoit à table avec l'évêque Aïdan, et qu'ils étendoient la main pour la bénédiction, l'officier chargé de recevoir les pauvres, vint dire qu'il en étoit arrivé une trèsgrande multitude, et qu’ils se tenoient tous assis dans les rues en attendant l'aumône. Osouald dont la charité regardoit les délais comme un prix trop cher de ses largesses, ordonna de leur porter un plat d'argent qu’on avoit servi devant lui, et de le mettre en pièces pour leur être distribué, Son zèle et ses bienfaits s'étendoient bien loin hors de ses états. Il se trouva présent au baptême deCingisil, roi de Westsex ou des Saxons occidentaux, ie leva des fonts sacrés, et il en épousa la fille.
Ce fut saint Birin, envoyé par le pape Honorius, qui procura cette conversion, avec celle de ces peuples, et les deux rois s’accordèrent à lui donner la ville de Dorchester pour y établir son évêché, où Meidulfe, pieux et savant solitaire, tonda peu après le fameux monastère de Malmesbury. Ainsi le règne du Christ s'établissoit-il plus solidement de jour en jour sur ces peuples barbares qui avoient envahi les possessions romaines, et jusqu'aux extrémités les plus reculées de l'Occident.
Ses progrès furent encore plus rapides dans les régions du Midi, Récarède, roi des Espagnes, avoit ramené, dés lafin du
de disoit nait pour qu une é, sans vec vi-
dmira-
gues au
us puisions qui 3, et qui bord fa- £, d'une r reçues jour de et qu'ils argé de ne trèsles rues doit les onna de i, et de e etses e trouva s Saxons a fille.
ui proes deux r pour y blitaire, y. Ainsi jour en possesiltes de
rions du
la fin du
siècle précédent , tous les Goths ses sujets à la pureté de la foi, qu’on a vu son frère saint Herménigilde sceller si courageuse ment de son sang. Deux ans après la mort de ce monarque, arrivée à Tolède, sa capitale, l'an 601 , il survint dans le gouvernement politique des troubles et des désordres dont la religion se ressentit. La succession de Liuva son fils naturel, à ce qu'on prétend, donna lieu à une révolte dans l'empire électif des Visigoths. Vitéric, l’un des principaux seigneurs de la nation, se saisit de la personne du jeune roi, lui coupa la main droite, puis le fit mourir pour se faire élire en sa place.
Alors Janvier de Malaga, et l'évêque d’une autre église d'Espagne, nommé Etienne, se plaignirent au siége apostolique d’avoir été déposés par violence, et chassés de leurs siéges. Le pape envoya un délégué sur es lieux, avec le pouvoir de juger ces deux affaires. L'instruction du légat au sujet de Janvier, portoit que cetévêque seroit rétabli dans son siége, s’il n'yavoit point de crimes prouvéscontrelui, et que celui qui lui avoit été substitué seroit privé de tout ministère ecclésiastique, et livré à Janvier pour être par lui retenu en prison, ou envoyé au souverain pontife. Le capitulaire ou mémoire d'instruction va jusqu à prévoir le cas où le premier usurpateur du siége de Janvier seroit mort, et auroit un successeur. Celui-ci peut devenir évêque d'une autre église; mais il est pour toujours exclus de celle de Malaga. Quant aux prélats complices de cette usurpation , ils sont condamnés à faire pénitence dans un monastère, avec privation pour six mois de la communion du corps et du sang de Jésus-Christ, qu'on ne leur refusera pas cependant, ajoute-t-on , s'ils viennent en péril de mort.
Ce que Rome prescrit au sujet de l'évêque Etienne, est encore plus remarquable. On y trouve ces règles suivies de procédure! : Examiner premièrement si le jugement a été rendu dans les formes; si les témoins sant différents des accusateurs; s'ils ont déposé avec serment en présence de l'accusé ; si celuici a eu la liberté de se défendre, et si l'on a rédigé le procès par écrit : examiner aussi les personnes des accusateurs et des témoins , leur condition, leur réputation et leur vie; si ce ne
1S. Greg. xt, ep. 52.
PRE PÉBRET FE
sont pas des gens sans aveu ou des ennemis de l'accusé ; s'ils ont parlé par ouï-dire, ou de science certaine; si l'on a prouoncé la sentence en présence des parties, et si quelques-uns des chefs d'accusation n'ont pas été prononcés : examiner si ce sont les plus légers ou les plus griefs.
Vitéric, après sept ans de règne, étant mort à son tour, comme le roi Liuva, (c'est-à-dire par un assassinat ), Gondemar qui en fut soupçonné, se fit élire en sa place. Il ne laissa pas de marquer pour la foi catholique et pour la justice, un zèle comparable à celui de Récarède : mais il ne vécut que deux ans sur le trône, etil eut pour successeur, dès le mois de février 612, Sisebut, recommandable par toutes sortes de bonnes qualités, par son attachement à la religion et sa pieté sincère , par l'amour et le maintien du bon ordre, la vigilance, la valeur, la clémence, l’étude même des lettres et de l'éloquence où il excella. On ne le bläma que d'avoir poussé son zèle trop loin contre les juifs , en publiant une loi qui les contraignoit à se faire baptiser, sous peine de mort.
Un an avant la fin de son règne, en 619, il se tint à Séville un concile compté pour le second de ce diocèse, et qui est très-important pour plusieurs réglements qu'on y fit, à l'occasion de quelques affaires particulièrest. Théodulphe de Malaga s'étant plaint que durant la guerre et les troubles, trois évêques voisins avoient empiété sur le territoire de son diocèse, il fut ordonné de rendre à chaque église ce qu'elle prouveroit avoir possédé avant les hostilités, sans égard à la prescription, puisque la guerre avoit empêché d'agir. Hors ce cas, on déclara que la prescription de trente ans auroitlieu, suivant Jes décrets des papes et les édits des princes, entre deux évêques qui se disputeroient la possession de quelques églises particulières; on régla aussi qu'aucun évêque ne pourroit déposer un prêtre ou un diacre, sinon dans un concile; que le prêtre en présence de l'évêque, et sans son ordre, ne pournoit baptiser, réconcilier les pénitents, consacrer l'eucharistie, bénir Je peuple, ni l’instruire; qu'avec sa permission même, il ne pourroit pas consacrer des églises ou des autels, ni ordonner
ARR LOS nt dE
SERLPPS RL.
MR pie + dis étle-s 2} r” .
UTon. ve Conc. p. 1663,
LE AS ou 5
Te =
é 3 s'ils a proes-uns er si ce
1 tour, , Gone laissa ice, un ut que le mois rtes de a pieté ilance, e l’élosé son es con-
Séville qui est à l'ocphe de , trois ocèse, veroit iplion, as, on suivant êques arlicu= poser prêtre tbapbénir ,ilne onner
DE ‘ *GLISE. (AN 627.) Ro des prêtres ou des diacres, -nsacrer des vierges, imposer les mains aux fidèles baptisés au convertis de l’hérésie, afin de jeur donner le Saint-Esprit, faire le saint chrême, ou en marquer le front des baptisés, réconcilier publiquement les pénitents à la messe, donner des lettres formées, ou les témoignages ecclésiastiques. Toutes ces fonctions étoient alors réservées aux évêques, quoique la plupart de celles qui ne tiennent point au caractère, leur puissent être communiquées aujourd'hui. H est défendu aux évêques d'administrer les biens de l'église, sans avoir un économe pour témoin de leur conduite, lequel, ajoute-t-on , suivant le concile de Chalcédoine, ne doit pas être un laïque : c'est que cette fonction rendoit en quelque sorte vicaire de l'évêque, avec juridiction.
H se trouva huit évêques à ce concile, tous de la province de Bétique, dont le premicr est saint Isidore, archevêque de Séville, Il avoit succédé à son frère saint Léandre, mort peu avant le roi Récarède, auquel il avoit été si utile pour l'extinction de J'arianisme dans Ja nation des Visigoths. À une insigne piété, Isidore joignoit beaucoup de lumière et d'érudition, avec cet amour des lettres qui le fit regarder par Braulion, évêque de Saragosse, comme suscité du ciel pour préserver l'Espagne d’une entière rusticité. Il favorisoit beaucoup les monastères, ces paisibles asiles, qui, dans ces temps de guerre et de bouleversement , commençoient à faire la portion non-seulement la plus religieuse de l'Eglise, mais la plus éclairée et la plus polie. Quel que fût leur nombre dans l'étendue de sa métropole, son concile ordonna que les nouveaux seroient maintenus comme les anciens, sans qu'il fût permis aux évêques d'en supprimer aucun, ni de les dépouiller de leurs biens. Ceux des filles devoient être gouvernés par des moines, qui prendroient soin des terres, des bâtiments et de toutes les affaires extérieures des religieuses ; en sorte qu'elles n'eussent à s'occuper que de la perfection de leurs âmes, et de leurs petits ouvrages, entre lesquels on compte les habits de leurs pieux pourvoyeurs : mais on usa de toutes les précautions possibles pour écarter le péril de la familiarité, jusque-là qu'il n'est permis à aucun moine de venir au vestibule des reli-
ne me me
Ze
EH AIEST ©
age 2e
DS
| Es Lt ù |
LE tt he
LS - PLLPESS