MAGIE
DE L'ÉGLISE. (As 627.) 597 Agrestin dont les commencements présageoient une issue bien différente de ce qui arriva’. Il avoit été secrétaire du roi Thierri, et avoit quitté cette place de faveur avec de grands biens, pour pratiquer l’abnégation et toute la perfection régulière, sous la conduite de saint Eustase : mais c'étoit un de ces génies inquiets et sans consistance, qui prennent les saillies du tempérament pour les fruits de la vertu, et qui ne savent pas même suppléer à leur légèreté par l'obéissance. Son abbé travailloit avec succès à la conversion des païens qui restoient encore au voisinage du monastère dans les terres des Séquanois, que nous appelons Franche-Comié, et il portoit souventl'évamgile au loin dans la Norique ou Bavière. Agrestin, à peine profès, se jugea capable deces fonctions sublimes, et sollicita la permission de s'y livrer auprès du sage et trop indulgent Eustase, qui d'abord le reprit de sa précipitation téméraire, et qui enfin céda à ses importunités. Le ciel ne bénit pas une mission si peu évangélique : le jeune missionnaire, loin de faire aucun fruit dans les contrées qu'il parcourut, s’engagea dans le schisme des trois chapitres, qui s’étoit étendu d'Istrie en Bavière; il revint tout schismatique à Luxeu, et tenta follement de séduire saint Eustase lui-même, qui se vit réduit à chasser ce zélateur dyscole et incotrigible,
Le dépit qu'en conçut Agrestin se tourna contre la règle même de Luxeu , qu'il s'efforça de décrier par mille imputations aussi fausses qu'injurieuses ; mais comme il tenoit à plu sieurs personnes en place, notamment à l'évêque de Genève, normmé Abellen, iltrouvamoyende mettre dansses intérêts jusqu'auroiClotaire. Ilsetinfen conséquence, en 624, un concile à Mâcon, où toutefois le roi ne se proposoit que de persuader Agrestin, et de mettre en plus grande recommandationl'institut de saint Colomban, pour lequel ce prince étoit plein de respect. Le moine brouillon n’opposa que des frivolités, que saint Eustase dissipa sans peine. La principale objection se tiroit de quelques usages particuliers aux moines hibernois, tels que la forme de leur tonsure, qui formoit un croissant de cheveux ouvert sur le devant de la tête.
1 Vit. S. Eustas, n.6, in Au. flen:d, LD 97
GES UMR PE ne KI CRÉAS RETZ DE GED LC le TM RARE URSS RÉ
FE RE RE TE gg Es
mm gr “me ve