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6 (AN 424.) HISTOIRE pas dit, qu'étant rentrés dans le sein de l'unité, ils sont plus
maltrailés par un évêque catholique comme eux, qu’ils ne
l'ont été autrefois dans leur schisme par la rigueur des lois impériales, Ayez pitié de moi-même et de ma vieillesse ; car je m'en déclare à votre sainteté, dans l’amertume de mon âme : je me propose de quitter l'épiscopat, et de ne plus m'occuper qu à pleurer ma faute, si je vois périr à la fois et les brebis et le pasteur que mon imprudence leur a donné.
Nous n'avons pas la réponse de saint Célestin; mais on tient pour indubitable qu'il épargna ce chagrin à celui des évêques qu il honora le plus, C'est ce pontife qui a donné aux écrits d'Augustin ce haut point d'autorité et de considération où ils sont dans l'Eglise. Il'est sûr que cet illustre docteur ne continua pas seulement à gouverner son église d'Hippone, mais qu'il régissoit encore, sur la fin de sa vie, celle de Fussale, où par conséquent Antoine n’étoit pas rentré.
L'affaire du prêtre Apiarius , ou plutôt à son occasion, celle des appellations en général , se renouvela sous le même pontificat de Célestinr. Ce méchant prêtre se pourvut encore à Rome, et usade tant d'artifices, qu'il se fit renvoyer en Afrique avec le légat Faustin , qui l’avoit déjà été de Zozime et de Boniface. Les Africains s’assemblèrent au nombre de quinze évêques, les primats d'Afrique et de Numidie à leur tête; ils firent la révision de l'affaire, et confirmèrent la condamnation d'Apiarius. Faustin s’opposa seul à tous ces prélats avec une hauteur et une partialité révoltantes , se comportant moins en juge qu’en fauteur du désordre, Mais la conscience du coupable, au moment qu'on avoit moins lieu de s'y attendre, tira les juges de tout embarras, en la manière du monde la plus inespérée. Gomme les Pères souhaitoient sincèrement qu'il pût se justifier, et commençoient à espérer qu'ily réussiroit, ainsi qu'ils s’en expriment dans leur lettre à Célestin, Apiarius ne pouvant plus résister aux remords de sa conscience et à la crainte de la divine justice, fit la confession publique d’une multitude de crimes énormes, et se soumit au jugement qui le privoit pour toujours du ministère ecclésiastique.
s Epist. Conc. Afr. tom. 2, Conc. p. 47.
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