‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 14 sur 146 · LS NE ARS · texte numérisé non relu

LS NE ARS

Mais l'abus que le légat avoit fait de son autorité , etle danger où il venoit d'exposer la discipline dans les églises d'Afrique, leur firent adresser des remontrances au saint Siége, Elles demandèérent entr'autres choses, et avec les plus grandes instances, que les souverains pontifes reçussent désormais les plaintes des particuliers avec plus de circonspection , ou qu'ils prissent moins de confiance en des mécontents suspects, et ne s’exposassent plus à infirmer des jugements sagement portés. Voici leurs expressions: « Après vous avoir rendu nos trèsjustes hommages, nous vous prions instamment de ne pas écouter avectrop de facilité les Africains qui recourront à vous, et de ne plus admettre à votre communion ceux que nous aurons excommuniés. Votre Sainteté remarquerasans peine, que telle est la définition du concile de Nicée, que si l’on y prend celle précaution à l'égard des clercs et des laïques, à plus forte raison le saint concile veut-il qu'elle soit observée pour les évêques; et qu'étant suspendus de la communion ‘dans leur province, vous ne les y rétablissiez pas précipitamment ou mal à propos. »

Ainsi s’exprimoient les prélats d'Afrique, après avoir consulté lesexemplairesauthentiques et incontestables d'un concile si révéré de part et d'autre. Ils ne demandoient pas la suppression des appels en général, et ils ne rejetoient pas tous les jugements de Rome ; mais ils requéroient avec force qu'on y eût plus de ménagement pour la juridiction immédiate, et qu’on. ne les étendiît point aux affaires sans nombre des simples pré- ” tres, à des cas nuisibles à la discipline et à la probité même ; tels, par exemple, que les appels des sentences rendues par des juges qu'aurcient choisis les accusés : demande qui fait une nouvelle preuve de leur soumission quant au fond du droit. Ce qu'ils ajoutent que les affaires doivent se juger où elles ont commencé, à cause de la difficulté de les suivre au-delà des mers , et la répugnance qu'ils témoignent à recevoir ces exécuteurs qui ressentoient la domination séculitre, confirment la même chose. Le principal différend rouloit enfin sur la manière de procéder, et non sur l'autorité du saint Siége qui étoit consignée dans les canons, et qu'ils ne cessèrent jamais de révérer,

Nous n'avons pas la réponse du pape Célestin aux plaintes

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