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t persévérer + expression e et anéanlien mille enqu'une grâce et qui, par bles à toutes qu'on fasse n'est jamais qu'il veut, il ant sa justice andoit , saint es Rétracta- . Le premier a conversion ce qu'il écriqu'au temps
e les acadéde la Grâce.
ts, en deux squ'aux extifie aussi ce lettres et ses des lettres,
Deux laïques Prosper, lui
demi-pélasaint évêque t très-versé
de la Proëque d’Hip-
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DE L'ÉGLISE. (AN 426.) 19 pone des relations qui font l'éloge de sa piété et de sa capacité. Prosper, honoré comme saint par l'Eglise, vivoit alors à Riez ; et quoique simple laïque, littérateur et poète élégant, il n’en étoit pas moins habile dans les sciences ecclésiastiques, et n’avoit pas moins de zèle pour la saine doctrine,
Ils écrivirent l’un et l'autre de concert à saint Augustin , et lui proposèrent les difficultés des demi-pélagiens , pour l’engager à extirper jusqu'aux derniers restes des erreurs courantes. Îls lui apprenoient qu'à Marseille et en d’autres endroits des Gaules, plusieurs personnes , et même de grands serviteurs de Dieu, attribuoïent au libre arbitre , tant la foi que les premiers efforts de l'homme relatifs au salut; qu'ils établissoient la cause de notre prédestination sur la prévision de nos bonnes œuvres futures ; que par rapport aux enfants, ils prétendoient que si les uns parvenoient au baptême, et les autres mouroient sans l'avoir reçu, c'étoit à cause des œuvres bonnes ou mauvaises qu'ils auroient faitess’ils avoient vécu, et que Dieu connoissoit de toute éternité par sa prescience. L'erreur fondamentale de ces pélagiens mitigés consistoit dans la fausse persuasion que le commencement du salut vient de l'homme; c'est-à-dire, qu'on peut par les seules forces du libre arbitre croireet désirer les biens éternels, et que par les premiers efforts de la volonté on obtient les grâcesintérieures. La grâce proposée à tout le monde, disoient-ils formellement, eomme
… Je marquent les lettres de Prosper et d'Hilaire, doit, ainsi que
la vocation gratuite, s'entendre du baptème et de l'invitation
Î générale faite par l'Evangile.
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Saint Augustin répondit aux objections proposées, par deux livres intitulés aujourd'hui séparément : de la Prédestination des saints, et du Don de la Persévérance ; mais qui ne font qu'un seul et même ouvrage, dont tout le contenu ne portoit autrefois que le premier de ces deux titres. Le dessein de la première partie est de montrer que, non-seulement J'accroissement, mais encore le commencement de la foi est undon de Dieu ; qu'ainsi la prédestination ne peut être fondée sur nos mérites, et ne vient de nous en aucune manière. Il est, dit-il, au choix de la volonté humaine de croire ou de ne pas croire: mais c'est Dieu qui prépare la volonté, Les plus grandes grâces
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20 (AN 426.) RISTOIRE pourroient n'avoir pas leur effet; mais elles l’ont toujours infailliblement : sans elles, et avec des grâces communes, il est impossible de surmonter toutes les difficultés, et on ne les surmonte pas en effet; mais on peut toujours prier, et par la prière obtenir des secours plus abondants qui animent et soutiennent notre foiblesse. Dieu tourne nos volontés comme il veut et où il vent, parce qu'il donne, selon qu'il lui plaît, les grâces dont l'effet est infaillible. Le livre de la Prédestination des saints prouve que Dieu ne nous a pas choisis pour avoir prévu que nous serions saints, ou que nous croirions; mais afin que nous crussions et que nous fussions saints : c'est-à-dire, queles mérites naturels prévus ne sont pas la raison pour laquelle Dieu destine sa grâce; mais qu'il destine sa grâce, comme la cause des mérites surnaturels. Pour anéantir en même temps la prédestination des demi-pélagiens et celle des pélagiens rigoureux, il fait voir que le commencement même de la foi vient de Dieu.
Dans le livre du Don de la Persévérance, le but de l'auteur est de montrer que la persévérance dans le bien jusqu'à la fin de la vie, est un don de Dieu. Les semi-pélagiens faisoient
dire au docteur de la grâce, que ceux qui n’avoient pas reçu
la persévérance ne pouvoient pas persévérer, comme si la persévérance finale füt quelque chose qu’on reçût dès le commencement, et qui par la suite fit nécessairement persévérer. C’est pourquoi le saint leur dit, que le don de persévérance n’a pas été reçu, jusqu’à ce qu'on uit achevé de persévérer. Il ajoute pour la même raison qu'on demande la persévérance qu'on n'a pas encore, et qu'on la peut mériter en suppliant, comme on peut s'en priver en s’endurcissant par le péché; c’est-à-dire que, dans l’état présent de la nature corrompue, il estimpossible de persévérer sans des secours extraordinaires, sans une providence spéciale ; mais qu'on peut obtenir l’un et l’autre par ses prières, comme on s’en rend indigne par sa faute. Quoique ceux qui ne persévèrent point , poursuit-il, puissent persévérer, et que ceux qui persévèrent puissent ne persévérer pas , il y a une connexion infaillible entre la prédestination et la persévérance; parce que la prédestination n'est autre chose que la prescience et la préparation des bicn-
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