‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 22 sur 146 · Pot · texte numérisé non relu

Pot

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“Es. 27

On la confronta avec celle des Pères, et l’on en rapprocha les

quelquefois rassemblés en si peu de temvs. Le conseil de Gélestin ayant commencé l'examen des écrits de Nestorius, une doctrinesi étrange révolta toute l'assemblée à la première vue.

diverses parties les unes des autres, pour voir si ce qui avoit: d’abord paru si dur, ne seroit pas expliqué et adouci par la suite. C'étoit partout la même empreinte de la nouveauté et de l'impiété , partout des erreurs inexcusables, dans tous les sens que les expressions de l’auteur présentoient naturellement. L’impiété nestorienne fut donc proscrite d’une voix unanime avec les écrits qui l’énonçoient, et la déposition de Nestorius arrêtée, si, dans dix jours aprèsla signification de ce jugement, il r’abjuroîit ses erreurs.

Pour l'y encourager efficacement, ou plutôt ne rien omettre des devoirs qu'imposoit la charge de père et de pasteur, Célestin, qui paroît n'avoir plus guère espéré que le sectaire vint à résipiscence, ne laissa pas de faire une réponse circonstanciée aux divers objets des lettres qu'il en avoit reçues. D'abord il lui fit sentir qu'on n'apercevoit que de la mauvaise | foi dans les questions qu'il faisoit par rapport aux pélagiens; qu'il ne pouvoit ignorer le jugement rendu contre eux par At- |

ticus, en cela digne successeur du grand Chrysostôme; que RE sous un pareil pontificat, ils n'avoient eu garde de se fixer à mu Constantinople ; qu'au reste, on ne s'étonnoit pas qu'ils eus- is sent enfu trouvé leur asyle dans un lieu où s’établissoit une A erreur en comparaison de laquelle la leur pouvoit paroître peu *e de chose ; qu'il avoit pourtant lieu d’être surpris de la faveur … qu'il accordoit à des gens condamnés pour avoir nié le péché les originel, lui quile confessoit formellement dans ses écrits ; que fa deux partis si contraires ne pauvoient se liguer de la sorte, là sins se faire scupçonner d'une conspiration criminelle; qu'il | le devroit bien plutôt pourvoir à sa propre sûreté par une ti prompteet généreuse rétraction, que d'augmenter ses torts et ses d:

périls en s’en gaseuntdansune cabaledécriée depuis long-temps, et que c'étoit bien à lui qu'on pouvoit dire : Médecin, gué-

3 Epist. ad Nest, part, 1, Coec, Epb, c. 18.

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rissez-vous vous-même. Enfin, lui dit-il avec autorite, sachez is, une que telle est notre décision et notre sentence, que si vous n'enre vue. seignez touchant le Christ notre Dien, ce que tiennent les cha les églises de Romeetd’ Alexandrie avec toute l'Eglise catholique ; i avoit‘ et cequ' a tenu jusqu'à vous l’église de Gonstantinople : si dans

de Gé-

#55 2 noisddi 2 C:

SmaS.

i par la dix jours, à compter depuis cette troisième monition, vous ne ! té et de rétractez clairement et authentiquement par écrit la nouveauté E les sens que vous avez avancée en divisant ce qu'unit l'Ecriture, vous 14 lement. serez séparé de la communion de l'Eglise catholique. T'el est Ë nanime notre jugement que nous envoyons par notre cher filsle diacre À estorius Possidonius, à notre collègue dans l'épiscopat, l'évêque d’Alex- | ; rement, andrie, qui a eu le zèle de nous instruire de tout ce qui se ! À passoit, et que nous avons commis pour agir en notre nom, et ; omettre vous communiquer, ainsi qu à tous nos frères les évêques, ce | À r, Cé- | que nous ordonnons. On peut remarquer dans ces rapports ‘1 sectaire | mutuels du pape et des évêques, que Célestin ne les nomme N circon- que frères ou collègues dans l'épiscopat, tandis que les prélats | A: ecuest, des plus grands siéges l'appellent leur père, avec toutes les È auvaise | marques de leur dépendance, pour les causes qui ont trait au À agiens; gouvernement général de l'Eglise, À par At- | Le souverain pontife écrivoit en même temps ? à saint C yrille, L e; que au patriarche d’Antioche età quelques autres évêques des prin- 4 fixer à cipaies églises del'Orient, etc’étoitle patriarche d’ Alexandrie, à ls eus- qui Célestin remettoitson autoriténourcette affaire, qu'on char- L bitune geoit de départir toutes ces lettres 1. Il y en avoit une aussi pour ‘à tre peu le peuple et le clergé de Constantinople, qui avoient besoin hou sinon d'exhortation , vu le zèle que toute cette grande ville | péché marquoit pour la vraie foi > au moins de consolation , attendu ‘À 5; que Les violences que l'hérésiarque, toujours puissant à la cour, FERA faisoit éprouver aux personnes les plus zélées. Il y avoit une | nil lettre en particulier pour les moines de Constantinople, dont ñ Lit le zèle et la constance dans la foi, la patience dans les persécuid tions que le patriarche hérétique leur avoit fait éprouver plus emps, pi ri qu à personne, méritoient cette attention parti- | :lière.

à al à Le pape ordonna par l'autorité de son siége, qu'on ne tint

1 Gone. Eph. part. 1, c. 19 et 20.

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