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pour excommunié ou déposé aucun évêque ou clere qui auroit été frappé de ces censures par Nestorius ou ses partisans, depuis qu'il avoit commencé à prêcher ses erreurs : ce qui ne signifie pas cependant que Nestorius füt déchu de toute juridiction depuis qu'il avoit trahi son ministère; mais que les in justes censures qu'il avoit portées pour soutenir son hérésie, étoient annulées en vertu du jugement pontifical. Le pontife ajoutoit qu'une affaire de ce poids auroit demandé sa présence : mais qu'à cause de la distance des lieux, 1l a donné son pouvoir à l'évêque d'Alexandrie, de peur queleretardement n'augmentât la grandeur du mal. Il répète à saint Cyrille, et le charge de notifier que tous ceux que Nestorius a séparés de sa communion, demeurent dans celle du chef de l'Eglise ; que le sectaire ne peut lui-même désormais avoir part à la communion du siége apostolique, s'il continue d'en combattre la doctrine, C'est pourquoi, ajoute-t-il, après avoir tenté tous moyens de le ramener au bon chemin, s’il résiste, vous le condamnerez, et vous mettrez la sentence à exécution par l'autorité de notre siége, comme agissant en notre place et en vertu de notre pouvoir; en sorte que si, dans l'espace de dix jours depuis qu'il aura été averti, il n'anathématise en termes formels les impiétés de ses écrits, et ne promet de professer à l'avenir iouchant l’incarnation la foi qu'enseigne l'Eglise catholique, vous pourvoirez sans plus de délai au siége de Constantinople, et vous signiferez à Nestorius qu'ilsera retranché absolument de notre corps.
En conséquence de cette soumission , Cyrille convotqua tous les évêques de sa dépendance pour un concile qui se ticndroit, et qui se tint en effet sans délai dans la ville d'Alexandrier, 1] y fui résolu que, pour troisième et dernière monition , on écriroit à Nestorius une lettre synodale qui lui déclarsroit que si, dans le terme des dix jours fixés par le pape, et que !’on compteroit depuis la réception des lettres qu'on envoyoit, il n'abjuroit ses erreurs, on ne le tiendroit plus pour évêque, On exigeoit une abjuration directe et formelle, sans se contenter qu'il confessât en général la foi de Nicée: car vous savez lui
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dit-on, en interpréter le symbole à votre manière, 1l faut donc confesser, par écrit et avec serment, que vous anathématisez vos dogmes impies. C'est pourquoi le concile inséra dans sa lettre douzeformules qui condamnoient autant de faux dogmes ou plutôt autant de manières de déguiser la même hérésie; et l'on obligeoit Nestorius de souscrire à ces formules. C’est ce qu'on nomme les douze anathèmes de saint Cyrille, que nous allons rapporter, tant parce qu'ils devinrent extraordinairement fameux, que parce que rien n'est plus propre à faire connoître le génie de l'hérésie, et son adresse inépuisable à reproduire la même impiété sous des faces différentes afin de donner le change, Mais autant Nestorius étoit habile à se travestir, autant la sagacité de Cyrille se trouvoit propre à le démasquer et à le confondre, comme on en peut juger par les articlessuivants.
1. Si quelqu'un ne confesse pas que l'Emmanuel est véritablement Dieu, et que par conséquent la Vierge est mère de Dieu, puisqu'elle a engendré, selon la chair, le Verbe de Dieu incarné ; qu'il soit anathème,
2, S'il en est quelques-uns qui ne confessent pas que le Verbe de Dieu le Père est uni à la chair, selon l'hypostase, et qu'avec sa chair il ne fait qu'un seul Christ, qui est Dieu et homme tout ensemble ; qu'ils soient anathèmes.
3. Si quelqu'un, après l'union divise les hypostases dans le Christ, ou ne les joint que par une connexion de dignité, d'autorité, ou de puissance, et non par une union naturelle ; quil soit anathème.
4. Si quelqu'un attribue à deux personnes ou à deux hypostases les choses qu'on trouve dans les Evangiles ou dans les écrits apostaliques , dites de Jésus-Christ par les saints ou par Jui-même, et qu'il applique les unes à l'homme considéré séparément du Vert. de Dieu , et les autres, comme propres de la divine majesté , au seul Verbe qui procède de Dieu le père; qu il soit anathème.
5. Si quelqu'un ose dire que Jésus-Christ est un homme qui porte Dieu , au lieu de dire qu'il est Dieu en vérité, comme fils
unique et par nature, en tant que le Verbe a été fait chair, et qu'il a participé comme nous à la chair et au sang, qu'il soit anathème,
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