‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 24 sur 146 · IA | LM A · texte numérisé non relu

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76 (An 430.) HISTOIRE

6. Si quelqu'un dit que le Verbe de Dieu le Père estle Dieu ou le seigneur de Jésus-Christ, et s’il ne confesse pas que depuis que le Verbe s’est incarné selon les Ecritures, le même est tout ensemble Dieu et homme ; qu’il soit anathème.

7. Si quelqu'un dit que le Verbe divin a opéré dans Jésus- Christ comme dans un pur homme, et que la gloire du Fils unique a été communiquée à cet homme, eomme à quelque autre que le Verbe; qu'il soit anathème.

8. Si quelqu'un ose dire que l'homme que s’est uni le Verbe doit être adoré avee lui, glorifié avec lui, appelé Dieu avec lui, comme Fun étant dans l'autre ( car la tradition perpétuelle et affectée de ce mot avec, donne cette pensée ), et s'il n’ho= nore pas plutôt l'Emmanuel par une seule adoration, et ne lui rend pas une seule glorification , en tant que le Verbe a été fait chair, qu'il soit arathème.

9. Si quelqu'un ‘‘t que Notre-Seigneur Jésus-Christ a été glorifié par le Sain: -l‘sprit , comme par une vertu qui lui étoit étrangère, et qu'il «n avoit reçu le pouvoir par lequel il chassoit les esprits immondes et opéroit des miracles divins parmi les hommes; et s'il ne dit pas que l'esprit par lequel il les a opérés, est son esprit propre et naturel; qu'il soit anathème.

10. L'Ecriture nommant Jésus-Christ , le pontife et l'apôtre de notre foi, en disant qu'il s'est offert pour nous à Dieu le Père, en odeur de suavité, si quelqu'un dit en conséquence, que notre pontife et notre apôtre n'est pas le Verbe même de Dieu, depuis qu'il s'est fait chair et homme comme nous, mais que c’est cet homme qui est né de la femme, comme si c'étoit quelqu'autre que te Verbe; ou si quelqu'un dit que le Christ n’a pas seulement offert son sacrifice pour nous, mais encore pour lui-même ( car celui qui ne connoissoit point le péché, n’avoitpas besoin de sacrifice}; qu'il soit anathème,

11. Si quelqu'un nie que la chair vivifiante du Seigneur soit la propre chair du Verbe qui procède de Dieu le Père; et s’il dit que c’est la chair de quelqu’autre uni au Verbe quant à la dignité, et en qui la divinité habite simplement; et s'il ne confesse pas qu’elle est vivifiante, parce qu’elle est la propre €hair du Verbe qui vivifie toutes choses; qu'il soit anathème. On ne sera pas fâché de voir rapprocher de cet article ua

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autre endroit de la lettre synodale, dans lequel les Pères du concile d'Alexandrie, en confirmant que la chair de Jésus-Christ est véritablement la chair du Verbe , nous ont laissé une preuve du plus grand poids en faveur de la présence réelle del'Homme- Dieu dans l'eucharistie. 4 près avoir posé pour principe, qu'on annoncela mort et la résurrection de Jésus-Christ en célébrant dans nos temples son sacrifice non sanglant : Nous sommes sanctifiés, ajoutent-ils, en participant à la chair sacréeet au sang précieux de Jésus-Christ. Car nous nerecevons pas cette nourriturecomme une chaircommune, à Dieu ne plaise! nicommela chair d’un homme sanctifié et uni au Verbe quant à la dignité seulement, ou en qui seulement la divinité ait habité; mais commeune chair vraiment vivifiante, et par conséquent comme la chairgcopre du Verbe, sans qui elle ne seroit pas vivifiante.

Enfin le douzième anathème est contre quiconque ose nier que le Verbe de Dieu ait souffert ou ait été crucifié selon la chair, et qu’il ait été le premier né d'entre les morts, en tant qu'il est vie et source de la vie comme Dieu. Tels sont les douze fameux anathèmes de saint Cyrille , ou plutôt de son concile. L’'énoncé de quelques propositions y paroîtra singulier; mais on vouloit un désaveu formel de toutes les propositions captieuses et bien plus singulières de Nestorius.

Cyrille, chargé de faire parvenir les différentes lettres du pape à leur destination, députa quatre évêques d'Egypte à Constantinople, pour les remettre, taut aux zélés catholiques de cette ville, qu'à leur indigne pasteur, Celle que Célestin adressoit à Jean, patriarche d'A iocne, lui étoit parvenue auparavant ; en sorte que Jean av it eu le temps d'averti: Nestorius. Mais s’il l'avoit mal connu tandis qu'il étoit à Antioche, l'inobservation de ses derniers conseils auroit bien dû le démasquer dès-lors à ses yeux. I! lui a. oit mandé:, de se tenir en garde contre l'esprit de contention et d'obstination, dansun genre d'affaire où le démon de l’orgueil s'étudie, dès l'entrée de la carrière, à nous faire avancer si loin que nous rougissiuns ensuite de reculer sur nos pas; il ajoui it qu'encore que le terme de dix jcurs, fixé par la lettre du tràs-saint père et sei-

à Conc. Eph. 7, part. c. 29.

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