‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 34 sur 146 · RS · texte numérisé non relu

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DE L'ÉGLISE. (AN 439.) 129 main de Dieu, lui et toute sa maison : il mourut subitement ; ses enfants le suivirent d'abord; peu après ses esclaves, puis ses troupeaux; et sa veuve, pour dernière ressource dans son indigence, vendit les confesseurs à un seigneur parent du roi. Il ne les eut pas plutôt reçus, que ses enfants et ses domestiques furent tourmentés d'une manière également effrayante,

On envoya ce présent funeste, par le conseil de Genséric, à un roi maure nommé Capsur, qui étoitpaïen. Pour Maxime, elle recouvra dès lors sa liberté , et vécut encore long-temps après dans une communauté de vierges ferventes, dont elle devint supérieure. Les quatre confesseurs devinrent autant d'apôtres parmi les Maures idolâtres. Dieu donna tant de vertu à leursexemplesetàleurs paroles, qu'ils fondèrenten peu detemps une église florissante, où ils attirèrent, des lieux encore habités par les Romains, des prêtres capables de cultiver ce champ si heureusement défriché, Genséric furieux de ces nouvelles, poursuivit les confesseurs jusque dans ce désert, et se servit de l’ascendanit qu'ilavoit sur Capsur, pour les faire périr de la mort la plus cruelle. On les attacha à des chariots attelés de chevaux fougeux, qui les traînèrent par des lieux embarrassés de roches et de broussailles, jusqu'à ce que leurs corps déchirés tombassent en lambeaux. Les Maures se lamentoient à ce spectacle, et se montroient inconsolables d'une pareille inhumanitlé ; mais il se fit de grands miracles, qui changèrent leur deuil en actions de grâces et en un culte solidement religieux. :

Un catholique éclairé, nommé Satur, disputoit souvent avec liberté et avec un grand avantage contre des ariens qui, las et honteux de se voir toujours vaincus par la force de ses raisons, le dénoncèrent enfint. On le pressa de premier abord d’embrasser l'arianisme ; et sans autre argument, on le menaça, s'il n'obéissoit, de lui ôter sa maison, ses biens, ses esclaves etses propres enfants : il sacrifia tout. On ajonta qu'on alloit faire épouser sa femme qu'il aimoit tendrement,à un conducteur de chameaux, et qu'on la livreroit en sa présence à ce misérable.

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