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divine et de Jésussouffrant passible, es vérités
DE L'EGRISE. (AN 440.) 163 imagine plutôt entendre l'apôtre Pierre ou Paul, qu'un docteur encore revêtu d’une chair mortelle.
Notre médiateur, reprend-il ensuite, a véritablement dans sa personne tout ce qui est naturellement en nous, tout ce qu'il y a misen nous créant, et qu'il vouloit réparer en nous rachetant. Mais il n’a point ce que le tentateur y a surajouté. Bi a pris la forme de l’esclave ou du pécheur, et non la souillure du péché ; il a relevé la bassesse de l'humanité, sans dégrader la divinité. L'anéantissement, par lequel le maître et le créateur des mortels a voulu devenir un homme sujet à la mort, est, non pas un défaut de puissance, mais un effort toutpuissant de miséricorde; de sorte qu'en prenant toutes les propriétés de notre nature, il n’en a perdu aucune de la sienne. La nature divine n'est point altérée par la grâce qu il nous a faite; la nature humaine n'est pas absorbée par la dignité qu'elle a reçue : il est devenu aussi véritablement homme qu'il demeure immuablement Dieu. 1l est Dieu, puisqu avant tout commencement étoit le Verbe, et que le Verbe étoit Dieu : il est homme, puisque le Verbe a été fait chair, et qu'il a conversé parmi nous, Il est homme, né d’une ferme, et sujet à toutes nos infirmités, à l'exception du péché; mais toutes choses ont été faites par lui, et sans lui rien n'a été fait. Sa naissance temporelle marque la nature humaine; cette naissance , tirée d'une vierge, manifeste la puissance divine. C’est un enfant dans la bassesse du berceau, et c’est i'Eternel célébré au plus haut des cieux. Hérude ic cherche pour le mettre à mort; mais les mages viennent ü& ‘o:.d de l'Orient pour l'adurer. Il reçoit comme un pécheu l: l::. têrne de Jean et dans le même instant le Dieu trois fois saint ie déclare son Fils bien-aimé., Comme homme, il est tenté par Satan; comme Dieu, il est servi par les anges. Il est visiblement de l’homme d'éprouver la faim , la soif, la lassitude, le hesoin de vêtement et de sommeil ; mais il est inconstestablement d'un Dieu, de rassasier cinq mille personnes avec cinq pains, de douner le breuvage qui étanche à jamais la soif, de marcher sur les flots, et de commander aux tempêtes. Il n’est pas d'une même nature, de pleurer la mort d'un ani et de le ressusciter : d'expirer sur un gibet et de mettre toute la nature çn deuil, d'obs. ui,
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