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DE L'ÉGLISE, (AN 45e) 173 princesse ayant déjà cinquante-un ans, et Marcien étant également vertueux et avancé en âge. On raconte de lui, que se trouvant, dans sa jeunesse, à la malheureuse expédition d'Aspar contre les Vandales, il demeura prisonnier, comme la plupart des officiers distingués ; et que le roi Genséric , en les examinant, vit un aigle s arrêter au-dessus de la tête de ce jeune homme de bonne mine : augure méprisable dont vraisemblablement le roi fut beaucoup moins frappé, que de la physionomie avai de son captif. Quoi qu'il en soit, il crut voir en lui 10 hose d’extraordinaire, le init er: liberté , et enle « ii fit promettre de ne point faire la guerre aux Va arcien fut proclamé empereur le vingt-quatre d'août : a 450. Dès le commencement de son règne, il condamna aux peines ordonnées anciennement contre les hérétiques , les clercs et les moines attachés à l’hérésie d'Eutychès qu'il confondoit avec celle d’'Apollinaire. II se déclara de même contre l'idolâtrie, dont il défendit toutes les observances, sous peine du dernier supplice et de confiscation des biens. Aussitôt après son élection, il écrivit reli-
ieusement au souverain pontife, comme au vicaire de Jésus- Christ, et il entra dans ses vues concernant la nécessitg d’assembler un concile général.
Le pape Léon envoya, dans ces conjonctures, des légats à Constantinople pour traiter plus sûrement de l'affaire d'Anatolius , avec l'empereur Théodose, qu'il croyoit encore en vie; ils furent accueillis par Marcienet Pulchérie , comme on devoit l’attendre de leur religion. Anatolius fit en concile la profession de foi la plus précise, dit anathème à Eutychès comme à Nestorius, et souscrivit avec respect la lettre du pape au patriarche Flavien. L'empereur fit rapporter à Constantinople le corps de ce martyr, que l’on commençoit à révérer comme tel, et qu'on déposa honorablement dans la basilique des apôtres. On expédia au plutôt des ordres, afin de rappeler les autres prélats exilés pour la même cause que Flavien ; et Théodoret fut compris dans ce nombre. Le siége de Dorylée avoit déjà été rempli : l’évêque Eusèbe, à qui l'on avoit donné un successeur pour prix de son ardeur à défendre la foi, s’étoit réfugié à Rome, comme en son plus sûr asile ; il n'en sor-
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