‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 75 sur 146 · BIT É · texte numérisé non relu

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294 (An 504) HISTOIRE voir attesté-que ni eux, ni le roi Théodoric n'avoient trouvé aucune preuve des crimes dont le pape étoit accusé.

Avit, dans cette lettre, joint la qualité de sénateur romain à celle d'évèque, pour faire servir à la cause qu'il croyoit ne

pouvoir trop bien étayer, un éclat qu'il négligeoit partout :

ailleurs. Il étoit en effet de la première noblesse de Rome, petit-fils de l’empereur Avitus , et non moins distingué par ses qualités personnelles que par la grandeur de ses pères. Le roi Gondebsud, quoiqu'arien, avoit pour lui une affection particulière et une grande confiance. Il le consultoit souvent sur différents points de religion, comme nous le voyons dans les lettres du saint. C'est encore dans ses lettres que nous apprenons l'origine du mot de messe : il y marque qu'on usoit de cette formule, Jte missa est, pour congédier le peuple, nonseulement du lieu saint, mais du palais du prince et des tribunaux judiciaires , quand l'assemblée étoit finie. En reconnoissance de l'amitié dont son roi l’honoroit, il fit tous ses efforts pour le retirer de l’hérésie. Il proposa et obtint une conférence avec les évêques ariens, qui furent confondus et ne répondirent que par des injures aux plus solides raisons. Le roi connut si clairement la vérité, qu'il pria le saint évêque de le réconcilier à l'Eglise catholique, mais en secret, parce qu'il n'osoit se déclarer hautement au milieu d'un peuple fort attaché à l’arianisme:. Avit blâma, avec toute l'éloquence que lui inspira son zèle, cette réserve injuricuse à celui qui a menacé de rougir devant son père, de ceux qui auront rougi de lui devant les hommes ; mais il ne put jamais fuire surmonter au prince ces craintes humaines.

Le pape Symmaque, en plus grand crédit que jamais par l'humiliation de ses calomniateurs et par les témoignages de zèle et de l'attachement des plus illustres prélats à son égard, ne pensa qu'à faire des réglements utiles à l'Eglise, et surtout à prévenir efficacement tout ce qui pouvoit encore donner lieu aux scissions et aux schismes. Dans un concile tenu l'an 5042, il fut défendu à quiconque d'aliéner les terres de l'Eglise, et même de les donner à usufruit à d'autres personnes qu'aux

8 Greg, Tur. IL. Hist. ce, 34. — 2 Tom, 4, Conc. p. 1333,

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