SIT US ES RTS ET METRE FE
8 Vit. S. Sab, n, 56. Theoph, P: 134 en 2 Theoph, P:. 136,
Fu jèteet Ben He à de 2
Sn
é chassé
> Sévèére, l'Hénotiquiétude ôté, sans à Béryte, nonastère chez des ‘onstanties bonnes de plaire ‘utes. Eke l’un pareil t promis EY > Marcien, re? “!:
itres Pères nt trouver
irceur, lu
outenir de alcédoine d'un parti xime assez pn pouvoit stitués aux s les quaeau devcit ’étoit plus es, que la ersuader , excellents
. Un cour- Le pouvoir
vel évéque.
ommunion.
DE L'ÉGLISE. (An 515.) 333 de Sévère. Il s’assuroit tellement de réussir, qu'il secondamna, s’il échouoit, à une amende de 300 livres d’or. Il se transporte aussitôt à Jérusalem , avec la qualité de duc de Palestine dont on venoit de le décorer ; il surprend l'évêque Jean, et le met en prison. Le peuple applaudit, comme à la punition d’un usurpateur qui avoit supplanté le patriarche légitime. Cependant un d'entr'eux, mieux instruit que la multitude, trouva moyen de se couler secrètement dans la prison, et porta Jean à donner quelque espérance au duc Anastase. Jean suivit ce conseil , et répondit au duc, qu’il ne refusoit pas d'accomplir ses promesses ; mais de peur qu'on n'attribuât à la violence ce qu'il avoit dessein de faire, qu'il falloit commencer par le mettre en liberté , et que le dimanche suivant , quand le peuple seroit assemblé, il se déclareroit hautement. Le duc prenant ces paroles à double entente, dans le sens qui étoit conforme à ses désirs, fit aussitôt sortir l’évêque de prison.
On attendoit le dimanche avec impatience; mais le duc fut bien étonné, quand l'évêque étant monté sur l’ambon, les abbés Sabas et Théodose se tenant à ses côtés , et une troupe innombrable tant d’anachorètes que de cénobites les environnant, tous les assistants se mirent à crier avec un grand bruit : Anathématisez les hérétiques, confirmez le saint concile. Aussitôt Jean et les deux saints abbés dirent d’une voix : Anathème à Nestorius, anathème à Eutychès, à Sévère d’'Antioche, à quiconque ne reçoit pas le concile de Chalcédoine1. Le duc Anastase ne se possédoit pas de colère; mais il lui convint de dissimuler , à cause de la multitude, qu'il n'eût pas été sûr de contredire. Il jugea même à propos, pour la sûreté de sa personne , de se retirer à Césarée, d'où il instruisit l'empereur de la diligence et de l’inefficacité de ses tentatives.
Ce prince résolut d’exiler, outre l’évêque Jean, les deux abbés Théodose et Sabas ; et déjà il préparoït les moyens violents qu’il croyoit nécessaires pour l'exécution, quand les deux saints, protestant de leur innocence et de leur éloignement de tout esprit de rébellion, lui adressèrent une apologie touchante , au nom de tous les abbés et de tous les solitaires
: Vit, $. Sab. pag. 312 et seq.
En US RSS ps FR
334 (Av. 515.) HISTOIRE qui habitoient la ville sainte , les rives du Jourdain et les déserts d'aléntour. Mais quelque imposante qu’elle fût, tant par son style que par le nom vénérable de ses auteurs, il est à présumer qu'Anastase fut bien mieux contenu par la crainte de Vitalien, qui, indigné de tant de parjures, recommença la guerre. Ainsi l'évêque Jean ne fut pas chassé de Jérusalem, Péndant ce temps-là les évêques de Dardanie, d’Illyrie et de Thrace renoncoient au schisme et écrivoient des lettres de soumission au saint Siége. Ceux de l’ancienne Epire ayant élu un nouvéau métropolitain, s’adressèrentau pape pour le prier de le confirmer. Leur lettre estun monument quenous devons citer pour montrer quel étoit, malgré la persécution d’Anastase, le respect des évêques d'Orient pour les droits et les priviléges de l'Eglise romaine, « # notre Seigneur, en tout très-saint Père des pères, collègue et prince des évêques, Hormisdas, le concile de l'ancienne Épire. Nous étions, par la mort de notre père et archevêque Alyson, plongés dans Je deuil et dans les larmes pour savoir quel pasteur orthodoxe pourroit paître à sa piace les brebis de Jésus-Christ; lorsque ce Dieu de bonté qui console les humbles, nous a consolés dans cette tristesse par vos saintes oraisons, en signalant à cette métropole, Jean, très-saint en toute chose, qui, élevé dans cette église depuis son enfance, y a vécu non-seulement sans reproche, mais encore d’une manière si exemplaire que personne ne l'emporte sur lui ni pour la sainteté de la vie, ni pour le zèle de la foi orthodoxe,conformément à vos instructions apostoliques. Nous l'avons donc par la providence de Dieu ordonné évêque de la très-sainte église de Nicopolis, et nous vous prions de vouloir bien, suivant l’ancienne coutume, lui donner une place dans vos entrailles paternelles, et en même temps devenir vous-même pour nous, par vos avertissements et doctrines, comme un rempart inexpugnable. Daignez exaucer cette prière, et qu'en récompense le Seigneur vous accorde la consolation de réunir, par une prudence apostolique inspirée d’'en-haut, toutes les saintes églises dans la paix de Jésus-Christ, afin qu’elles deviennent pour vous une couronne d’immortalité. Nous vous supplions aussi de recevoir favorablement le vénérable diacre Rufin, que nous
les délant par t à préinte de ença la lem, ie et de tres de ant élu le prier devons d’Anas et les en tout véques , étions, és dans hodoxe lorsque onsolés alant à . élevé lement re que la vie, os indence polis, e cOUuelles, ar VOS able, gneur aence dans vous ss1 de
nous
DE L'ÉGLISE. çan 515) 335 vous envoyons pour cette affaire si nécessaire, et de nous la renvoyer au plus vite chargé de vos enseignements apostoliques. Priez pour nous , très-saint Père des pères. »
Ainsi se préparoit la réunion qui aura lieu plus tard pour le pape Hormisdas. D'un autre côté, le faux patriarche de Constantinople, l'audacieux Timothée mourut après six ans d'usurpation. Le patriarche légitime mourut ainsi, dans son exil de Ganges en odeur de sainteté, et on lui attribue des miracles. Pour remplir la place alors ‘véritablement vacante par Ja mort de Macédonius, on élut le prêtre Jean, Cappadocien de naissance et syncelle de Timothée. Vers le même temps, c'est-à-dire, dans le cours de cette année 517, Jean Nicaïote, patriarche hérétique d'Alexandrie , alla de son côté rendre compte au Juge suprême de dix «nées «2 scandale donné sur un siége si éminent.
Enfin l’empereur Anastase, âgé de quatre-vingt-huit ans, dont il avoit régné vingt-sept, mourt: lui-même l'arnée suivante, de la rianière que nous allon: dire. La nuit du 8 au 9 de juillet, un orage affreux parut se former et se fixer opiniâtrément sur le palais impérial, et par des cours de tonnerre sans exemple, sembla menacer personnellement le prince coupable. Il n’en falloit pas tant pour imprimer l'effroi à cette âme criminelle et foible. On le vit, dans une frénésie soudaine, fuir sans dessein de place en place, sans écouter personne, sans pouvoir se rassurer dans aucun réduit. Après l'orage,on le trouva mort dans une petite chambre, soit qu'il eût été frappé de la foudre, comme le bruit en vcourut, soit qu'il fût expiré d'effroi.
Cette mort fut révélée à Elie, patriarche de Jérusalem, dans son exil d'Aïla. Saint Sabas l'y étant allé visiter le 9 de juillet, et le dîner étant servi vers l'heure de none, le patriarche dit à ses hôtes : Mangez, mes pères : pour moi, je suis occupé d’une affaire de tout autre importance. L'abbé Sabas l'ayant voulu retenir, il lui dit en versant des larmes! : L'empereur Anastase vient de mourir, et je dois comparoître avec lui au jugement de Dieu ; je pars dans dix jours. 11 donna tous ses ordres
{ Vi, S. Sab, n. 6o.
mu me eg get ee nn 2 CONTOTERL CVS
DR
ER
Se Sr
genass
“se enr
Se me
Se
== 2 Dee — mme mme Ca œ =
A dE
ren
Il AR a:
Te Guise Less
336 (An 515.) HISTOIRE
pour le bien de l'Eglise, ne vécut pendant l'intervalle que de la sainte communion, et du vin où on la trempoit ; puis, atteint d’une maladie qui sembloit n’avoir rien de sérieux, il mourut le 20 juillet, immédiatement après la communion. 1l étoit âgé, comme Anastase, de quatre-vingt-huit ans. Saint Sabas eut confirmation de la mort de l'empereur, en revenant à Jérusalem, et admira l'accomplissement exact de la prédiction de saint Elie : car l'Eglise honore sa mémoire le 4 juillet, aussi-bien que celle de Flavien d'Antioche, banni pour la même cause, et mort dans le même temps.
Le jour même que mourut Anastase, c'est-à-dire, le 9 juillet 518, Justin fut élevé sur le trône. Il étoit des confins de l'Illyrie st de la Thrace, et de très-basse naissance. D'abord simple soldat, il passa, par tous les grades inférieurs, à la charge de capitaine des gardes du palais, et il n'avoit que ce rang à la mort de l'empereur. L'eunuque Amance, qui avoit eu tout pouvoir sous le dernier règne, crut encore avoir celui de donner un maître à l'empire : et pour faire reconnoître son ami Théocrite en cette qualité , il chargea Justin de distribuer à sa troupe de grandes sommes d'argent qu'il remit entre ses mains. Rien n’est plus séduisant que l'éclat du diadème. Justin, tout ignorant qu'il étoit, parvenu à l’âge de soixante ans sans savoir lire, connut la vertu des moyens dont on le faisoit dépositaire, les employa pour lui-même, et réussit à se faire couronner !, Il étoit bon croyant, ne s'étant jamais avisé de raffiner en matière de religion, ni en aucune autre. Son attachement à l'ancienne lui gagna celui du peuple de Constantinople, fortement attaché à la foi catholique, et plus excédé encore de l’im-, piété tyrannique d'Anastase.
Dès le dimanche qui suivit l'élection, le patriarche étant entré dans l'église à l'ordinaire, avec son clergé, le peuple s’écria tout à coup2 : Longues années à l'empereur et à l'impératrice ! longues années au patriarche ! Pourquoi depuis long-temps ne communiquons-nous pas avec le centre de l'unité ? Pourquoi demeurons-nous encore excommuniés ? Il n'y a plus de péril à professer la vraie foi sous notre religieux em
: Evagr, iv, c. a. — 2 Tom, v Conc. p. 178 et seq.