PET ET
PPDDah dès. Ti
que le patriarche lui-même donnât la bénédietion au vaisseau que montoit le général, et il y fit monter, par le même esprit de religion , un soldat qui venoit d'être baptisé. L'armée débarqua sans résistance et arriva près de Carthage le 13 septembre, veille de la fête de saint Cyprien , extraordinairement révéré dans cette capitale qu'il avoit gouvernée si saintement: circonstance qui fut prise pour un heureux pronostic des plus grands succès. Tout réussit en effet, et même au delà des espérances qu'on avoit conçues. Un esprit de vertige s'empara de Gélimer, qui scmbloit avoir perdu la faculté de penser ou le pouvoir d'agir. Il ne prit d'autre mesure pour sa sûreté que de faire mourir, par un crime nouveau, le malheureux Hildéric dans la prison où il l’avoit tenu jusqu’à ce jour. Un combat livré par une partie de l’armée romaine contre le frère du tyran qui y fut tué, décida de tout. Le reste des Vandales prit la fuite. Gélimer lui-même, qui pouvait tirer avantage du désordre de ceux qui poursuivoient, fut frappé d'une terreur panique à la nouvelle de Ja mort de son frère, s'éloigna précipitamment de Carthage, et laissa ainsi les habitants en liberté d'ouvrir leurs portes, ce qu'ils ne manquèrent pas de faire, Pour donner plus de facilité aux assaillants, ils allumèrent des feux, et placèrent des lunières par toute la ville, pendant la nuit qui suivit la victoire. Les Vandales qui étoient restés dans l'enceinte des murs, loin de faire résistance, cherchèrent uu asile dans les églises.
La prise de Carthage entraîna la conquête de toute l'Afrique, qui n'avoit point d'autre ville fortifiée, depuis queles Barbares, au commencement de leur invasion, avoient abattu les reruparts de toutes les places, craignant beaucoup moins les attaques du dehors, que le soulèvement des citoyens. Cependant Gélimer sembla reprendre courage, et revint attaquer les Romains, Mais ils avoient tout le pays pour eux, et il essuya la déroute la plus complète; ea sorte qu'il fut contraint de se réfugier chez les Maures, Bufiu, il se retrancha sur une montagne, où il se vit bientôt bloqué , saus espérance d'échapper, et sans vouloir eutcudre à wuuttre bas les urines, C'étuit le
Piccop. 4 Vand €. 2,
| vaisseau me esprit rmée dée 13 sepnairement intement :
c des plus là des es-
s'empara penser ou üreté que reux Hiljour. Un re le frère Vandales antage du ne terreur igna préen liberté
de faire, nérent des bendant la estés dans hèrent uu
Afrique, eles Barabattu les moins Îles . CGepen- La quer les Lil essuya aint de se ine mon - ‘chapper,
C'étuit le
DE L'ÉGLISE. (AN 534.) ao!
propre de ceprince de prendre toujours le plus mauvais parti. Après avoir enduré, pendant trois mois de la plus rigoureuse saison , toutes les incommodités imaginables et toutes les horrours de la faim, il se soumit à un joug, qui, sans être plus déshonorant quelques mois plutôt, lui eût épargné ces extrémilés affreuses.
Bélisaire ayant pourvu à la sureté de sa conquête, reparti aussitôt pour Constantinople avec le roi son prisonnier, qui fit Je plus bel ornement de son triomphe ; car l'empereur Justinien, qui savoit récompenser ses grands capitaines d'une manière propre à les multiplier, décerna à celui-ciles honneurs des triomphes antiques, d'une manière si pompeuse, que tout le monde témoigna, avec les plus vives acclamations, que depuis que Rome obéissoit aux empereurs, l'on n'avoit vu aucun particulier triompher avec tant d'éclat. On peut se former une idée de cette magnificence, en se rappelant tout ce que les Vandales avoient emporté de Rome, après qu'ils l'eurent pillée sous la conduite de leur roi Genséric. Rien n'attira plus l'attention que les vases enlevés anciennement du temple de Jérusalem par l'empereur Tite, et que Genséric enleva de Rome à son tour. Un juif qui les vit, dit d'un ton de prophète , qu'il falloit bien se donner de garde de les laisser à Ja nouvelle Rome ; que ce dépôt fatal , la vraie cause des malheurs de l'ancienne , ruinée par Genséric, venoit encore de causer la ruine des Vandales par l'armée des Romains; et qu'ils seroient partout suivis des mêmes fléaux, sinon dans les lieux sacrés de leur divine destination. Ces paroles firent plus d'impression sur Justinien, qu'on ne devoit le présumer de cel csprit supéricur, Il renvoya sur-le-champ ces monuments incstimables en Palestine, et les fit distribuer aux églises de Jérusalem.
Pendant le triomphe, Justinien étalant tout le faste de l'empire, étoit élevé sur un trône dans la place de l'Hippodrome, entouré du peuple immense de la capitale et des provinces, qu'avoit rassemblé la grandeur du spectacle. On lui présenta au milieu de tous ces spectateurs le malheureux Géliner qui, après avoir porté ses yeux de tous côtés, s'écria par une réflexion bien tardive : Vanité des vanités, ct tout n'est
Ld
que vanité. On le traita néanmoins fort humainement , et l'on révéra la royauté jusque dans un tyran qui s’étoit rendu coupable dela mort du roi Hildéric, issu du sang impérial de Valentinien. Si Justinien, dansles transports quelquefois mal réglés de sa passion pour lesconversions, crut opérer celledeGélimer, ily futtrompé. Ou letitre de patrice parut peu de chose au prince arien , après celui de roi quil avoit porté, ou la gloire de le sacrifier à sa religion lui parut préférable. Il ne montra qu'un attachement opiniâtre à l’arianisme, dans les terres qui furent assignées en Galatie pour laretraite et la subsistance de ce prince. L'empereur rétablit le gouvernement romain dans l'Afrique, et la divisa en sept provinces, chacune avec son président, qui tous relevoient du préfet du prétoire, résidant à Carthage. On s’occupa sérieusement à y faire refleurir la religion catholique, et à réparer les dommages causés par plus de cent ans d'une domination hérétique et barbare. On étendit même les anciennes limites de la foi, qu'on fit connoître à plusieurs peuples maures, surtout de ceux qu'on nommoit pacifiques, à cause de leur fidélité à ae les traités avec les Romains, Boniface, évêque de Carthage, étant mort, son syccesseur Réparat convoqua un concile général de toute l'Afrique : ce qui ne s'étoit pas vu depuis le commencement des persécutions. Il s’y trouva deux cent dix-sept évêques, qui versoient des larmes de joie en se voyant si tranquilles et en si grand nombre après tout ce qu'ils avoient souffert. Les évêque ariens aussitôt après que la secte eut perdu l'avantage d'être la religion de la cour, vinrent abjurer en si grand nombre, qu’on douta s'il étoit prudent de leur conserver leur rang et leur état. On consulta le souverain pontife. Jean Mercure, ou Jean IT, venoit de mourir, après un pontificat d'environ trois ans ct demi. Agapit, archidiacre de l'Eglise romaine , qui lui avait succédé deux mois et demi après, c’est-à-dire, le 22 janvier 533, reçut la lettre des évêques africains. Son avis fut qu'il falloit se conformer exactement aux canons qui défendent , de promouvoir aux saints ordres et d'y conserver les hérétiques séconciliés, 1] ordonna néanmoins de pourvoir à leur subsistance honnête. Tout ce qu'ils peuvent demander au delà,
,etl'on oupable Valenti- 1] réglés rélimer, u prince re de le a qu'un i furent prince.
frique, fsident, rthage.
cathoent ans ême les lusienrs fiques, mains, cesseur ue : ce ersécursojent grand ariens ligion douta r étal.
u Jean sans et avoil anvier t qu'il dent, iques ibsis-
delà,
DE L'ÉCLISE. (AN 548.) 393 ajouta-t-il, n’est qu'un reste d'ambition qui doit faire craindre que leur conversion ne soit pas solide. D'un autre côté, l'empereur à qui le concile de Carthage écrivit encore, éloit d'avis qu'on leur conservât leur rang, et il le manda au pape, mais avec la déférence convenable. 11 lui fit, dans la même lettre sa profession de foi, voulant, en fils docile de l'Eglise, avoir des marques de communion de la part de son nouveau chef, dès son entrée au ponlificat. Agapit approuva cette confession de foi parce qu'il la trouva conforme aux règles des Pères, ainsi qu'il s'en exprime; el non pas, ajoute-il formellement, que nous attribuions quelque autorité à un laïque, en ce qui touche la doctrine avis excellent pour ce prince, dont lesage : pontife sembloit prévoir les écarts futurs, et craindre la dérangeaison naturelle à s'ingérer dans les choses de la religion.
A l’occasion du monastère de Ruspe, fondé par saint Fulgence, le concile d'Afrique, consulté par Félicien, successeur du saint évêque, répondit qu'il ne falloit rien changer à ce qui avoit été ordonné par l'archevêque Boniface, et que tous les monastères en général devoient jouir d'une pleine liberté , aux conditions prescrites par les conciles ; savoir, que les moines s’adresseroient à l'évêque diocésain, pour l’ordination des clercs et la consécration des oratoires ; que du resteils seroient sous la conduite de leurs abbés, ct que l'abbé étant mort, ils en éliroient un autre, sans que l'évêque s’en attribuât le choix. Ce même concile demanda à l'empereur la restitution des biens et des droits des églises d'Afrique , usurpés par les Vandales : ce qui fut accordé, à condition que les terres restituées paieroient les tributs. Ainsi chaque événement fournissoit à l’Afrique un nouveau sujet de s'applaudir d'avoir changé de muaîlre,
Justinien n'étoit pas moins satisfait de l'attachement des Africains, et cette heureuse conquête le fit penser à une autre encore beaucoup plus importante. 1] étoit en forces, pourvu de troupes et de navires, et ce qui est au-dessus de tout cela, d'un général victorieux, aussi cher à son armée que formidable aux ennemis. 1 ne manquoit qu'une raison d'attaquer les Guths, pour rentrer dans les droits des anciens empereurs
394 (an 536.) HISTOIRE
sur la capitale et l'apanage le plus naturel del’empire. Ta guerre est bientôt résolue, quandles choses en sont à ce terme. Le jeune roi Athalaric étant mort dans ces conjonctures , et Théodat lui ayant succédé dans son royaume d'Italie, la princesse Amalassonte dont il était cousin et qui lui avoit donné le trône, prétendit le gouverner comme elle avoit gouverné son fils. Mais Théodat, oubliant ce qu'il devoit à cette grande reine, l'envoya en exil et l'y fit étrangler dans un bain. L'empereur se porta pour vengeur d'Amalassonte, et ne manqua point de charger le vaillant Bélisaire de l’exécution de ses vengeances. Bientôt la Sicile marqua son ardeur à rentrer sous la domination impériale ; les mêmes dispositions se communiquèrent de proche en proche : la fermentation de toute l'Italie annonca une révolution générale.
Théodat, pour conjurer l'orage, obligea le pape Agapit d'aller à Constantinople, le chargea de conclure la paix à toutc condition, et menaça , si l'on n'arrêtoit l'impétuosité de l'enipereur , de faire mourir tous les sénateurs, avec leurs femmes ct leurs enfants. Il fallut partir précipitamment, quoique cc charitable pontife, épuisé par l'abondance de ses aumônes,
n’eût d’autres ressources pour les frais du voyage, que d’en-
gager les vases sacrés de l'église de Saint-Pierre. Il emmena cependant avec lui, comme un cortége indispensable pour sa dignité, cinq évêques revêtus du titre de légats, et plusieurs autres ecclésiastiques. Quoique Justinien fût bien déterminé à rejeter les propositions de Théodat, dant les troupes venoient d'exercer des hostilités dans la Dalmatie, il ne laissa pas de faive au papela réception la plus honorable, et d'envoyer audevant de lui des personnes de la première distinction. Agapit leur donna de grands témoignages de sa reconnoissance ; mais il ne voulut pas voir le patriarche. C'étoit Antsime de Trébizonde, très-suspect en matière de foi, et qui, par la protection de l'impératrice T'héodore, infectée elle-même de l'eutychianisme, avoit remplacé depuis peu Épiphane dans la chaire de Constantinople. Le souverain pontife sentit bientôt l'impossibilité de rien obtenir de l'empereur pour le roi T'héodat. 31 laissa ces affaires d'état, et s'efforça de rendre sun voyage utile à la religion.
= MBeiiaune une
La guerre Le jeune 1éodat lui se ÂAmale trône, son fils.
le reine, pereur se point de igeances.
a domiiquèrent annon(s
e Agapit ix à toulc de l'enifemmes oïque ce umôûnes, ue d’enemmena > pour sa plusieurs erminé à venoient a pas de byer au- . Agapit Ce ; mais > T'rébiprotccde l'eula chaire tot l'im- 'héodat.
ve yape
DE L'ÉGLISE. (An 536.) 39°
L'impératrice et l'empereur par les insinuations de cette adroite princesse, avaient fort à cœur de faire recevoir Anthime à la communion pontificale :, L'impératrice offrit en secret de grands présents au pontife, ct lui fit ensuite des menaces. Justinien vint à l'appui, et dans la chaleur de l’explication , il s’échappa jusqu'à dire au vicaire de Jésus-Christ : Ou rendez-vous à nos désirs, ou je vous fais transporter en exil. Agapit répondit d'un air de sérénité et de gaité même : Me suis-je trompé, seigneur P el croyant voir dans Justinien le plus chrétien des empereurs , me trouverois-je devant un Dioclétien? Mais tont méprisable que je suis moi-même , sachez que je méprise tous les périls, Cependant, pour vous convaincre que votre patriarche mérite l'affront qu'il essuie, ajouta le prudent pontife, proposez-lui de reconnoître deux natures en Jésus-Christ. On fit venir Anthime, qui ne voulut jamais confesser les deux natures, Justinien fit réparation au souverain pontife, et tournant toute son indignation contre le fourbe patriarche, dont il reconnoissoit si clairement l’hérésie, il craignit de prendre la moindre part à sa communion, voulut qu'il fût déposé et traité suivant toute la rigueur des canons. À la place d'Anthime, on élut Mennas, natif d'Alexandrie, supérieur du grand hôpital de Saint-Samson de Constantinople, et non moins recommandable par ses lumières et l'intégrité de ses mœurs , que par la pureté de sa foi. Il reçut la consécration de la main d'Agapit, au grand contentement de peuple et de tout le clergé , qui voyoient pour la première fois un évêque d'Orient sacré par un pape,
Agapit reçut après cela une requête, présentée par Marien prètre et exarque des monastères de Constantinople, au nom de tous les moines de l’église orientale 2. On demandoit au pape, qu'il fût procédé ultérieurement , tant contre Anthime, encore évêque de T'rébizonde , que contre les anciens évêques d'Antioche et d'Apamée, Sévère et Picrre; non qu'ils ne soientcondamnés suffisamment l'un et l'autre, portela requête, ais afin de les chasser de Constantinople , ainsi que plusieurs autres hérétiques, qui s'insinuent dans les maisons particu -
8 Librat, Bievie, e. 22, Laihell. t, v Conc. RU
2 Tom. v Conc. p. 21.
liéresde la ville et des faubourgs, y élévent des autels , y forment des oratoires, surprennent la confiance des personnes constituées en charge, et séduisent principalement les femmes par leurs nouveautés.
Agapit envoya cette requête à Justinien. Mais avant que l'affaire se terminôt, le pape tomba dans une maladie dont il mourut le 22 avril 536, après dix mois de pontificat, Il sc disposoit à repartir pour l'Italie, et déjà il avoit déclaré le diacre Pélage qu'il avoit à sa suite, son apocrisiaire ou légat auprès de l’empereur.
Pour achever ce que le pape avoit commencé, on assembla un concilet, où avec cinquante-deux évêques , se trouvèrent cinquante-quatre abbés de Constantinople ou des environs ; tant la vie solitaire étoit encore en recommandation dans l’empire. La première session se tint le 2 mai; la cinquième et dernière le 4 seulement , les Pères ayant soin, nonobstant la clarté dela cause, d'observer les délais des citations et toutes les formes ordinaires du droit. Ce fut le patriarche Mennas qui recueillit les avis, etles Romains les premiers dirent le leur en ces termes : Le pape Hormisdas ayant condamné depuis | long-temps Sévère, Pierre et leurs complices, nous les tenons pour bien et dûment condamnés , avec les écrits impies de Sévère , soit contre les décrets du concile de Chalcédoine , soit contre les lettres de saint Léon. Nous comprenons Zoara dans le même anathême , et tous ceux qui participent à leur communion. Ce Zoara étoit un maine eutychien fort dangereux par sesintrigues. Chaque Père dit ensuite anathèmeà Sévère età Pierre, comme déjà condamnés, à Zoara , aux écrits de Sévère, etle patriarche Mennas pronontale jugement: l'exécution en fut laissée à l'empereur, qui poussa le zèle jusqu'à défendre de transcrire les écrits de Sévère , sous peine d'avoirle poing coupé.
11 publia vers le même temps plusieurs autres lois pour la police extérieure de l'Eglise. Telle est celle qui pourvoit aux frais des funérailles. Il y avoit à Constantinople onze cents boutiques chargées d'y subvenir. Huit cents fournissoient les
1 laibell. t. V, Conc. init,
rment Conses pa?
t que ont il . Isc diacre Luprès
embla vèérent rons ; l'emme et ant la toutes [ennas rent le
lepuis
enons ies de k, soit à dans conmereux reelà vère , n fut e de upé.
ur la taux cents at les
DE L'ÉGLISE, (AN 536.) 397 fossoyeurs qu'on tiroit de t-"s les corps de métier, et les trois cents autres contribuoient e. .rgent. Ainsi tous les enterrements se faisoient d'une manière gratuite, à moins que quelqu'un n’y voulût un appareil extraodinaire. Chaque corps étoit accompagné de huit religieuses chargées de chanter, et de trois acolytes.
En statuant sur les droits de fondation , on arrêta que les fondateurs des églises n’en pourroient pas instituer les clercs de leur propre autorité, mais qu'ils les présenteroient pour cet effet à l'évêque : ce qui marque l'origine du droit de patronage dans l’église d'Orient , comme nous l'avons marqué au premier concile d'Orange, pour les églises d'Occident. Il est dit que celui qui rétablira une église ruinée, passera pour fondateur ; mais dans tousles cas , il faut que le fondateur agisse de concert avec l'évêque du lieu.
En réformant les contributions simoniaques, Justinien dit qu'on pourra continuer de donner pour l'intronisation des prélats, ce que permettent les anciennes coutumes, c’est-àdire, vingt livres d'or au plus pour la consécration du pape ou de l'un des quatre patriarches ; quatre cents sous d'or, pour celle des autres évêques, y compris les frais des notaires ou autres officiers, et toujours en proportion du revenu des églises. Îl est aussi permis àun clerc de faire les libéralités autorisiée par la coutume, envers les ministres de l'évêque qui l'ordonne , pourvu que ce présent n'excède pas une année du revenu. On voit ici l'ancienneté des annates, ou d’une contribution toute semblable à ce que nous nommons ainsi.
Il est encore statué, que ni les évêques, ni les moines ne sauroient étre tuteurs. Les prêtres et les autres clercs le peuvent être, s'ils y consentent; mais on ne sauroit les y forcer. Il est défendu généralement aux ecclésiastiques de prendre des fermes ou des commissions, et de se charger d'aucune affaire temporelle, si ce n’est pourles églises. Ils ne peuvent sortir de leur diocèse qu'avec la permission par écrit du métropolitain, qu'avec celle du patriarche même ou del’empereur s’il est question d'aller à la capitale , ni s'absenter plus d’un an, à peine de privation de leurs revenus, ou de déposition, selon les cireonslances. Les évêques ne peuvent être traduits malgré eux
" = PORASTT TRES FT. rer
nn Oigne EE AE de pg mir {aigue dim e-isé «à 2