‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 99 sur 146 · PRET PRIS EUR TA ZT · texte numérisé non relu

PRET PRIS EUR TA ZT

Etes Boñals © à his

a Lee a

sm.

Sue

nee rener a 5e Lu té Rem 20

mn - a RE

De Re ge art dr 50 ©

428 (An 554.) HISTÔIRE

reconnoissoit '. Il exposales principales erreurs des auteurs des trois chapitres, puisilajouta : Nous faisonssavoir à toute l'Eglise catholique, que nous mettons au rang des autres hérétiques, et anathématisons Théodore de Mopsueste, et ses écrits impies ; les écrits de Théadoret, tant contre saint Cyrille et le concile d'Ephèse, qu’en faveur de Théodore et de Nestorius ; la lettre écrite au persan Maris, et qu'on dit être d'Ibas. Nous soumettons au mÊme anathème quiconque défendra ou prétendra que l’on doit défendre ces trois chapitres. Nous reconnoissons pour nos frères et nos collègues tous ceux qui les ont condamnés, et nous annulons tout ce qui a été fait par nous au par d'antres, pour la défense de cette cause.

Trois mois après cette lettre de Vigile, il donna une constitu- {ion en meilleure forme et beaucoup plus ample, où il marqua plus distinctement la différence convenable entre Théodore de Mopsueste dont il anathématise formellement la personne avec les écrits, et les deux autres auteurs des chapitres, ou plutôt les deux autres chapitres dans le sens de lenrs aiteurs Théodorctet Ibas. Il condamne aussi ce que T'héodoret a écrit contre saint Cyrille et contre le concile d'Ephèse; mais il ajoute que cela a été condamné par T héodoret lui-même, quiavoit repris debons sentiments. Quant à l'affaire d'Tbas, il nous apprend qu'il fut question , au concile de Chalcédoine , de deux lettres de cet évêque ; la première, fabriquée calomnieusement par les nestoriens, et adressée , sous le nom d'Ibas, au persan Maris ; et cette lettre, ajoute Vigile, a été condamnée justement par le concile, comme impie et vraiment hérétique. La seconde lettre avoit été écrite par le clergé d'Edesse , en faveur de son évêque, et fut déclarée catholique par le même concile2. Saint Grégoire le Grand, confirmant ce que dit ici le pape Vigile, atteste qu'en effet l'évêque Tbas avoit constamment refusé de reconnoître ha lettre scandaleuse qui couroit sous son nom.

Justinien s’étoit persuadé que les décrets du cinquième concile éteindroient les divisions ; mais les décisions se multiplièrent, et l'on vit naître un schisme , que cent ans de zèle et de ménagement purent à peine éteindre. En Occident

2 Tom. y, Conc. pag. 595. — 2 V. Conc. nov. Collect. Baluz. p. 1551,

DE L'EGLISE. (An 554.) 429 plusieurs églises rejetèrent ce concile, qu'elles imaginèrent avoir donné atteinte à celui de Chalcédoine. La singularité des circonstances, les variations du pape Vigile, les violences exercées par l'empereur, jointes à la différence des langues et à la distance des lieux, qui grossissoient énormément ce qui avoit tant soit peu de réalité, c'étoient là autant d'obstacles qui exercérent d'abord Vigile lui-même, et beaucoup plus ensuite la longanimité et toute la prudence de plusieurs de ses successeurs. Il faut toutefois mettre une distinction essentielle entre ces Occideritaux de bonne foi , et les hérétiques orientaux qui feignoient d'ignotér les faits;et qui continuèrent à défendre comme orthodoxes, des écrits que l'Eglise sous leurs yeux venoit d'anathématiser, comme infectés de nestorianisme. Quand la vérité fut suffisamment notifiée aux Occidentaux même , et après que les préjugés u grand nombre des églises furent levés, ceux qui ne se sour:irent point de cœur et d'esprit, quoiqu'un respect mal entendu parût seul les guider, se rendirent vraiment co::71bles et dignes d'anathème. Si les souverains pontifes ne \ugèrent pas encore à propos de les en frapper , c’est que leur sagesse paternelle crut que l’indulgence produiroit un meilleur effet que la rigueur.

Laraison que différents écrivains donnent de cette conduite, en disant vaguement qu'il ne s'étoit agi que de faits dans le cinquième concile, sans ajouter qu'il s'y agissoit des personnes à raison de leurs écrits, présente une ambiguité qui n'est bonne qu'à confondre tous les principes.

En quel sens peut-on dire qu’il nes’agissoit point de dogme ou d'objets dogmatiques dans le cinquième concile? N'a-t-il

as condamné l'origénisme, et confirmé la condamnation de l'hérésie de Nestorius et de celle d'Entychès ? N’a-t-il pas déelaré sommairement toute la doctrine de l’Incarnation , par quatorze anathèmes contre les erreurs opposées? Sion lit dans quelques anciens qu’il n'étoit pas question de la foi dans le concile des cent soixante Pères, cela signifie uniquement,

u'on n'y examina point de questions nouvelles et qui n'eussent déjà été décidées dans les conciles précédents; que l’objet propre et spécial de celui-ci étoit de prononcer si les écrits de certains prélats, morts dans la communion de l'Eglise, con-

= de du 2 ms:

Ps Le An 7 ft Las re

LT EE ue re

ah TP TR PR RP de, Pr RO EE RO LE tr ES de 2 Se

430 (An 554.) HISTOIRE

di: tenoient une doctrine hérétique, et si l'on devoit condamner b LA ces évêques après leur trépas. Voilà pourquoi ces docteurs de o! Ë première antiquité ont dit simplement qu'il ne s'agissoit que la il de personnes dans le cinquième concile. D'autres auteurs tu Lil moins anciens , mais antérieurs ét fort opposés à l'esprit de la ce M: subtilité moderne, ont usé du mot de faits, au lieu de celui de n Hi personnes, en faisant surtout attention au nœud de la diffi- el hu culté qui fut quelque temps entre Vigile et les Orientaux, td f savoir, si depuis le concile de Chalcédoine , les circonstances Il me avoient tellement changé en Orient, qu'on y dût flétrir après c (à leur mort la mémoire des trois évêques que ce concile avoit jugé El: à propos de ménager. C'est là ce que ces écrivains et tous les s 1 docteurs orthodoxes entendent après eux , quand ils disent, s LÉ ou qu'il ne s’agissoit que de faits, ou qu'il s'agissoit princi- D LÀ palement de faits dans le cinquième concile, et plus encore s À à quand ils ajoutent que l'infaillibilité de l'Eglise , même assem- c + blée en concile, ne put s'étendre sur les faits : dernière pro- c de position qui détermine le vrai sens de celles qui précédent. c ‘ Ces docteurs ne parlent que des faits purs et proprement dits, d fil de ce que les hommes entendent communément par le nom " | il de faits. Ils ont cru fermement avec les orthodoxes de tous les € - états et detous les temps, que l'Eglise a toutesles connoïssances s s ji infaillibles qui sont nécessaires pour la sûreté du dogme, mais d « | f ils ne lui ont point attribué, comme nous ne lui attribuons pas d “rit. fl k encore aujourd'hui, une prétention tyrannique à l'infaillibilité, f HN touchant les faits historiques qui n'importent point à l'intégrité s ne Hi du sacré dépôt. l

Pour nous borner aux faits personnels, sur quoi l'esprit de | ecission accuse principalement les docteurs modernes d’exa- I gérer les droits de l'Eglise, ces modernes, ainsi que les anciens, l ne la croient nullement infaillible sur cct objet, parce que cette t infaillibilité ne lui est nullement nécessaire pour la conservation r dela foi, pour l'instruction et l'édification des fidèles, pour faire r paître en sûreté le troupeau de Jésus-Christ. 11 est fort indif- c férent qu'on sache ou qu'on ne sache pas la manière personnelle 1 de penser d'un auteur ou d'un prédicateur, ce qu'il avoit dans ‘ l'esprit en proférant ou en écrivant tel et tel point de doctrine. | Mais il est d'une nécessité absolue que l'Eglise pénètre infulli- !

DE L'ÉGLISE, (As 554.) 431 amner blement, tant le sens naturel d’une proposition que celui d'un urs de oùvrage, le sens qui résulte de l’arrangement des idées et d it que la signification des termes, en un mot, le sens qui dans la lecuteurs ture se présente naturellement à l'esprit, et qu'on appelle en t de la conséquence le sens de l'auteur, en présumant raisonnablelui de ment, sans juger décisivement, que telle étoit en effet sa penste diffi- en écrivant. C'est ici un fait très-improprement dit, et dont 1 taux, connoissancee est tellement liée avec le droit de prononcer sur lances le dogme, que l'Eglise a témoigné constamment qu'elle l'en après croyoit inséparable.

it jugé Dans tous les âges elle a condamné les écrits hérétiques, us les soumis à l'anathème, traité en païens et en publicains, nonisent , seulement les audacieux qui enfreignoient le silence et le res: rinci- pect dus à ses décisions, mais quiconque n'y souscrivoit pas ncore sincèrement et sans aucune restriction. Ce que le cinquième Sem concile fit contre les trois chapitres, on l'avoit fait à Nicte e pro= contre les écrits d'Arius, à Ephèse et à Chalcédoine contre édent. ceux de Nestorius et d'Eutychès. Loin de changer par le laps , dits, des temps, cette sévérité se retrouvera , dans un degré pour le > nom moins égal, au concile de Constance, où nous verrons conus les damner Viclef, et obliger de croire que les articles censurés ances sont dans le sens de cet auteur, c'est-à-dire, comme on vient ,) Mais de l'expliquer, dans leur sens naturel, tels qu'ils sont conns pas damnés. Ce n’est donc pas une prétention nouvelle que l'inbilité, faillibilité de l'Eglise par rapport à la qualification des écrits égrité suspects, soit que ces écrits soieni courts, soit qu'ils soient

longs ; car il ne peut y avoir que de la bizarrerie à lui accorder rit de l'un plutôt que l'autre. Il faut que son enseignement soit sûr l'exa- pour l'un et l’autre cas; que le dépôt de la foi, dans toutes ciens, les rencontres, se trouve à couvert sous le sceau de son au- : cette torité. Mais comment pourra-t-elle enseigner sans péril d'eration reur, comment le dogme sera-t-il en sûreté chez elle, si elle r faire ne connoît pas infailliblement le sens naturel des ouvrages qui indif- | demandent son examen ? Si elle est dépourvue de ce discerneinelle ment, elle pourra qualifier d'hérétique un écrit très-ortho- | dans doxe; et cette méprise facile venant à se commettre, le fidèle, trine. en obéissant à l'Eglise, tombera dans l'erreur ; sa docilité falli- même précipitera sa chute. Ainsi la vraie foi scroit-elle le par-

PT

ne Ge 00 QU R mne ne oe Dne 00 en Ne due ee immense | oeee vne 0

sde see + sms ae æ … ee æ Es - = ee"

rss Mist

Page 1