‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 3)Chapitre 105 sur 178 · IS IL US · texte numérisé non relu

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270 (As 1700.) HISTOIRE l'Amérique septentrionale. Des grandes rivières qui l'arrosent d'un bout à l'autre, des prairies plus fécondes que celles qui sont le mieux soignées en Europe, de vastes et majestueuses forêts, sans compter les bocages qui d'espace en espace couronnent les collines, et promènent agréablement la vue, tout cela fait un tableau si richement varié, qu'on le contemple toujours avec un nouveau plaisir. Quoique cette contrée soit plus méridionale que la Provence, la chaleur y est beaucoup moins grande, l'air y étant rafraîchi par les forêts, ainsi que par la quantité de rivières et de ruisseaux, de lacs et d'étangs, dont elle est coupée. Le froid, à la vérité, y est plus grand; mais assez modéré néanmoins, pour que les hommes y aillent nus, à la réserve d'une espèce d'écharpe qui leur couvre la ceinture. Les campagnes ÿ sont toutes couvertes de bœufs sauvages, de cerfs, de chevreuils, et d’autres bêtes fauves. On voit souvent dans des prairies à perte de vue, quatre à cinq mille bœufs à la fois. Outre leur chair qui est extrêmement saine, ils fournissent un poil doux et frisé, aussi propre que la laine à faire des étoffes de toute espèce. Les cygnes, les outardes, les canards, les sarcelles, et mille autres oiseaux aquatiques couvrent tant les eaux que les rivages ; et à peine fait-on une lieue dans les terres , qu'on trouve des troupes de deux à trois cents poules et coqs d'Inde aussi bon et plus gras que ceux qu'on élève en France. Ils sont communément du poids de trente à trente-six livres. On y trouve aussi de bons fruits en abondance; et les marais sont remplis de racines, dont quelques-unes sont délicieuses. En un mot, de toutes les contrées qui sont comprises sous le nom de Canada, il n'en est point où règne une si grande abondance.

Mais que peut faire à la douceur de la vie, la profusion des biens de la nature dans une terre sans lois, sans mœurs, et presque sans habitants? Dans le beau pays des Illinois, qni s'étend, du nord au midi, aussi loin que la rivière qui porte leur nom, et plus bas encore sur les deux rives du Mississipi où elle a son embouchure, c'est-à-dire, sur une longueur d'environ deux cents lieues, et sur plus de cent en largeur, il n'y a que onze villages en tout, et trois seulement assez considérables pour mériter le nom de bourgades. Le plus avancé

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DE L'ÉGLISE. (AN 1700.) 271 des trois vers le sud, sur les bords du Mississipi, est à vingtcinq lieues de celui du centre, et celui-ci à plus de cent lieues du troisième, qui est encore à huit cents lieues de Quebec, On est toutefois obligé d'aller sans cesse de l’une de ces bour-

ades à l’autre, et d'avoir des rapports de première nécessité avec la ville de Quebec, à travers ces espaces immenses où il n’est ni hospice, ni route, el qui sont perpétuellement infestés par des partis de sauvages et d'anthropophages. Souvent un missionnaire est réduit à voyager avec trois ou quatre néophytes, sans autre fonds pour leur subsistance que la chasse : si le gibier manque, il faut mourir de faim. Pour éviter ces inconvénients, on voyage, aulant qu'il est possible, sur les rivières, avec des canots d'écorce qu'on transporte d'une rivière à l'autre : mais ces frêles esquifs, dans les contrées septentrionales, sont souvent brisés par les glaces que charient les eaux. L'unique ressource alors, c'est de sauter de glaçons en glaçons, pour gagner, si l'on peut, le rivage.

C'est à ce prix qu'on procura Ja grâce du salut, tant aux Illinois qu'aux Akensas leurs voisins; mais elle fut si fructueuse, qu’on la regarda comme ayant peu coûté. Ces bons sauvages persévérèrent invinciblement dans la foi chrétienne, et dans leur attachement inviolable pour la nation qui la leur avoit portée; ils méprisèrent toutes les sollicitations et toutes les menaces des autres sauvages conjurés dans la suite pour exterminer les colonies françaises de la Louisiane. « C'est des Français, répondirent-ils unanimement, sans même délibérer, c'est des Français que nous tenons la connoissance du grand Génie et la pratique de la prière qui conduit au vrai bonheur; toujours nous leur ferons un rempart de nos corps, quand on voudra les attaquer ; avant de parvenir jusqu'à eux, il faudra nous passer sur le ventre, et nous frapper au cœur avant de leur effleurer la peau. Nous écoutons avec respect, dirent-ils dans une autre occasion, les commandements du grand roi notre père, plus encore les Robes - noires, quand elles nous portent la parole du grand Génie, roi de tous les rois : car la meillenre de toutes les paroles, c'est qu'il faut toujours être attaché à la prière, comme l'unique moyen d'être heureux dès ce monde, et de l'être infiniment davantage encore dans l'autre. »

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La Californie, région la plus reculée au covuchant de l'Amé: rique, et presque détachée de ce nouveau monde lui-même, ne fut pas plus inaccessible que le plein continent à la lumière de l'Evangile. Elle y pénétra l'an 1697, avec les pères Picolo et Salvaterra 1. A la première vue de ces deux Espagnols, les naturels du pays s’imaginèrent qu'on venoit s'emparer de la pêche des perles qui abondent sur leurs côtes; et sans rien écouter que leur terreur panique, ils firent pleuvoir des nuées de flèches et de cailloux, dont le ciel put seul préserver ses ministres ; mais comme ces peuples, avec un esprit vif et un caractère de droiture, saisissent fort bien les raisons qu’on leur présente, et se rendent avec docilité quand on les a convaineus, silôt qu'on leur eut fait sentir les extravagances de l'idolâtrie, et le bonheur souverain qu'on tendoit à leur procurer par le christianisme, ils accoururent en foule pour demander le baptême, et ils se rendirent extrêmement assidus aux instructions qu'on leur dit nécessaires pour les y disposer. La légèreté, qui leur est commune avec tous les sauvages, faisoit craindre, malgré tout leur empressement, qu'ils ne vinssent à retourner à leurs superstitions : ainsi on les retint deux ans au rang des catéchumènes, à l'exception d'un certain nombre d'enfants qui ne quittoient presque pas les missionnaires, et qui chaque jour leur demandoient le baptême avec des instances et des larmes si attendrissantes, que l'on crut “uvoi: sans danger se relâcher à leur égard de la rigueur à :gles. On baptisa aussi quelques malades et quelques vieiliarus, dans la crainte d'une mort prochaine.

Après celte première ébauche de mission, les deux zélés pasteurs se répandirent dans cette grande presqu'île , le père Salvaterra vers l'orient, et le père Picolo du côté de l'occident,

afin de recueillir toutes les brebis dispersées qu'ils pourroient matt incorporer au troupeau de l'éternel pasteur, Ce nc fut pas dos sans regrets et sans amertume, que ces apôtres de Jésus-Christ cu pa virent l’un des plus beaux pays du monde soumis depuis tant femnr de siècles à l'empire de Satan. Ils trouvèrent de vastes plaines, gous de riantes vallées, d'immenses pâturages, des montagnes bien que ; E

1 Lettr. édif,, tom. VIII, p. 53 et suie. sions

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DE L'ÉGLISE. (AN 1700.) 253 boistes, de belles sources d'eaux vives, dés rivières et des fleuves qui fourmillent de poissons, ainsi que les mers où ils se déchargent. Pour ce qui est de la nature du territoire, la terre y est si fertile, que bien des arbres et des arbustes y portent du fruit trois fois l'an. Dans presque toutes les saisons, on trouve de grosses pistaches de plusieurs espèces, des figues de toutes couleurs, et quantité de fruits délicieux qu'on ne trouve que là. C'est la même abondance pour les légumes, et ceux d'Europe y réussissent aussi-bien que ceux du pays. Il ÿ a quatorze espèces de grains dont les hommes se nourrissent, sans compter les racines de beaucoup de plantes, dont l'on fait des pâtes ét du pain. Outre les animaux connus en Europe, et bons à manger, comme les cerfs, les lièvres, les lapins, des perdrix d'un goût exquis et en grand nombre, les oies, les canards, les pigeons, il y en a beaucoup d’autres dont les plus remarquables sont deux espèces de moutons fort grands : la chair en est délicate, et ils ont beaucoup plus de laine que les nôtres.

Au milieu de cette abondance que la terre fournit d'ellemême, les Californiens presque nus, et la plupart contents de ce qui suffit pour vivre, envisagent tout le reste avec indifférence. Le pays est néanmoins très- peuplé , tant par la grande salubrité de l'air qui le préserve des maladies les plus communes ailleurs, que par son assiette isolée, hors d'atteinte aux sauvages errants qui désolent sans cesse le reste de l'Amérique. On avance rarement deux ou trois lieues dans les terres, surtout ‘vers le nord, sans trouver des habitations composées de vingt, trente, quarante et cinquante familles. Cependant ils n'ont point de maisons : l'ombre des arbres les défend des ardeurs du soleil pendant les jours sereins ; pour la nuit et les mauvais temps, ils se font un couvert de feuillage plus épais, et durant l'hiver, ils se tiennent renfermés dans des caves. L'occupation la plus ordinaire des hommes aussi-bien que des femmes, c'est de filer une espèce de coton qu'ils tirent des gousses de certains fruits, ou de longues herbes filandreuses que la nature leur fournit encore à moindres frais.

En cinq ans, les deux missionnaires formèrent trois missions, et en éhauchèrent une quatrième. La première. appes

274 (An 1700.) HISTOIRE

lée Notre-Dame de Lorette, comprenoit neuf peuplades ; cel'e de saint François-Xavier en avoit onze; celle de Notre-Dame des douleurs n’avoit que trois bourgades, mais extraordinairement peuplées. La quatrième, nommée Saint-Jean de Londo, quoiqu'imparfaite, en comprenoit déjà cinq, sans même compter deux habitations nouvellement découvertes, et qu'on s’appliquoit sans relâche à instruire. Voilà ce que firent deux missionnaires en cinq ans, au bout desquels il fallut nécessairement envoyer des coopérateurs pour seconder leur zéle, dont toute l’activité ne pouvoit plus absolument suffire à la multitude des catéchumènes. Les chapelles bâties en premier lieu ne suffisant plus par la même raison, on éleva de grandes églises en murs de brique, avec des couvertures en planches émincées et lustrées avec art, pour tenir lieu d’ardoises, et répondre à la dignité du reste de l'édifice.

En cette même année 1697, l'Evangile fit les mêmes progrès, mais d'une manière bien plus merveilleuse encore, à l'autre extrémité du nouveau monde 1. C'est l'ouvrage visible de la main seule de Dieu, que la conversion des Canisiens en particulier? Ces féroces barbares, enfoncés dans les forêts et les montagnes impraticables du Pérou le plus reculé, n'avoient ni religion, ni superstition. Quoiqu'ils eussent desidées, même assez particulières, de l'être suprême, ils ne rendoient d'honneur ni à Dieu, ni aux démons, ni à aucun être invisible. Ils alloient entiérement nus, hommes et femmes indistinctement, et confondus ensemble. Ils n’avoient aucune apparence de lois, nulle forme de gouvernement, point de demeure fixe, et point d'autre habitation que leurs forêts, où chaque mère, avec ses petits, avoit à l'écart sa tanière ou son hallier comme les animaux les plus insociables. Leur regard farouche et vraiment sinistre annonçoit lui seul toute leur férocité, Ils se faisoient des guerres affreuses les uns aux autres, et ils mangenient, presque vifs, les prisonniers qui tomboient entre lcurs mains.

Le pêre Stanislas Arlet, sans nulle escorte, sans autre suite que le peu de néophytes nécessaires pour lui servir de

8 Lettr. édit. , €. vit, p. 39. et suiv.

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DE L'ÉGLISE. (Ani7oo) 279 guides et d'interprètes, osa marcher à ces forêts abhorrées. A l'instant, douze à quinze cents sauvages, armés de flèches et de javelots, volèrent à sa rencontre. Heureusement ils n'avoient jamais vu ni chevaux, ni hommes habillés. Au premier aspect du missionnaire, qui n'étoit pas encore descendu de cheval, l'arc et les flèches leur tombèrent des mains : ils prenoient le cheval et l'homme, avec lout l'équipement, pour un seul et même animal ; et la rencontre d'un monstre si nouveau dans leurs forêts, leur imprima un saisissement qui les rendoit immobiles. Un des interprètes dissipa leur terreur, en leur faisant comprendre qu'au lieu de monstres malfaisants, c'étoient des hommes comme eux, et de tendres frères qui venoient de l'autre bout du monde, afin de leur apprendre à servir le maître suprême, et leur faire part de la félicité qu'il destine à ses serviteurs. Il ajouta quelques instructions des plus à leur portée, touchant l’immortalité des nos âmes, l'éternité des récompenses futures , et les brasiers épouvantables auxquels ils ne pourroient échapper s'ils fermoient les yeux à la lumière qu'on leur apportoit de si loin.

C'étoit le moment de la grâce pour ce malheureux peuple. Cette légère instruction les pénétra jusqu’au fond du cœur, et depuis ce moment, des troupes nombreuses ne cessèrent d’accourir au père de leurs âmes. Ils le recherchoïient, ils le suivoient partout, comme les brebis suivent les pas du pasteur, et ils ne le quittoient que pour aller chercher d'autres ouailles, qu'ils lui ramenoient par milliers. Bientôt six nations fort peuplées, ou plutôt les habitants nombreux de six grandes forêts, envoyèrent leurs députés lui demander son amitié, l'assurer de la leur, et lui promettre de l'accompagner et de se fixer partout où il lui plairoit. Il ne tarda point à faire son choix. Cette chrétienté nouvelle fut établie dans un canton fertile, commode et agréable, autant que pouvoit l'être un désert. Elle a au levant et au midi une plaine de plusieurs lieues d'étendue, couverte ça et là de grands palmiers qui annonçoient la bonté du terroir. Du côté du septentrion, elle est bornée par une rivière considérable et très-poissonneuse. A l'occident, ce sont des forêts d'arbres odoriférants, mais d’une gran-

deur extraordinaire, et très-propres à la construction. On y 18,

250 {An 1700.) HISTOIRE trouve des cerfs, des sangliers, et toute sorte de gibier. C'est de la forêt et de la rivière qu’on tire toutes les substances. O1 ne voit dans cette mission, ou du moins on n’y vit long-temps de pain et de vin que ce qu'il en falloit pour la messe. La bourgade, où chaque famille a sa maison, est partagée régulièrement en rues et en places publiques. Il n'y eut d'abord qu'une grande chapelle; mais ces bons sauvages n’eurent point de repos, qu'ils n'eussent bâti au maître suprême, c'est ainsi qu'ils nomment Dieu, une maison plus digne de lui, Voici, dans un seul trait, la sûre garantie de leur conversion solide et sincère , autant qu'elle avoit été prompte. On sait quel obstacle mettent communément à la conversion de ces barbares, la pluralité des femmes et les excès de l'incontinence, qui avoient réduit les Canisiens, plus que tous les autres sauvages, à la condition des brutes et des monstres. T'outefois, au premier discours que le missionnaire leur fit à ce sujet, avec toute la réserve que demandoit la délicatesse de la matière. la peuplade entière , à l'exception de trois familles, se réduisit sur-le-champ au terme de la chasteté conjugale et strictement chrétienne. Il n’en coûta pas davantage pour les corriger de l'ivrognerie, vice également enraciné parmi eux, et facilité par l'abondance des fruits et des racines qu'ils ont sous Ja main, pour faire, au moyen d'une courte fermentation, une boisson forte et très-capiteuse. Un des premiers soins fut de parer à l’indécence et à l'immodestie. Les femmes apprirent à filer, à faire la toile et les vêtements; mais en attendant le fruit de leur travail, les hommes, aussi-bien que les femmes, se servirent comme ils purent de feuilles et d'écorces pour se couvrir. Le changement s’opéra dans toutce les parties de leur être, el toujours avec rapidité. En moins d'un an, ils prirent de grands sentiments, non-seulement d'humanité, mais de cette bienfaisance généreuse et sur-humaine qui mérite le non de charité. Ils pratiquèrent la civililé même, et une manière de politesse. Ils s'entre-saluoient aflectueuscment à chaque rencontre; ils se faisoient les uns aux autres mille offres cordiales de services. Les étrangers qu'ils al- Joient autrefois, comme le tigre ou l'hyène en embuscade, guetter à leur passage pour les dévorer, ils les recherchoicnt

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DE L'EGLISE. (AN 1700.) 277 et les attiroient dans leur peuplade , pour exercer à leur égard une hospitalité aussi libérale que le permettoient leurs petites facultés. Des exemples si touchants ne pouvoient pas manquer d’avoir des imitateurs ; aussi la nation particulière des Canisiens ne fut pas la seule qui fit admirer dans ces cantons, et la force de la grâve, et La célérité de ses triomphes. Dix ans après que la foi y eut été portée, déjà l'on comptoit plus ds quarante mille barbares, de naturel à peu près semblable, qui avoient reçu le baptême, et qui l'honoroient généralement par des vertus dont il reste peu d'exemples parmi les domestiques de la foi.

Nous n’entreprendrons pas de rapporter toutes les merveilles que la parole du salut opéra vers le même temps parmi les peuples innombrables du nouveau monde. À peine avonsnous présenté quelques traits de détail, pour caractériser au moins chaque genre de mission, et déjà les bornes respectives de nos matières diverses sont presque franchies. Où ne mèneroit donc pas un détail entier? Où ne mèneroit pas le dénombrement seul des nations, soit converties, soit simplement évangélisées, depuis le golfe du Mexique jusqu'aux terres de Magellan ; dans tout le cours du Maragnon et de l'Orenoque, de quinze à dix-huit cents lieues ; dans les marais et les montagnes impraticables des Moxes, des Chiquites, des Baures, des Chiriguanes même, réputés si long-temps incapables de christianisme; et au-delà du Tucuman, dansles sablesstériles quis’étendent au sud-est, depuis le Chili jusqu'au voisinage ::: Patagons, sans compter encore les Guaranis, les Paresies, les Pignocas, les Guates, les Guapes, ettant d’autres anthropophages dont se forma, sous le pontificat d'Innocent XII, l'incomparable chrétienté du Paraguai, qui déjà sous le pontificat suivant, offrit à l'Eglise étonnée le spectacle d'une innocence et d’une ferveur inconoues depuis les temps apostoliques ?

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