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DE L'ÉGLISE. (ànao7) 357 prince, informé des circonstances, ne douta point que les jésuites n’eussent fait le coup; qu'il ordonna d'informer, et que le cardinal arrêta les poursuites par honneur pour la religion : fiction contradictoire, qui dès là se détruit ellemême. L'empereur, selon cet écrivain, ne doute pas sur Jes auteurs du crime, et, selon cet écrivain aussi, il n'a pas encore fait informer : le cardinal a le crédit d'arrêter les poursuites, et l'on a vu quel étoit son crédit dans cette cour ; on sait tout ce qui s'y passe, tout ce qu'on y pense, tout ce que le prince même a dans l'âme, et ce sont les calomniateurs attitrés de tous les orthodoxes de France, qui pénètrent ces mystères à la Chine. Ils font même faire des révélations et des confidences aux sectateurs ou fauteurs de leur hérésie:, par un prélat vertueux qui a passé constamment pour la détester, qui a toujours eu en horreur leur rébellion contre les décisions de l'Eglise. Ainsi l'honneur même du cardinal de Tournon veut qu'on regarde ces prétendus confidents, comme des aventuriers et des faussaires. En voilà bien assez contre une imputation regardée enfin comme calomnieuse par le monde entier, à la seule exception des hérétiques, et des simples abusés par les hérétiques.
lis se flattoient, n’en doutons point, ces sectaires menteurs, de tourner, à force d'impostures, toute l'animadversion du siége apostolique contre les crimes supposés aux missionnaires de la Chine, de se faire regarder comme les défenseurs de ses décrets de discipline, tandis qu'ils fouloient aux pieds les décisions dogmatiques qu'il avoit infiniment plus à cœur, et à la faveur de cette diversion, d'échapper aux foudres de Rome, ou du moins de sauver le palladium de la secte, si l'on peut s'exprimer ainsi, c'est-à-dire, le livre des Réflexions morales, qui en faisoit la dernière ressource. Leur espoir fut vain. La colonne de la vérité ne tire pas son appui des suppôts de l'erreur, L'Eglise rejette les services des sectes, ou du moins ils ne leur gagnent point sa faveur, et ne leur en obtiennent même aucun ménagement. À la confusion des calomniateurs de l'église de Chine et de ses fondateurs, Cléaent XI, durant
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le plus grand feu de la calomnie, prononça, le 13 juillet 1708, une première condam nation contre les Réflexions morales, c'est-à-dire, contre la traduction du nouveau Testament fait en français par le père Quesnel, avec des réflexions morales sur chaque verset.
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