‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 3)Chapitre 15 sur 178 · MER · texte numérisé non relu

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absolument mille francs, oit jusque-là ke, ne savoit n; mais elle mouranie inlement à son entière, qui, ontraignit en e la distribua de ses gages.

inconsidérés.

sur les suites stique, qu'elle l'obscurité ou

ensevelie, et

DE L ÉGLISE. (AN 1676.) 5) résolut de s'en tirer au plustôt. Comme elle revenoit de l’enterrement de sa maîtresse, et ne songeoit plus qu'aux moyens d'exécuter sa résolution, elle vit passer le coche d'eau pour Auxerre. Elle s’y jette à l'instant, arrive dans cette ville, et cherche une condition, que son heureuse physionomie et son attrait pour l’abjection lui eurent bientôt fait trouver. Elle tomba néanmoins chez un artisan distingué et fort honnête homme, qui étoit tout à la fois menuisier et sculpteur. Le ciel menoit, pour ainsi dire, par la main cette âme privilégiée, el dans chacun des séjours qu’il lui assignoit, il la disposoit successivement à remplir toutes les vues qu'il avoit sur elle,

Déjà elle savoit assez bien le dessin, pour se rendre utile à son nouveau maître ; mais elle en apprit à manier le rabot et le ciseau, par le conseil d’un sage confesseur de l'ordre de Saint-Benoît, à qui elle avoit communiqué son projet de vivre à jamais éloignée du commerce des hommes, et qui lui fit sentir de quelle ressource lui seroient ces exercices manuels. Elle apprit encore au même lieu à faire des horloges de bois.

. Elle ne demeura néanmoins qu’une année à Auxerre, au bout * de laquelle son confesseur étant mort, elle n’en retrouva point

à qui elle pôt s'ouvrir, et revint à Paris, où elle espéroit trouver

plus de secours pour la piété. Elle se croyoit assez changée

enfin, pour n’y être pas reconnue. Avant son départ, elle avoit encore donné aux pauvres ce qu elle avoit d'argent, et fit ce second voyage en demandant l'aumône. Elle demeura quelque temps à Paris confondue avec les pauvres mandiants, et uniquement occupée des pratiques de la piété et de la pénitence. Elle ne demandoit chaque jour que ce qui lui étoit nécessaire pour vivre ce jour-là. Un jour qu'elle étoit à la porte d'une église, elle demanda humblement l'aumône à la maîtresse d’école de Château-Fort, fille pieuse et charitable formée par le père Luc de Bray. Il y a une espèce de sympathie entre les âmes qui sont toutes à Dieu. Au premier aspect de cette jeune et modeste mendiante, la vertueuse maîtresse sentit un vif attendrissement, et crut voir en elle quelque chose d'extraordinaire. Elle s'arrêta, elle l'interrogea , et, entr'autres questions, Jui demanda si c'étoit pour cause d'infirmité qu’elle mendioit. Jeanne ne répondit autre chose, sinon qu'elle se croyoit dans

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