‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 3)Chapitre 163 sur 178 · RE · texte numérisé non relu

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fut dans le clergé la source principale de l'esprit de dissipation, des snûts

et des attaches qui faisoient languir les sciences et les études. Or, la cause

ne subsistant pas, l'effet ne pouvoit s'ensuivre. Le temps seul, d'une manière graduée et peu sensible, devoit lui conférer l’énergie et l'activité nécessaires pour mouvoir les sujets divers selon leurs dispositions progresives,

Par la même raison, le dernier des siècles attribués à l’âge d'ignorance

devoit avoir quelques nuances communes avet le premier siècle de l’âge suivant. C'est au douxième siècle qu'on rapporte le renouvellement , au moins ébauché, des sciences et des études, et jamais en effet on ne vit l'esprit humain reprendre un essor plus vif dans l’art de penser ou de raisonner. Or, comme les changements notables dans l'ordre moral nes'operent jamais brusquement, cette passion pour les exercices intellectuels ne put être si vive dans le douxième siècle, sans avoir été conçue et fomentée jusqu’à un certain point dans le onzième. La raison nous dit que cette révolution devait s'opérer de la sorte; l'histoire nous apprend qu’elle s’y est opérée en effet. La lumière, depuis long-temps releguée presque tout entière dans les cloîtres, et accrue à loisir par une culture paisible et assidue, fit tout à coup cette explosion qui étonna l'univers autant qu'elle l'éclaira. Cette grande œuvre dés le huitieme siècle avoit été préparée par Charlemagne, dont le rêgne brillant doit encore se retrancher sur la masse des ténebres du second âge, et avec d’autant plus de raison, qu'il ÿ fait un contraste plus singulier et plus merveilleux : éclat qui se soutint, au moins pour les sciences ecclésiastiques, sous le règne de Louis le Débonnaire, et mieux encore sous celui de Charles le Chauve, qui protégea constamment les savants, fit entreprendre etexécuter avec succés les traductions latines des Pères grecs. La luiniere fut bien plus vive encore dans les îles Britanniques, sous le règne du grand Alfrède. Mais convainquons-nous par la suite des événements : rien ne prouve mieux en ce genre, que les inductions , que l'inspection des objets et des monuments qui nous les ont transmis.

L'Eglise d'Orient, moins exposée que celle d'Occident aux insultes et au tumulte de la barbarie, conserva plus long-temps les sciences et les arts, amis du repos. Sans toucher aux connoissances qui n'importent point à la foi, nous avons retrouvé dans le sixième concile, tenu en 680 contre les monothélites , toute la profondeur de doctrine qui avoit dirigé, cent trente ans plus tôt, la condamnation d'Eutychés et de Dioscore. On y trouva même un degré plus grand de pénétration nécessaire contre des sectaires plus subtils, quiau moyen de quelques modifications nouvelles réussissoient encore à faire passer des erreurs si solennellement anathématisées, pour la plus pure doctrine de l'Eglise. Le voile de la supercheric fut levé d'avance par deux docteurs, dont la destination ne fut ni moins divine, ni moins fidelement remplie que celle des Peres suscités contre les premiers hérésiarques.

Tous les artifices de Cyrus et de Sergius, suffisants pour surprendre le chef même de l'Eglise, ne purent en imposer à saint Sophrone de Jérusalem; il résista fortement à ces superbes patriarches d'Alexandrie et de Constantinople, dont il voyoitde pres les manœuvres et la perfidie; il découvrit, hélas' trop infructueusement , au pape Honorius, les piéges qu'on lai tendoit sous l'apparence du plus grand bien: il prémunit les pasteurs et les peuples, par

des instructions dignes des éloges et de l'adhésion d'un concile æcuménique.

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ignorance l'âge suiau moins esprit hunner. Or, mais brustre si vive un certain devait s'oen effet. La es cloîtres, À coup cette inde œuvre nt le rpgne second àge, singulier et es ecclésiasous celui de ntreprendre La lumiere e du grand ts : rien ne des objets et

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Vous avez vu le sai:. abbé i igni ité ri plus d'éclat encore , et faire je Lee rte nes Le ; . son génie que l'hé- L me Le ne né Ne Jésus-Christ , dépouillé de tous De ere avoit fait le religieux sacrifice, il subjugua l'orguei l'un chef de parti, du pasteur présomptueux de la ville i nt tone fondit du premier abord toutes les subtilités de PAR x Alle sine seine conférence publique au désaveu le plus Écnèl 48 e de té apraire ça persuada d'aller jusqu'à Rome réparer le scandal F rhone a humble soumission au chef de l'Eglise. La Disan te ds À æ Hs : Na e n'imposa pas plus à Maxime , que le lustre diue à î ne rchie. Sa vie succomba sous les excès redoublés de ses persé : . ui arracha la langue , qui avoit si puissamment défendu | ya ui coupa la main, qui l'avoit consignée dans ses écrits i née périr enfin dans le bannissement et la privati | er Or pre eee à nt et la privation barbare des soulagements séries rendus nécessaires : mais ses persécuteurs déconcertés ande propre défaite en le proscrivant , et acquirent d'autant lus es ne DETraRs qu ils avoient pris plus de soin d’entarir la prie acl'Eglie à" cs Fa ch er S dans les siécles les plus vantés ë , par la maniere sublime dont i s Lips va el mystère de l'incarnation set EE GT er 5 erbe fait chair. Il traita le dogme incompréhensible de 1 ité avec la même force , Ou du moins avec assez de succés pour qu Een ai à M . grand dress La procession même de Saint. sprit, 1 aisir pour tant d'autres savants de sa nati ia point échappé. Ce génie, également pénétran Étes pen “. j point délié de Rae lanta eù à Mal bite GP ci ce entre les personnes divines (*). Il ne s'est fé { é : connoissance de la morale; et dans in d'hes de la + a A ten pm avec tant d'édification l'expérience à la théorie, il mérita d'être nt Paré à saint Jean Climaque, qui fut presque son contemporain , ct dont le ï btlème siècle pourroit encore revendiquer l'illustration, s’il en ‘avoit bosch des Mais combien d'autres personnages éclairés, dont les bornes d'un di ne me permettent pas de faire à beaucoup près un dénombrement pr: sel dans les sables arides de la Lybie, et dans le genre de notio gr souffrit dans la suite la plus sombre éclipse, vous avez vu l'évè € ds. conius s'immortaliser par le recucil de canons qui fait la base de ls poils ts moderne de Juste et Voël, et ta snurce principale de l'estime qu'elle le Fe mérité. En Espagne, avant l'invasion des Maures, on vit saint tsldore n saint Itdefonse de Tolède se distinguer entre tant d’autres savants illu + : Isidore, par une érudition qui embrassa presque tous les arts et ii lie sciences, qui ne lui laissa rien ignorer de la discipline ecclésiastique et lui acquit en particulier tant de célébrité dans la science des divins oflic ; que toute l'Hespérie se fit un honneur de recevoir de lui la liturgie pores : bique ; lidefonse, par l'alliance qu'il sut faire des belles-lettres ét de la Lo je avec la haute théologie, dont il a déployé toutes les profondeurs pepe Fe sant les merveilles, tant de la virginité de Marie, que des propriété F personnes divines. | sde din

(°) Town. 3, p. 60.

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