‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 3)Chapitre 24 sur 178 · KE DE TES · texte numérisé non relu

KE DE TES

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DE L'EGLISE. (AN 1679.) 27 puyer de la sorte sur des raisons ou des autorités quelconques, on prononcera toujours en faveur de la cupidité ; aussi n'est-ce point cette probabilité fausse qu'ont soutenue tant de casuistes renommés. Suivant eux, pour qu'un sentiment soit probable en morale, et sûr dans la pratique, il doit nécessairement avoir deux conditions : la première, qu'il porte sur des fondements solides, et l’autre, qu'il ne soit contraire ni à des raisons péremptoires, ni à l'Ecriture, ni à la tradition, ni aux décisions du saint Siége, ni à l'enseignement commun des docteurs,

La justice, ainsi que la vérité, demandoit cette exposition impartiale et scrupuleusement historique, touchant le probabilisme, quelque apposé qu'il put être à notre manière de penser, fondée sur ce passage de l'apôtre : Tout ce qui n'est pas conforme à ce que dicte la conscience, est péché. Si c’est là le vrai principe, et la règle uniquement sûre, comme on n’en sauroit douter, il paroît impossible de justifier une âme qui dans le concours de deux opinions, dont la plus probable est pour la loi, et la moins probable seulement pour la liberté, ose agir selon cette dernière. Est-il même bien vrai qu'en pratique, et dans le jugement d’une seule et même personne, une opinion soit encore probable, quand elle y est combattue par une pl}. probable ? Mais considérés sous ce point de vue, le probabilisme et le probabiliorisme, après tous leurs débats, ne sembleront-ils pas se rapprocher, au point de se confondre et de s'identifier à tous égards P

Nous passerons sous silence le reste des soixante-cinq propositions, parce que la fausseté y saute aux yeux de tout le monde, et que personne ne les a jamais enseignées. Mais dans la seule année 1679, les cinq propositions de l’Augustin d'Ypres, malgré toute la hardiesse avec laquelle on défioit de montrer quelqu'un qui en soutint les erreurs, furent reconnues et condamnées par Innocent XI dans quatre ouvrages différents. C'est justement parce qu'elles paroissoicnt trop à découvert dans le nouveau Testament de Mons, déjà réprouvé par Clément IX, que son successeur Innocent proscrivit de nouveau cet ouvrage favori du parti; ce qui montre assez clairement que les éloges prodigués à Innocent XI, qu'il élève audessus detousles papes, sont moins l'effet de la reconnaissance,

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