‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 3)Chapitre 33 sur 178 · PE AGE LS TT · texte numérisé non relu

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que temps chez nous, il n'auroit pas faim, ct il nous instruiroil. »

Comme la disetle, qui afiligeoit en effet les Abnakis, les eut obligés à s'éloigner pour quelque temps de leur bourgade, afin de chercher à vivre jusqu'à la récolte du maïs, le missionnaire, dans cet intervalle, se rendit aux invitations des Arralingans. Ils étoient à observer les chemins par où il arriveroit : ils l'aperçurent à une lieue de distance, et aussitôt ils commencèrent à le saluer par la décharge de tous leurs fusils, qu'ils réitérèrent de moment en moment jusqu'à ce qu'il fût au milieu d'eux, Assuré de leurs dispositions par cet accueil, il fit sur-le-champ planter une croix. Quelques sauvages chrétiens qui l’accompagnoient, construisirent en même temps une chapelle avec des perches et de grandes écorces en ia mani' re que se font leurs cabanes, et ils y dressèrent un autel. Perint ce travail, le missionnaire parcourut les cabanes pour inviter les prosélytes aux instructions. Sitôt qu’elles con inencèrent, ils s’y rendirent avec un erapressement, que la cuntinuité ne parut que redoubler. Ils les prenoient trois fois le jour dans la chapelle, le matin après la messe, à midi, et le soir après la prière. Pendant le reste de ja journée, le père alloit dans les cabanes faire encore des instructions particulières. Lorsqu'ils furent suffisamment instruits, il fixa le jour pour la solennité du baptême. Les premiers qui se présentèrent pour le recevoir, furent le capitaine, l'orateur, et cinq des plus considérables de la nation, dont trois hommes et deux femmes. Incontinent après ceux-ci, deux trouj::, de vingt personnes chacune, reçurent successivement la iime grâce. Enfin tous Jes autres furent baptisés tant ce jour-là que le lendemain.

Quand le pasteur fut obligé de retourner à son premier troupeau, l'orateur des nouveaux chrétiens, en présence de tous ses campatriotes solennellement assemblés, lui exprima leurs sentiments en ces termes : « Notre père, les paroles nous manquent pour te rendre ce que nous sentons. Il nous semble avoir un autre cœur depuis notre baptême. Tout ce qui nous faisoit peine a disparu : notre courage n’a plus rien de chancelant, une force inconnue le soutient, et nous sommes invinciblement résolus d'obéir au grand Génie tout le temps que

nous respirerons. » Le missionnaire leur répondit par un petit discours, où il les exhortoit avec onction et avec beaucoup de tendresse, non-seulement à persévérer dans la foi, mais à ne jamais rien faire qui re fût digne de la qualité d'enfants de Dieu dont ils avoient élé revêtus par le baptême.

Les colonies anglaises ne voyoient pas sans jalousie des conquêtes spirituelles qui affermissoient dans leur voisinage la domination française. Il n’est point d'avantage qu’elles n'aient proposé aux Abnakis, aussi-bien qu'aux Amalingans, pour les attirer dans leurs intérêts, ou du moins pour les engager à l'indifférence entre la France et l'Angleterre !. Le gouverneur de Boston eut avec eux, sur ce sujet, une conférence digne de remarque. Quand il eut épuisé toute sa finesse pour les surprendre, les principaux sauvages tinrent conseil entr'eux ; puis leur orateur s'avancça, et fit cette réponse en leur nom : «Tu me dis, capitaine anglais, de ne point secourir les Français en cas que tu les attaques; mais ignores-tu que le Français est mon frère ? Nous avons, lui et moi, une même prière, et nous occupons une même cabane à deux feux : il en à un, et moi l'autre. Si tu entres dans la cabane du côté où mon frère le Français est assis à son feu, je t'observe de l’autre feu, où je suis couché sur ma natte ; et si je te vois une hache, j'aurai cette pensée : Que veut faire l'Anglais ? Je me lève alors sur ma natte pour le mieux observer. S'il lire sa hache, et qu'il fasse mine de frapper mon frère le Français, je saisis la mienne, et je cours frapper l'Anglais. Est-ce que je pourrois voir frapper mon frère dans notre cabane, et demeurer lâchement sur ma natte ? Ainsi denc je te réponds, capitaine anglais : Ne fais rien à mon frère, et je ne te ferai rien ; demeure en paix sur ta natte, et je demeurerai tranquille sur la mienne,

Les Anglais, bien convaincus que c'étoit le lien de la religion qui altachoit si fortement ces braves sauvages aux Français, employèrent toutes sortes d'artifices pour les faire passer dans la leur. Ce piége, couvert d'un grand avantage temporel, étoit naturellement inévitable pour des hommes qui n'avoient guère de la nature humaine que la partie animale. Mais le

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LE L'ÉGLISE. (An 1680.) 57 Seigneur se plaît surtout à faire éclater la vertu de sa grâce, et la profondeur même de sa sagesse, dans les nations les plus brutes, si l'on peut s'exprimer ainsi, et les plus abandonnées en apparence. Voici comment ces catholiques sauvages, par l'organe de leur orateur, répondirent au premier prédicant qui fut envoyé pour les séduire : : « Tes propositions m'étonnent, et j'admire ta confiance à me les faire. Tu es venu ici longtemps avant que j'eusse vu les Français. Ni toi, ni personne des tiens ne m'ont alors parlé de la prière ni du grand Génie. Ils ont considéré mes peaux de castor et d'orignal : c’est à quoi ils ont uniquement pensé. Ils les ont recherchées avec empressement ; je ne pouvois leur en fournir assez. Quand je leur en apportois beaucoup, j'étois leur grand ami, et c’étoit là tout ; mais un jour que j'avois perdu mon chemin, je tombai, près de Quebec, dans un village où les Robes-noires enseignoient la prière. À peine y fus-je entré, qu’une Robe-noire vint me joindre. J'étois chargé de pelleteries, et il ne daigna pas seulement les regarder, Il s’empressa au contraire à me parler du grand Génie, du séjour fortuné où il attend ses adorateurs, du cachot brûlant qui cansume ses ennemis, et de Ja prière, qui est le seul moyen d'éviter l’un, et de parvenir à l’autre. Ses paroles me plurent, et je restai long-temps en ce lieu pour l’entendre. Enfin mes yeux s'ouvrirent; j'embrassai la prière, et je reçus le baptême, Je retournai ensuite faire part de mon bonheur aux gens de ma famille, et à toute ma nation. On me porte envie, on va trouver la Robe-noire, et l'an se prépare au baptême. C'est ainsi qu'en a usé avec moi le Français. Si au premier moment que tu m'as vu, tu m'avois de même parlé de la prière, comme alors j'ignorois si ta prière étoit bonne ou mauvaise, peut-être aurois-je eu le malheur de prier comme toi; mais je te dis à présent : La prière que je tiens du Français est bonne, la tienne est mauvaise ; et je tiendrai ferme jusqu'à ce que la terre brûle au fond des fleuves, et que tout se dissipe en fumée. »

Sous la même domination cependant, qui portoit des lumières si merveilleuses dans les réduits sauvages du Canada, la

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timide piété, au sein de la métropole, au foyer d'où jaillissoient des rayons si purs, la tendre piété eut toutes les alarmes que peut causer la perspective d’un schisme prochain (1681). Et qui dira qu’elle en eût été quitte pour la peur, sous un prince qui n’eût pas eu toute la sagesse et la religion de Louis le Grand :? Ce danger provint du différend qui s’éleva entre la cour de Rome et celle de France, au sujet de la régale, c'est-à-dire, de l'usage immémorial où sont les rois très-chrétiens, tant de vonférer les bénéfices ecclésiastiques durant la vacance du siége à qui en appartient la collation ordinaire, que de disposer de leurs revenus durant le même temps. Dès l'an 1673, ie monarque avoit ordonné d'étendre cet usage à tous les diocèses du royaume:, à la réserve de ceux qui en étoient exempts à titre onéreux. Cet édit regardoit principalement les provinces voisines des Alpes et des Pyrénées, où la régale n'avoit pas lieu pour lors. Les évêques de ces contrées s'y opposèrent d’abord assez généralement; mais le roi ayant donné en 1675 un second édit, la plupart s'y soumirent, et firent enregistrer leur serment de fidélité. Celui d’Alet au contraire, et celui de Pamiers, son tenant servile, se roidirent contre les ordres du prince, jusqu’à défendre à leurs chapitres de recevoir les régalistes, et ils prononcèrent conti: ceux-ci la sentence d'excommunicalion. Le monarque exila jes principaux officiers du chapitre d'Alet, et il en épargna l'évêque à cause de son grand âge. Ce prélat, pour sa tranquillité, mourut avant que cette affaire eût été poussée avec la chaleur qu'y mit enfin la cour,

* L'auteur tient ici le langage de son temps, c'est-à-dire celui des écrivains français, qui briguoient les faveurs de la cour. C'est cette servilité, naissant de l'ambi tion des bénéfices et de la crainte des parlements envahisseurs des droits de l'Eglise , qui nous a privés de l'histoire vérit:ble de ce funeste démêlé, Comme nous donnerons bientôt quelques dissertations sur les divers sujets qui s'y rattachent , nous ne devons pas nous étendre beaucoup dans les notes qui vont suivre. Elles ne feront, pour ainsi dire, qu'indiquer ce qu'il y a d'inexact dans le récit,

a Cet usage de conférer des bénéfices ou de jouir de leurs revenus, durant la vacance d'un siege, ne devoit son origine qu'à des concessions que l'Eglise re. connoïssante avoit faites à la libéralité des rois qui s'honoroïent du titre de fondateurs. Mais, par cela même que c’étoit ur: concession de l'Eglise, ce droit devoit naturellement être restreint aux églises sur lesquelles on l'avoit concédé. eue + l'étendre a toutes, n'étoit-ce pas abuser de la force et violer ouvertement Le jstice:

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DE L'ÉGLISE. (Ax 1681.) 5y soit excitée, soit secondée par le clergé en corps', pendant la fameuse et longue assemblée de mil six cent quatre-vingt-un et quatre-vingt-deux.

L'évêque de Pamiers ne vécut plus long-temps que pour prolonger des troubles qui ne finirent pas même avec sa vie. Son premier coup d'éclat fut de refuser l'entrée de son chapitre à deux sujets pourvus en régale, et de publier un mandement contre eux. L'archevèque de Toulouse, en sa qualité de métropolitain, ayant cassé cette ordonnance, l'évêque interjeta un appel en cour de Rome, persuadé qu'il y trouveroit de l'appui au moyen des protecteurs qu'y avoient les partisans de la nouvelle doctrine, et qui avoient surpris la confiance d'Innocent X12. Encouragé par-là, et de jour en jour plus hardi, il excommunia un troisième chanoine que le roi venoit de nommer pour la cathédrale de Pamiers. En vain le conseil danna dans ces entrefaites un arrêt itératif pour obliger le prélat opposant, par la saisie de son temporel, à faire enregistrer sous deux mois au plus tard son serment de fidélité. Il comptoit sur d’autres fonds que ceux qu'on lui connoissoit, et ces ressources clandestines alimentèrent autant son opiniâtreté que sa maison. Enfin, il rejeta un quatrième ecclésiastique à qui Sa Majesté avoit donné une prébende, et qu'un arrêt exprès du conseil lui enjoignoit de recevoir; il le traita comme un excommunié, et défendit à ses chanoines de l'admettre, sous peine d'être excommuniés eux-mêmes. Une simple demande eût suffi : l'intrigue et l'intérêt avoient enfin mis entre l'évêque et le chapitre, une conformité de sentiments qui garantissoit celle

1 Ces parales, malgré la réserve de l'historien, ne semblent pas propres à donner une bonne idée de cette assemblée, en cffet trop fameuse. Qu'elle ait excité ou secondé l'ambition d'un prince absulu qui substitnoit l'arbitraire à un droit réel, et qui prétendoit que sa volonté tfat lieu de raison, elle s'est montrée digne d'être associe à ces gens du palais qui, pour généraliser le droit de régale , soutenoient , dit Richelien , gu°il falloit juger de la puissance du roi par ln forme de sa couronne, qui, etant ronde, n'a pot de fin. (Testam, polit., ch. 2. )

2 « L'auteur auroit bicu dù remarquer, dit un critique, que, si les novateurs aigrissuient les esprits à Rome, leurs adhérents n'en faisvient pas moins en France, pour tenir les deux autorités perpétuellement en haleine, et les combattre l'une par l'autre, » Ils n'ont pas cessé d'user de ce moyen jusqu'à nos jours. Seulement , autrefois ils s'exerçnient sur les matières de la grâce ( qui ne sont plus dans le goût du sicle }: aujourd'hui c'est sur ce qu'ils appellent Les ébertes gullicanes.

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de la conduite'. Cependant pour obvier à la saisie des revenus, moins indifférente aux chanoines qu'à l'évêque, parce qu'ils n’avoient pas les mêmes suppléments, le prélat fulmina les censures les plus terribles contre ceux qui porteroient la main sur ses biens d'église. Ce qu'il avoit regardé comme une sauvegarde assurée, fut qualifié d'attentat par le parlement du ressort, qui assigna l'évêque à comparoître au palais pour y voir casser son ordonnance : mais loin d'obéir, il publia un traité de la régale, pour montrer l'injustice tant du roi que de ses officiers; et derechef il déclara séparés de la communion des fidèles, tous ceux qui, à titre de régalistes, avoient obtenu, ou obtiendroient à l'avenir pour eux ou pour autrui, quelque bénéfice dans son diocèse. Heureusement, si ce mot peut s’employer ici, il mourut dans ces entrefaites ( 1680), sans toutefois déconcerter l'obstination de ses partisans.

Quelques religieux qui se prétendoient chanoines en vertu des provisions qu'il leur avoit données par dévolu, élurent des grands vicaires, sans appeler aucun des chanoines pourvus en régale; sur quoi le procureur général de Toulouse appela comme d'abus, et le parlement ordouna que le chapitre entier s’assembleroit pour nommer d'autres grands vicaires sous trois jours ; faute de quoi, le métropolitain y pourvoiroit. Les régalistes avoient grand besoin d’être soutenus. Gomme ils entroient dans l’église, le père d'Aubarède, l'un des grands vicaires nomriés par les chanoines de Ja faction?, somma les autres de se retirer ; sur le refus qu'ils en firent, il monta menaçant en chaire, les déclara séparés de l'Eglise, et livrés à

: Nous pensons que le chapitre est ici gratuitement aceusé. 1] s'étoit toujours moniré fidéle aux règles de l'Eglise. En s'unissant pour cette affaire à son évêque qui défendoit les droits légitimes de son siége, il ne faisoit que se déclarer constant. L'intrigue n'étoit pas nécessaire. D'ailleurs, parce que l'évêque de Pamiers étoit dans l'erreur en soutenant les jansénistes, il ne s'ensuivoit pas qu'il eût également tort en s’efforçant de maintenir ses droits contre la régale.

2 L'auteur vient de traiter d’obstines, et ici il désigne, sous le nom de faction, les chanoines qui défendirent les droits et antiques nsages de leur église, Comment concilier ce jugement avec les libertes gullivanes, si, cummeil le répète souvent, ces libertés sont ses usages antiques dont l'église gallicane ne sauroit être dépouillée ? Ne diroit-on qu'elles consistent dans la liberté qu'auroient le prince et les parlements d'opprimcr les églises, et dans l'obligation où seroient celles-ci de subir le joug et de souffrir l'oppression ?

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Satan. Tout fut aussitôt en rumeur, en tumulte, en confusion dans le lieu saint; et pour trancher court, le désordre en vint à un tel point, que l’intendant de la province fut obligé d'arcourir avec des troupes pour réprimer la sédition. L'exil que subit le père d'Aubarède ne mit pas fin au scandale. Le père Cerle, qui lui fut substitué par la cabale, fit encore pis. Il cassa toutes les sentences qu'avoit rendues le métropolitain, excommunia le grand vicaire et le promoteur que ce prélat avoit nommés en conséquence de l'arrêt du parlement, et du fond des ténèbres où il s’alla cacher, il insulta, sans aucune retenue, à toutes les puissances du royaume. En un mot, son audace alla si loin que le parlement procéda au criminel contre lui, et le condamna, comme perturbateur du repos public, et criminel de lèse-majesté, à être traîné par les rues, puis décapité; ce qui fut exécuté en effigie.

La part qu'Innocent XI prit à cette affaire, fut ce qui alluma l'incendie dans l’église de France:; et ce qui le rendit si

1 Nous nous abstiendrons de caractériser cette imputation. Mais si le pape qui écri vit jusqu'à trois brefs au monarque français, n'eût pas reçu l'appel de l'évêque de Pamiers, et n'eût pas, selon son devoir, soutenu les droits de ce prelat, l'histoire ne diroit-elle pas aujourd'hui , avec raison , que le pontife romain s’est laissé dominer par le ressentiment , par la haine, par l'humeur et 4 dureté de son naturel; qu'il a manqué aux obligations de sa charge, et à la charité ; qu'il a laissé opprimer cet évêque, parce que c'étoit le fauteur et le chef des janscnistes du royaume ? La conduite d’Innocent XI, au contraire, n'est-elle pas d'autant plus digne d'éloges, dans cette affaire, qu'il s'y montra courageusement défenseur des foibles opprimés et supérieur à tout esprit de parti? Ecoutons ce qu'il dit à ce sujet aux évêques de France, daas son bref du 11 avril 1682 ; et qu'on juge si c'est sur lui ou bien sue ces prélats et sur le roi, que doit tomber le blâme de l'histoire... : « Touteluis c'est bien plutôt contre vous--mêmes que vous combattez, lorsque vous nous résistes dans cette affaire, où i/ s’agit de la conservation et de la liberte de vos églises, et où nous-mêmes, depuis l’uppel que nous ont fait quelques hommes pieux à courageux de votre urdre (les évêques d'Alet et de Pamiers ), nous nous sommes elevés incontinent, et nous restons debout depuis long-temps, pour défendre ea ce royaume les droits et la dignit“ ‘siscopale, sans nul égard à nos interéts personnels, mais pour satisfaire la solitude de toutes le: églises qui nous est imposée, et à notre tendre amour pour vous... Vous nou: ciiez avec éloges les j.:::9 d'Yves de Chartres, vous deviez donc aussi dans l'occasion imiter ses œuvres. V.:18 r'igrerez pas ce qu'il fitet souffrit durant ce différend, source de tant de’trouhles et de dangers, entre le pape Urbain et le roi Philippe, ayant cru de sun devoir de tenir contre l'indignation du roi ; de se laisser dépouiller de ses biens, et de souffrir les cachots et l'exil, tandis que d'autres trahissoient les intérêts d'une si belle cause, Il étoit de votre devoir de joindre vos efforts à l'autorité du siége apostolique, et de

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