CREER
DL PTT
108 (AN 1685.) HISTOIRE pas leur dire: Vous nous êtes nécessaires ; nous vous avons fait une injustice, nous vous en faisons excuse P Quel orgueil une telle démarche n'inspireroit-elle pas à de pareilssujets ? Ne se croiroient-ils pas alors plus en droit que jamais de composer avec leur souverain, et plus en état de lui faire la loi? Rappeler les huguenots, ne seroit-ce pas rappeler les amis des ennemis de la France? Et ceux qui entretenoient des correspondances avec eux dans le temps qu'on les laissoit tranquilles, leur seroient-ils moins dévoués, et nous seroient-ils plus fidèles, quand ils auroient sous les yeux les auteurs de leurs disgrâces, et que la reconnoissance leur rappelleroït ceux qui les ont accueillis dans leurs revers ? Rappeler les huguenots, ce seroit, dans une affaire qui dut être et qui fut en effet le résultat des plus mûres délibérations, offrir à toute l'Europe une variation pitoyable de principes; ce seroit, en un mot, s’écarter de cette fermeté de politique qui fait le soutien des empires; ce seroit, en se donnant un grand ridicule, exposer l’état à je ne sais quelles sortes et quel nombre de dangers. Je ne parle point des intérêts de la religion ; car ne seroit-ce pas en même temps exposer lesnouvcaux convertis aux railleries, aux persécutions, et à un danger évident de rechute? Ne seroit-ce pas exposer Ja religion à se trouver parmi nous, avant un demi-siècle, dans l’état malheureux où nous la voyons chez les peuples voisins P
» Il n’est pas question de savoir ici comment les deux religions peuvent compatir ailleurs : l'expérience la plus longue et la plus funeste n'a que trop prouvé qu’elles étoient incompatibles dans ce royaume, et c’est le point auquel il faut s'en tenir, et qu'on ne duit jamais perdre de vue. Catherine de Médicis, en suivant précisément l'idée trompeuse de cette conciliation, avoit prétendu ménager et contenir les deux partis. Que résulta-t-il de sa politique? La plus grande confusion, qui conduisit enfin à la scène exécrable de la Saint-Barthélemi, qu'elle crut nécessaire pour se débarrasser une bonne fois des huguenots, devenus plus insolents et plus factieux par ses flatterries. Mais ce qui vient de se passer dans les Cévènes, ne suffit-il pes pour faire toucher au doigt la sagesse de l'opération du roi, et Ja nécessité de la maintenir ? C'est par les excès inouis ct
Sn TS PR LES
s avons orgueil ets ? Ne mposer appeler nnemis ndances leur sefidèles, grâces, les ont eseroit, iltat des ariation de cette e seroit, > ne sais le point 1e temps cutions, exposer -siècle,
peuples
eligions ue et la ipatibles enir, et dicis, en lation, Que réui con- , qu'elle hugueterries.
suffit-il lion du ouis ct