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DE L'ÉGLISE, (An 1685.) 109 les horribles brigandages que les huguenots viennent d'exercer dans le Languedoc, qu'il faut juger des autres maux qu'ils eussent pu nous faire pendant la guerre actuelle, s'ils se fussent trouvés au point de puissance où ils étoient encore il y a vingt-cinq ans. Et au moment où j'écris ceci, où le parti, par une modération feinte, semble désavouer les horreurs 2":xquelles se sont portés les camisards, des papiers interce, és nous découvrent que ses liaisons avec les Anglais subsistent toujours. »
Tel est le mémoire du célèbre duc de Bourgogne, à quel est difficile de rien opposer d’une manitre tant soit peu plausible, sinon que nous n'en sommes ‘plus au terme où l'on étoit alors avec les huguenots. Ne répliquons point encore de notre chef ;et après les princes du siècle, faisons entendre ceux d'entre nos évêques qui ont le mieux mérité d’elle, et Ja voix même unanime de nos évêques assemblés. Les temps sont bien changés , leur disoit-on, dès le milieu de ce siècle. Mais les disciples de Calvin, répliquoient-ils , sont toujours les mêmes ; ils ont été rebelles par principes, el ils le sont par habitude; ils sont républicains par système 1. « Qui peut avoir oublié, ajoutoient-ils, que dans la malheureuse guerre de la succession d'Espagne, ils prirent pour brouiller, le temps où le monarque éoit le plus pressé par la plus formidable des ligues; qu'ils occupérent pendant plusieurs années un de nos célèbres capitaines, avec des troupes nombreuses si nécessaires ailleurs pour défendre nos frontières ; qu'ils appelèrent nos plus grands ennemis au sein du royaume, et que sans la célérité du maréchal de Noailles, qui se porta sur les Anglais débarqués à Cette, avant que les huguenots des Cévènes les eussent pu joindre, la France attaquée au dehors par trois nations conjurées, et au dedans par ses propres sujets unis à la plus violente des trois, eùt couru le dernier péril? Qui n'a pas encore présents des faits bien moins éloignés, des faits arrivés de nos jours, et sous nos propres yeux ? N'avons-nous pas vu tous les mouvements qu'ils ont faits dans les guerres du dernier règne ? leurs assemblées dans les provinces diverses ? les fausses nouvelles qu'ils
Lettre de l'évêque d'Agen au contrôleur général, 1 mai 1751,
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