‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 3)Chapitre 57 sur 178 · SE · texte numérisé non relu

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124 (AN 1686.) HISTOIRE fût toujours du parti dont il sembloit être , que ce faux converti, comme il étoit clair par une de ses lettres, n’avoit embrassé la religion des catholiques qu'afin de mieux servir les sectaircs.

Cependant le marquis d Albyville, envoyé d’Angleterre auprès des Etats-Généraux, eut ordre de leur demander un éclaircissement touchant la flotte qu'on achevoit de préparer dans leurs ports. Avant que l'armement fût si avancé, Citers, ambassadeur des états à Londres , par une insigne fourberie, avoit assuré formellement que cette flotte ne regardoit point l'Angleterre, et fait entendre que la France avoit beaucoup plus de raison de s'en alarmer. Les mêmes obstacles n'étant plus à craindre, on traita plus lestement avec Albyville ; au lieu de lui répondre, on le chargea de demander lui-même réponse à son maître touchant ses alliances avec ses voisins. Le comte de Sunderland ne se démentit point en cette rencontre; par ses conseils, on déclara aux Hollandais qu'on n'avoit point de traité avec la France, et l’on fit revenir à Londres le fidèle Skelton, pour le mettre à la Tour.

Enfin tout étant préparé pour l'invasion, le ravisseur couvrant son attentat des apparences de la justice et de la générosité même, publia un manifeste, dans lequel il avoit recueilli tous les griefs des états, ou des protestants britanniques contre leur roi, et s'efforçoit de prouver que ce prince avoit dessein d'anéantir la religion, les lois et la liberté du pays. Il ajoutoit que les grands du royaume, ecclésiastiques et laïques, l'ayant prié, comme un médiateur + Gtesise , de les secourir contre la tyrannie, l'intérêt sincère qu'il prenait à leur peine l’avoit porté à tont risquer pour eux, non pas dans le dessein d'envahir le royaume, mais dans Ja seule vue de faire assembler un parlement libre, capable d'assurer la religion et les lois sur des fondements qu’on ne pût désormais ébranler. Dès que ce signal de la révolte et de la confusion eut été répandu en Angleterre, le

erturbateur s'empressa de partir.

11 mit à la voile, dans les derniers jours d'octobre 1688, avec cinquante vaisseaux de guerre, quatre cents bâtiments de transport , et douze à treize mille hommes de débarquement : la flotte portoit le pavillon blanc, avec les ares d'Orange, autour

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