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DE L'EGLISE. CAN 1690.) igr blement, que le sauveur (c'est la quatrième, la cinquième et la sixième ) s'est immolé pour les seuls fidèles, en sorte que la volonté des autres hommes est destituée de toute grâce suffisante. A quoi l’auteur de cette assertion, mettant par l'ironie le comble à l'impiété, ajoute que cette grâce est plus pernicieuse qu'utile, et que loin de la demander à Dieu, nous devons plutôt le prier qu’il nous en délivre. Par la septième, et les suivantes jusqu’à Ja quinzième, il est dit que tout acte de la volonté fait avec délibération, est, ou amour de Dieu, ou amour criminel du monde ; d’où il suit qu'un infidèle pèche dans toutes ses actions, que c'estun péché nouveau de ne haïr le péché que poursalaideur ; qu’il y a même du mal à le détester et à faire le bien dans la seule vue de gagner le ciel; en un mot, que tout ce qui ne part point d'une foi qui opère par la charité, est üun péché véritable.
La seizième proposition censurée, porte que l'ordre de satisfaire pour les péchés avant d'en être absous, n’est pas un simple réglement de discipline ecclésiastique, mais une ordonnance de Jésus-Christ fondée sur la nature des choses. L’audace est poussée plus loin dans la dix-septième et la dix-huitième; on y dit que la pratique d'absoudre aussitôt après la confession, renverse l'ordre de la pénitence , et que l'Eglise tient pour un abus la coutume moderne concernant l'administration de ce sacrement. La dix-neuvième portant atteinte jusqu'à la grâce du baptême, ajcute que l’homme doit faire pénitence durant toute sa vie pour le péché originel. La vingtième et la vingtunième invitant à calomnier des corps entiers de religieux, portent que les confessions qu’on leur fait sont invalides, ou même sacriléges, et qu'on a droit de soupçonner ceux qui vivent d’aumônes, d'imposer des pénitences trop légères, en vue des secours temporels qu'ils attendent. Selon la vingt-deuxième et la vingt-troisième, il faut regarder comme des sacriléges ceux qui prétendent avoir droit à la communion avant qu'ils aient fait une pénitence proportionnée à leurs fautes, et on doit l'interdire à ceux qui n’ont pas encore un amour de Dieu sans aucun mélange. On trouve dans la vingt-cinquième, et la vingtsixième, une confirmation bien convaincante de ce qu'on a si souvent expérimenté, que les ennemis de la foi d'un Dieu fait homme , le sont toujours de sa mère, On ne rougit pas d'y
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