ENT
ice
ds is Vr is:
as hs. À
ft 4
ST
PACS UT
voir d'observer tous les préceptes, que Jésus-Christ est mort pour les prédestinés seuls, et qu'iln'y a point d'autre grâce pour l'état présent que la grâce efficace. Pourquoi, dit-elle, s'attacher opiniâtrément à une censure , d'où l'on infère clairement des dogmes si horribles : ? [l ya bien des choses à corriger dans cette pièce, depuis la première assertion jusqu'à la vingtième, sur la possibilité des commandements, sur la prière et la mort de Jésus-Christ, sur la volonté qu'à Dieu de sauver les hommes. Que nos anciens aient erré, ou parlé avec peu de circonspection, c'est le propre del'humarité : ils cherchoient dans la simplicité de leurs cœurs des vérités qui n’étoient pasencoredéveloppées, et ils étoient disposés à se départir de leurs sentiments aussitôt que le saint Siége les auroit proscrits. »
On alléguoit à cette faculté, qu'Estius et Sylvius, deux de ses plus célèbres docteurs, avoient tenu la doctrine qu'établissoit la censure : mais cette sage école, loin de canoniser les égarements de ceux même de ses membres qui lui avoient fait le plus d'honneur, passa condamnation sur leurs erreurs, en excusant leur personne. « Ilsetrouve, dit-elle ingénument, dans les ouvrages d'Estins et de Sylvius, des opinions qui méritent d'être corrigées, pour ne rien dire de plus. Aussi l'un des plus habiles docteurs de Louvain, poursuit-elle, le savant Steyaert avertit le public qu'il faut lire Estius avec précaution; et c'est pareillement l'avis de tous les théologiens sensés. Quant à Sylvius, ajoute-t-elle, comme il a survécu à Jansénius, il a donné des preuves, et de son aversion pour les nouveautés de cet évêque, et de son zèle pour la pureté de la foi. Entre autres monuments de sa soumission sincère aux décisions apostoliques, il a composé avec ses collègues une lettre très- forte, adressée à l'archiduc Léopold, contre la doctrine de Jansénius; sur quoi les théologiens lovanistes ayant député à Douay pour y faire entendre que leur faculté ne levoit l'étendard que pour la détense de saint Augustin, il leur fit cette réponse, bien digne du grand Sylvius : Vous êtes prêts à combattre pour l'Augustin d'Ypres, et nous pour l'Augusiin d'Hippone, dont la véritable doctrine est celle du saint Siége, et nous sommes déterminés à
Censnra Farult, Puaer. 22 Angusti 1722.
lt Hesse Ze à
pa LS AR rt
ot do
st est mort grâce pour s'attacher ement des dans cette me, sur la iort de Jénmes. Que nspection , simplicité reloppées, its aussitôt
;, deux de qu'établisoniser les voient fait rreurs, en nent, dans ii méritent
Quant à énius, il a veautés de tre autres s apostoès- forte, ansénius ; uay pour que pour ien digne Augustin véritable erminés à
pu 7e à 2 AR act? a INA sante Ad 5e EE roc
DE L'ÉGLISE. (An 16go.) 191
combattre pour elle jusqu'au dernier soupir. Cependant,
disent encore les docteurs de Douay, comme les œuvres de
Sylvius ont été mises au jour avant les troubles du jansénisme,
il n’est pas étonnant qu'il s'y trouve des opinions trop dures et ui ont besoin d'être corrigées. »
Alexandre VIIT, vieillard presque octogénaire lorsqu'il fut élu pape, n'avoit pas occupé le siége apostolique seize mois entiers, quand il mourut le premier jour de février 1691, On l'accuse d’avoir rendu au népotisme la vigueur que lui avoit ôtée, au moins par son exemple, le pape Innocent XI, qui, du reste, avoit trouvé des obstacles insurmontables à la publication d'une bulle qui l’abolissoit dans les formes canoniques : mais le pieux et zélé cardinal Pignatelli, qui, sous le nom d'Innocent XII, succéda au pape Alexandre le r2 juillet 1691, exécuta heureusement , dès l'année suivante, le projet d'Innocent XI. Après avoir pris toutes ses mesures, dont la plus efficace fut l'attrait de ses vertus, aussi engageantes qu'éminentes et pures, il fit souscrire par tout le sacré collége une bulle authentique qui ôtoit toute distinction extraordinaire aux neveux des papes, avec obligation aux cardinaux présents et futurs de la confirmer par serment à chaque conclave, et à tout pape d'en faire de même. Fidèle à ses principes durant tout son pontificat, il ré+ pandit sur les pauvres, qu'il n'appeloit pas en vain ses neveux, tous :es biens que ses prédécesseurs n'avoient que trop souvent prodigués à leurs proches.
il avoit toujours joui d'une haute réputation de vertu ; et les Romains firent de grandes réjouissances aussitôt qu'ils apprirent son élection; sur quoi le vallon français , l'abbé Valloni ou du Vaucel, qui faisoit toujours à Rome les affaires des jansénistes, s'égaya lui et ses amis à sa manière accoutumée. Le lendemain de l'élection, il écrivit en France !, qu'on disoit à Rome, sans doute parmi les plaisants du parti, que l'infaillibilité se trouvoit dans la marmite; faisant une fade allusion à des espèces de marmites qu'ont pour armes les Pignetelli. 11 n'est pas difficile de reconnoitre ici le ton du blasphémateur Fra- Paolo, qui faisoit porter de Rome à Trente le Saint - Esprit
1 Causa Quesn. art. 14, q. 2.
eue