‹ Histoire de l'église [microforme]Chapitre 119 sur 159 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

DEPUIS LE COMMENCEMPNT DU SCHISME DES NOVATIENS EN 251 , JUSQU'A L'EMPIRE DE DIOCLÉTIEN EN 281.

L: clergé de l'Eglise romaine, dépourvu de pontife depuis l'année 250, étoii composé de quarante-six vrêtres, de sept diacres et de sept sous-diacres, de quaranie-deux acolytes et de c D ar tant exorcistes que lecteurs ou portiers.On avoit tarde pendant près d'un an et demi à remplir la première dien ité de l'Eglise, afin de ralentir le feu de la persécution. Mais, maigyré ceite multitude de subalternes, tous ou presque tous d'un vrai mérite, on s'aperçut cependant que le plus grand des inconvénients et des périls, c’étoit de demeurer plus long-temps sans chef. Ainsi l’on ne balança plus à en faire l'élection ; et le quatre Juin de l'an 251, le peuple et le clergé, avec seize évêques qui se trouvoient à Rome, dont deuxAfricains, choisirent Corneille, qui fut consacré sur-le-champ. La science et la vertu furent les seuls degrés par où il monta sur ce siége éminent, encore fit-il tous ses efforts pour s'en défendre; se disant, par une modestie et un détachement exemplaire, incapable de porter un si lourd fardeau. Mais plus il résista, plus on l'en jugea digne. Ayant pris naissance à Rome, et passé par tous les postes de cette église, il étoit parfaitement connu de ceux qui le choisissoient. Le seul Novatien se déclara contre l'élection, poussé par une ambition dévorante, quoiqu'habilement déguisée, et par le turbulent Novat. L'ambitieux Novatien jouissoit, avec justice, d'une grande réputation d'éloquence et de doctrine, et il ne fut pas difficile à son -d'lateur de lui persuader qu'on lui avoit fait injustice. C: .:ux méchants prêtres s'unirent d'intérêt comme de sentir: :, et commencèrent par semer .: * calomnies atroces con::.:* .rneille, afin de le rendre adieu. à tout le monde. Ils ::. «alorèrent avec tant d'art,

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