‹ Histoire de l'église [microforme]Chapitre 126 sur 159 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

DEPCIS LE COMMENCEMENT DU RÈGNE DE DIOCLÉTIEN, EN 284 , JUSQU'A LA PAIX QUE CONSTANTIN DONNA À L'ÉGLISE EN 313.

Qu Dioclétien se vit tranquille possesseur du trône, il déclara auguste le césar Maximien-Hercule, qui n’étoit qu'un paysan parvenu, mais son ami dès l'enfance. Car, il ne valoii pas mieux lui-même pour la naissance , qu'il avoit prise en Dalmatie d'une famille très-basse, et il avoit été affranchi du sénateur Annulin. L'empire du monde fut néanmoins ving! ans entre les mains de ces soldats de fortune, qui demeurèrent en assez bonne intelligence. Ils sembloient faits l’un pour l'autre, cruels tous les deux ; mais Maximien, d'un caractère fougueux et emporté, suivant brutalement ses inclinations vicieuses , sans retenue comme sans éducation , d'une dureté e! d'une grossièreté qui paroissoient jusque dans son visage, ct son extérieur plus que négligé : Dioclétien, au contraire, vain , artificieux, jaloux de l'autorité , n'en cédant que ce qu'il ne pouvoit retenir, et faisant beaucoup valoir le peu qu il paroissoit abandonner. Il avoit même l'ambition de se faire aimer , et le caractère de son collègue l'y fit réussir jusqu'à un certain point. C'étoit lui-même qui prenoit les résolutions violentes; mais il les faisoit exécuter par Maximien , et trouvoit le secret de contenter tout à la fois sa passion pour la gloire et son méchant naturel.

De pareils maîtres ne pouvoient aimer sincèrement des sujets chrétiens. Néanmoins ils les laissèrent d’abord tranquilles, par politique, à cause de leur grand nombre. Ils s’en servirent | même par besoin et par intérêt; car ils leur rendoïient intérieurement justice, et les regardoient comme les citoyens les plus vertueux et du commerce le plus sûr. 1] y en avoit beaucoup

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DE L'EGLISE. (AN 284.) 36y au palais, dans les postes de confiance ; et parmi les principaux officiers. Depuis long-temps les empereurs étoient persuadés que la garde et le service de leurs personnes ne pouvoient être remis en de meilleures mains. Ainsi agirent, durant leurs plus belles années , Dioclétien et Maximien; et ils ne se déclarèrent formellement et généralement contre le christianisme , que sur la fin de leur règne. Mais on pouvoit en user autrement, sans risquer de leur déplaire. Les gouverneurs stuvoient impunément leurs humeurs ou leurs haines particulières , et faisoient valoir au besoin les anciens édits.

Lysias se signala en ce genre; dans son gouvernement de Cilicie. Son zèle impie le poussa jusqu'à interroger lui-même Claude, Astère et Néon, tous trois frères, et deux femmes, nommées Domnine et Théonille, que le magistrat municipal d'Egée avoit fait arrêter tous ensemble, pour cause de religion Claude fut présenté le premier et demeura inébranlable. Le proconsul le fit pendre au chevalet, ordonna qu’on lui appliquût le feu sous les pieds ;, qu'on lui coupât des morceaux de chair aux talons, et qu'on les lui mît sous les yeux. Il n’est point de perte affligeante, dit-il en les voyant , pour ceux qui aiment Dieu; ces maux apparents sont les arrhes des biens éternels. Lysias commanda de le déchirer avec les ongles de fer, de frotter ses plaies avec des morceaux raboteux de pots cassés, de lui appliquer des torches ardentes. Tout fut inutile, et l'on reconduisit Claude en prison. Astère fut traité de la même manière, et marqua la même constance. Comme Néon étoit fort jeune, le proconsul en espéra davantage. Mais la force de la grâce n’en parut qu'avec plus d'éclat. Toutes les tortures ne servant enfin qu'à couvrir le tyran de confusion, on conduisit les trois frères hors de la ville pour y être crucifiés : après quoi on amena les deux chrétiennes , qu'on croyoit fort épouvantées par ces spectacles, où on les avoit tenues présentes.

Domnine confessa la première, et fut fouettée avec tant d'indignité et de rigueur , qu’elle expira sous les coups. Théonille ne témoigna que du mépris pour les efforts et le vain espoir du persécuteur , qui ne se possédant plus de colère dit aux bourreaux : Souffletez-la, jetez-la par terre, licz-lui les

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370 (AN 285.) : HISTOIRE pieds , ne vous lassez point de la tourmenter. Suivez-vous vos propres lois, dit Théonille, et vous est-il permis de traiter de la sorte une étrangère de condition libre ? Lysias dit : Pendez- Ja par les cheveux, dépouillez-la depuis les pieds jusqu’à la tête, et qu'il n'y ait aucune partie de son corps sans blessure. N’as-tu pas honte, reprit-elle, de me mettre en cet état ; et ne penses-tu pas que tu outrages dans mon sexe ta mère et ton épouse ? Lysias dit : Qu'on lui coupe les cheveux, afin qu'ils ne lui cachent plus le visage, et qu'elle essuie toute sa honte, à quoi elle paroît si sensible. Qu'on lui applique des épines autour du corps, en forme de ceinture, qu'on l’étende à quatre pieux ; qu'on la frappe de courroies, non-seulement sur le dos, mais sur toutes les parties du corps, qu'on lui mette des charbons ardents sous le ventre, et qu’elle meure ainsi. Peu après l'exécution de ces ordres barbares , le geôlier et l’un des exécuteurs vinrent dire au proconsul : seigneur, elle a rendu l'esprit. Plus cruel que les bourreaux, et non encore satisfait; cousez , leur dit-il, son corps dans un sac ; liezle bien, et le jetez dans l'eau : ce qui fut exécuté sur-lechamp.

Le même tyran procur: l1 palme du martyre à saint Côme et à saint Damien, deux frères nés en Arabie, et médecins de profession. Mais il paroït que la propagation de la foi leur tenoit bien plus au cœur que la guérison des corps, et que leur art n’étoit pour eux qu'un moyen de procurer plus facilement le salut des âmes. Leur désintéressement étoit si connu, qu'on les appeloit communément Ænargyres , c'est-à-dire, hommes sans argent. On leur fit endurer toutes sortes de supplices , et le Seigneur prodigua les miracles pour confondre le persécuteur. Ils se rendirent en un mot si célèbres, que l'église d'Occident a inséré le nom de ces martyrs orientaux dans le canon de la messe. Le septième concile général exalte beaucoup de merveilles que Dicu opéroit sans cesse par leur intercession

Tiburce , autre martyr fameux, fut amené au préfet Fabien, qui fit préparer un grand brasier avec de l'encens, et lui commanda, ou d'offrir l'encens , ou de marcher sur le brasier, Tiburce se munit du signe de la croix, et se promena les pieds nus sur les charbons ardents, sans ressentir la moindre dou-

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DE L'ÉGLISE. (AN 266) 371 leur. Adorateur de Jupiter , cria-t-il ensuite à Fabien, osea seulement mettre la main dans l'eau bouillante, au nom du plus grand de vos dieux. Je sais, dit le préfet, que votre Christ est un maître habile en fait de magie. T'aisez-vous, profane, répliqua Tiburce, et ne blasphémez pas ce que vous ignorez. Cette sainte hardiesse abrégea l'épreuve : on cou

aussitôt la tête au martyr. Plusieurs autres fidèles eurent les pis percés de clous, puis furent massacrés à coups de

nces.

Dans les Gaules, où Maximien, dès le commencement de son élévation, étoit passé contre la faction des Bagaudes, c'est-à-dire , des paysans révoltés, on vit plusieurs milliers de martyrs. Il avoit amené d'Orient la légion Thébaine, toute composée de chrétiens. Elle venoit de passer le quartier d'hiver dans la province de Palestine, où Zambdas, évêque zélé de Jérusalem, avoit profité du temps pour convertir une partie de ces guerriers, pour animer la vertu de ceux qui étoient déjà chrétiens, et pour confirmer solidement les uns et les autres dans la foi. Ainsi tous généralement respiroient la vertu, la force évangélique, et voyoient sans effroi les dangers de toute espèce. Bientôt ils eurent besoin de toutes ces dispositions. Depuis long-temps néanmoins on avoit de grands égards pour les soldats chrétiens, très-multipliés dans les armées romaines, où , par les principes même du christianisme et le mépris qu'il donne de la mort, ils avoient acquis une réputation extraordinaire de valeur. Il étoit pour eux une formule particulière de serment ou d'engagement, qui contentoit leurs maîtres sans blesser leur propre conscience. Mais le féroce Maximien n'étoit pas capable de ces ménagements. 1] voulut que toutes ses troupes indistinctement jurassent sur l'autel de ses dieux, qu'elles combattroient avec courage. L'armée se trouvoit dans le canton des Alpes, que l’on nomme aujourd'hui Île Valais ; et la légion chrétienne, qui ne vouloit prendre aucune part à l'idolâtrie générale, se rangea un peu à quartier, au pied de la montagne appelée le Grand-Saint- Bernard.

Maximien commanda de la décimer : ce qui s’exécuta sans

la moindre résistance ; aucun de ces braves ne pensant à dé- /

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fendre sx vie contre son empereur devenu son bourreau : l'ordre de décimer vint pour la seconde fois : alors tous les soldats de la légion, voyant qu'on espéroit de les séduire par la crainte de ces exécutions réitérées , crièrent de toutes parts qu'ils étoient prêts à souffrir mille morts, plutôt que de rien faire contre la foi de Jésus-Christ; ce qui n'empêcha point qu'on ne les décimât une troisième fois avec la même facilité que les deux premières. Ils s'exhortoiont les uns les autres à marquer au roi des rois ce même courage qu'ils avoient si sou vent signalé par de moindres motifs. Les principaux officiers de la troupe, Maurice, Exupère et Candide, leur donnoient l'exemple de la soumission comme de la constance dans la foi, et leur remettoient sous les yeux leurs camarades déjà couronnés de palmes immortelles; en sorte que Maximien ne pouvant surmonter ce divin courage, prit la résolution atroce de massacrer toute la légion.

Il la fit environner par toute l’armée, et tailler en pièces jusqu'au dernier homme. Ils étoient environ six mille. Tous mirent bas les armes , et se présentèrent pour être égorgés. La vallée en un moment fut remplie de corps morts, et l’on vit couler au milieu un fleuve de sang. La férocité avoit passé, du cœur de Maximien, dans celui de tous les Romains idolâtres. L'humanité et le patriotisme en furent absolument bannis. Ils se livrèrent à la joie et à la débauche, au milieu de leurs frères expirants, comme s'ils eussent remporté une glorieuse victoire sur les ennemis de l'empire. Survint un soldat vétéran, nommé Victor, qui n'avoit pas élé présent au massacre, Ils l’invitèrent à manger et à se réjouir avec eux. Victor étoit chrétien , et ne témoigna que de l'horreur. À l'instant on se jeta sur lui, et on le joignit aux autres martyrs.

La fureur de Maximien, ainsi allumée, procura la même couronne à une infinité de héros chrétiens, dans les différentes provinces des Gaules, Saint Donatien et saint Rogatien, frères, et d’une naissance distinguée , Souffrirent à Nantes ên Bretagne. Donatien , le plus jeune, s'étoit converti le premier, et avoit déjà reçu le baptême. Rogatien n'étoit encore que catéchumène. Ils furent également fermes l’un et l'autre, et subirent Le méme supplice. On les décapita, après qu'on leur eut fait

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endurer toutes les tortures du chevalet, ct que par wi. uveau raffinement de cruauté, on leur eut percé la tête de lances. Saint Gaprais d'Agen se cacha d’abord, et craignoit beaucoup. Une vierge supérieure à son sexe, lui donna l'exemple du plus mâle courage. Il se remontra , et fut glorieusement couronné.

Près d'Agde, souffrirent Tibère, Modeste et la généreuse Florence; à Vienne, le tribun Gerréole; et à Brioude en Auvergne, Julien, l’un de ses soldats. À Arles, le greffier Denèés, encore jeune et catéchumène, nc pouvant se résoudre à expédier un ordre donné contre les chrétiens, jeta ses registres aux pieds du juge, et s'enfuit. 11 passa le Rhône à la nage; mais il fut pris à l’autre rive, et il eut la tête tranchée. Il est une quantité d’autres martyrs dont on n'a rien de sûr que le martyre même. Sainte Reine, vierge du diocèse d’Autun , est une des plus renommées. La dévotion extroordinaire des peuples, soutenue depuis tant de siècles, est la meilleure preuve qu'on puisse avoir de l'éclat de son triomphe. Il s est formé autour de son tombeau une bourgade qui porte son nom.

Mais ce fut dans la Gaule Belgique, où Maximien resta plus long-temps et trouva un ministre plus digne de lui, que nous trouvons aussi plus de martyrs. On dénoncça à ce terrible président, si connu sous le nom de Rictio-Vare, une jeune vierge, appelée Macre, comme il étoit à Fimes, petite ville située entre Reims et Soissons. Elle parla avec un courage qu'on eût admiré dans les hommes les plus généreux, et souffrit le double supplice du fer et du feu avec une fermeté inaltérable. Déjà elle étoit dépouillée pour être brûlée vive, lorsque le tyran, changeant d'avis, ordonna qu'on lui coupât les mamelles et qu’on la reconduisit en prison. Peu après, il la fit étendre sur des charbons ardents et des morceaux de pots cassés, où elle expira. Elle fut enterrée près du lieu où elle avoit souffert , et les miracles qui s’y opérèrent pendant une longue suite d'années, y firent bâtir une église sous le règne de Charlemagne.

Deux autres chrétiens distingués, Ruffin et Valère, pris dans les mêmes cantons, furent déchirés à coups de fouet, appliqués au chevalet, et incontinent après obligés de suivre à pied le corlége de limpitoyable juge, pendant l'espace de plus de

trois lieues , qu'ils ne cessèreut de rougir de leur sang. À ce termeils furent décapités, en leur qualité de citoyens romains. Les deux frères saint Crépin et saint Crépinien eurent aussi la tête tranchée. On les avoit arrêtés à Soissons, où ils répandoient la semence évangélique avec un zèle également industrieux et infatigable. Ils étoient de Rome, d’une famille considérable ; et quoique toute occupation pt être ennoblie par les vues qu'ils se proposoient, il y a peu d'apparence qu'ils fissent le métier de cordonnier, On enterra ces martyrs dans une grotte, d'où saint Eloi, évêque de Noyon, les tira dans la suite, pour leur ériger un magnifique tombeau. Saint Eloi fit aussi l'invention des reliques du martyr saint Piat, qui avoit prêché la foi à Tournai. On retrouva de grands clous, que le tyran lui avoit enfoncés en différentes parties Gi: corps. Saint Piat n'étoit que prêtre, et il eut pour compagnon l'évêque saint Chryseul, aussi martyr.

Saint Quentin fut pris à Amiens, où il préchoit avec une liberté convenable à la haute naissance qu'il avoit reçue de Zénon, illustre même entre les sénateurs romains. Il arriva d'abord à Amiens avec Lucien, qui passa dans la suite à Beauvais dont il fut l'apôtre. Varu:, ou Rictio - Vare, comme il est plus ordinairement nommé dans les martyrologes , fit les plus grands efforts pour gagner Quentin, en considération de sa noblesse. Mais n’y ayant pu réussir, il le traita avec un ressentiment barbare. Il commença par lui faire disloquer les membres à toutes les jointures : il ordonna ensuite qu'on lui déchirât le corps avec des chaines, au lieu de fouets, et qu'on versât dans les plaies de la poix et de l'huile bouillante. Apprenant que la prison du confesseur s'étoit ouverte miraculeusement, et que ses gardes s'étoient convertis avec une multitude de spectateurs, il ne sut quelle invention mettre en œuvre pour arrêter par la terreur les progrès de l'Evangile. Comme les tortures n’empêchoient nullement le confesseur de louer Dieu, il lui fit remplir la bouche de chaux et de vinaigre ; puis le fit partir devant lui pour la capitale du Vermandois, ville alors peu ancienne; mais à laquelle saint Quentin devoit donner, avec son nom, une splendeur bien plus honorable que l'ancienneté.

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Avant d'y arriver, Rictio-Vare tenta encore de le séduir?, fondant de nouvelles espérances sur l'épuisement où il le voyoit réduit, tant par le voyage que par les tourments. Mais le courage de Quentin n’en parut que plus ferme. Alors le président s’abandonnant à toute sa rage, contre la disposition des lois, après l'avoir fait percer transversalement de deux branches de fer depuis le cou jusqu'aux cuisses, après lui avoir enfoncé des alênes sous les ongles des pieds et des mains, comme il respiroit encore, on lui trancha la tête, qu'on jeta avec son corps dans la rivière de Somme. Dieu ne permit pas que de si précieuses reliques fussent à jamais perdues. On les retrouva sous le règne du jeune Constantin: et la relation de celte invention merveilleuse fut écrite par un auteur qui en avoit été témoin oculaire. Six semaines après la mort de saint Quentin, les saints Victor et Fuscien, avec Gentien leur hôte, furent martyrisés dans le pays d'Amiens, au lieu nommé depuis Saints, à cause de ces saints martyrs. On y voit encore leur tombeau, sur lequel est bâti le monastère de saint Fuscien,

Durant la même persécution , saint Firmin, originaire de Pampelune au pays de Navarre, et de famille sénatoriale, souffrit le martyre dans la ville même d'Amiens, dont il est reconnu pour le premier évêque. Il étoit si révéré du peuple à cause de ses miracles, que le président Valère, moins emporté que Varus, n'osa le faire tourmenter publiquement. On lui trancha la tête en prison. Le sénateur Faustin, qu'il avoit converti, le fit inhumer. Il voulut même que son propre fils, qui devint aussi évêque d'Amiens, portât le même nom; et l'on appela celui-ci saint Firmin le confesseur.

Nous ne finirions point, si nous voulions parler de tous les martyrs que Maximien fit dans les Gaules, par lui ou par ses licutenants. La seule ville de Marseille, le théâtre principal de la superstition romaine dans ces contrées, en fournit un trop grand nombre pour les bornes que nous nous sommes prescrites. Mais nous ne pouvons nous dispenser de parler avec quelque distinction de l'illustre saint Victor. C'étoit un homme de gucrre, renommé pour sa noblesse et sa valeur, el qui n'estimoit ces avantages humains qu'autant qu'ils lui

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