‹ Histoire de l'église [microforme]Chapitre 133 sur 159 · SR TT ASE ES · texte numérisé non relu

SR TT ASE ES

Emi ee Ms mr des dra CES 2 Pas, RS te

Es es à Ten

as:

Frs TT De Faso? LEE LENS

LE S 2 Rare

404 (AN 310.) HISTOIRE place. Maximien vint en effet pendant la nuit, et poignarda le malheureux eumuque. À l'instant Constantin parut environné de ses gardes, fit saisir l'assassin, et pour dernière grâce, ne lui laissa plus que le choix de sa mort. Maximien choisit làchement la corde, mort que les Romains réputoient infâme, et il s'étrangla de ses propres mains.

Galère, la dix-huitième année de son règne, à compter du temps qu’il devint césar, fut frappé d’une plaie incurable et honteuse. On y voulut appliquerle fer, et il perdit du sang en telle abondance, qu'il y eut tout à craindre pour sa vie. On arrêta l’hémorragie; mais ce ne fut que pour donner lieu à une horrible gangrène. Tout le siége et les chairs voisines tombèrent en pourriture. Les remèdes ne faisoient qu’aigrir le mal, qui gagna l’intérieur du corps et les plus hauts intestins. Il s’y forma une fourmilière de vers, et il s’en exhaloit une puanteur insupportable, qui n’infectoit pas seulement le palais mais tout le quartier de la ville de Sardique, où alors se trouvoit le tyran. Ce qu’il y a de plus inconcevable, c'est que ce

.mal,nonobstant sa violence, dura plus d’un an. Nulle opéra-

tion, nulle invention ne réussit pour le guérir ni le diminuer. Les secrets des prêtres idolâtres qu’on employa, ne servoient qu'à tourmenter davantage le malade qui, désespéré et ne sachant à qui s'en prendre, faisoit insensément mourir ses médecins. Bientôt on eut” peine à en trouver qui voulussent ou qui pussent en supporter l'infection et se résoudre à l’aborder. Son corps parvint à un état monstrueux. Tout le buste et la partie supérieure à la plaie, étoient d’une maigreur hideuse et sépulcrale : ce n’étoit qu'un squelette, couvert d’une peau desséchée et tirée sur les os. Depuis la plaie jusqu'à l’extrémité des pieds, qui n’en conservoient pas lamoindre forme, on ne voyoit que deux espèces d’outres allongées et prodigieusement tendues,

Il se trouva cependant un médecin assez courageux pour avertir ce cruel maître que sa maladie n'’étoit pas naturelle; qu'il étoit absolument impossible de la guérir par les remèdes ordinaires. Souvenez-vous, seigneur, lui dit-il, de ceque vous avez fait contre les serviteurs de Dieu; et dans ce principe de vos maux, cherchez-en le remède. Dompté par l'excès de la

ignarda le environné

grâce, ne choisit làt infime,

à compter incurable lit du sang sa vie. On nner lieu à rs voisines qu’aigrir le s intestins.

haloit une nt le palais rs se trouest que ce ile opéradiminuer.

> servoient éré et ne mourir ses voulussent udre à l’abut le buste igreur hivert d'une

qu'à l'exdre forme,

et prodi-

geux pour naturelle ; >s remèdes eque vous rincipe de xcès de la

DE L'EGLISE. (AN 311.) 405 douleur, ce tyran superbe reconnut qu'il étoit mortel, et soumis à une puissance infiniment supérieure à la sienne. Comme autrefois Antiochus, il s'écria qu'il feroit cesser la persécution, et qu’il remettroit en honneur le culte du vrai Dieu. 11 fit effectivement publier un édit portant défense de tourmenter les chrétiens davantage, afin que jouissant d’une paix entière, ils priassent pour sa guérison et la conservation de ses jours. Dans ce témoignage forcé de son repentir, il entreprit encore de justifier ses rigueurs précédentes ; et pour cela its'efforçca de faire entendre qu'il s'étoit proposé de tirer les chrétiens de leur aveuglement, maïs que ces tentatives n'ayant abouti qu’à les détourner du service de leur Dieu , sans les engager à honorer ceux de l'empire, il étoit de son i.dulgenc: de leur laisser exercer leur religion en toute liberté, et rétablir les édifices où ils s’assembloient. De pareils sentiments n'étoient guëres propres ä obtenir une faveur qui n° :-quéroit pas moins qu'un miracle. Peu de jours aprèsl'édi:, l'an 311, ce fàux pénitent rendit l'âme, tout son corps étant réduit en pourriture, et tombant par lambeaux.

L'Eglise d'Orient ne laissa pas de profiter du rescrit. Pour celle d'Occident, elle jouissoi: d’une paix presque générale, depuis la catastrophe de Maximien. Dès le dix-neuvième jour de mai de l'an 308, on avoit ordonné pape, Marcel, différent de Marcellin, avec qui on l’a quelquefois confondu à cause de h ressemblance du nom. Marcel mourut au commencement de l’an 310, etil eut pour successeur E:-sèbe, qui ne survécut qu'environ quatre mois. Après une vacauce de plus de neuf, dont on ignore la raison, le 2 juillet 311, on élut Melchiade, qui tint le siége deux ans,et demi.

Aussitôt que la mort de l'empereur Galère parvint aux oreil- Yes de Maximin, il s’avança en diligence, dans le dessein de sé rendre maître de toute l'Asie jusqu’au détroit de Chalcédoine. Eicinius, qui avoit été fait auguste à la mort de Sévère, accourut de l'Illyrie, pour défendre une partie si considérable de ses états ; et en peu de temps, on vit les deuxrives de l'Hellespont couvertes des armées nombreuses de ces deux rivaux. Mais comme on s'attendoit aux dernières extrémités, ils firent un accommodement contre toutes les apparences. Maximin garda

Page 1