‹ Histoire de l'église [microforme]Chapitre 139 sur 159 · AT DE · texte numérisé non relu

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LE L'EGLISE. (AN 313.) fat divin de la religion. Le culte chrétien étoit devenu le plus éclatant, et presque le seul public. On offroit l'adorable sacrifice, non plus dans l'obscurité des antres et des souterrains, mais sous des voûtes étincelantes d’or et de pierreries. "T'out retentissoit du son des instruments et des chants célestes. On prononçoit d'éloquents discours, qui exprimoient avee transport la louange, le triomphe, les actions de grâce , et qui servoient à entretenir la ferveur et l’allégresse dans ces divines assemblées. :

Constantin rendoit les plus grands honneurs aux princes de l'Eglise, principalement à ceux qui avoient combattu pour la foi, et qui conservoient les cicatrices de leurs glorieuses blessures !. [l les faisoit asseoir à sa table, et fermoit les yeux sur leur extérieur négligé, pour ne faire attention qu'à leur earactère et à leur dignité dans l’ordre de la foi. 1} s’efforçoit de dédommager tous les confesseurs, par ses largesses impériales, où la préférence ne se régloit que sur le besoin de ceux qui étoient déchus d’une plus haute fortune.

Il ne suffit point à son zèle de faire ainsi triompher Jésus- Christ dans l'empire d'Occident , ni même dans la partie de l'Orient soumise à Licinius : il envoya le dernier édit à Maximin, qui régnoit en Egypte et dans Les provinces les plus orientales de l'empire, et il l'exhorta de la manière ‘a plus pressante à s’y conformer. Toujours également ennemi 4rs serviteurs du vrai Dieu, ce cruel tyran craignoit néanraoi is de rompre ouvertement avec ses collegues. D'un autre côië, 1l ne vouloit point paroître obéir. Il prit un milieu : sans ivire publier l'édit, il se contenta ‘écrire à ses ofliciers de nc plus tourmenter les chrétiens , et d'employer seulement la persuasion ou la séduction, pour les attirer au culte de ses dieux. Peu de temps après, il sut qu’un traité de ligue offensive, autrefois passé entre lui et Maxence contre les deux autres empereurs , avoit été retrouvé dans les papiers du tyran de Rome, depuis sa défaite; et, jugeaut de leurs dispositions par ies siennes, il ne douta point qu'ils ne lui fissent éprouver leur vengeance dès qu'il leur seroit possible.

à Eus. Vit, Conut,

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