‹ Histoire de l'église [microforme]Chapitre 149 sur 159 · TITRE TS · texte numérisé non relu

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parmi le peuple d'Alexandrie, excitoit la jalousie de l'évêque, ct faisoit tout le crime du prêtre. Il ne s’agissoit plus que de faire passer la prévention dans l'esprit de l'empereur; et la tentative étoit délicate auprès d’un prince si fortement attaché à la doctrine de Nicée. Constance elle-même n’osoit parler , quoique l’intrigant directeur qui la sai jaguoit, lui «a fit une cbligation de conscience. Etant tombée mal: de dur les entrefaites, et l'empercur lui rendant de fréquentes visites, elle le conjura, par la tendresse fratsrnelle , de mettre dans le saint ecclésiastique qui la dirigroit (ainsi s'en exprimoit-elle ), toute la confiance qu'il avoit en elle-mêmeï. Pour moi, ajouta-t-elle, je n'ai plus aucune prétention dans ce raonde que je vais quitter ; mais je tremble. en vous y liss::.', que les cris de l'innocence persécutée n’attirent la mal‘diction céleste sur vous et sur vos états.

Ge discours d’une sœur chérie ct mourante fit tout son effet. C'aastantin voulut entendre le prêtre arien , crut qu’Arius pouvait être calomnié, poussa la crédulité et la foiblesse jusqu’à écrire lui-même à l'hérésiarque, qu'on lui permettoit de paroître pour se justifier. Ârius, bien instruit de la trame, et qui se tenoit tout prêt, ne tarda point à se présenter. Toutes les batteries de la cabale étoient parfaitement dressées. Il fut trouvé innocent, sur une confession de foi dont les blasphèmes de la première avoient été retranchés, et où le venin n'étoit pas si facile à découvrir. On rappela pareillement Eusèbe de Nicomédie , ainsi que les évêques Maris et T'héognis, sur une rétractatior: non moins équivoque. lis rentrèrent surle-champ dans leurs siéges, et chassèrent ceux qu’on avoit peu auparavant ordonnés en leur place par la disposition d’un concile œcuménique.

Pour un triomphe parfait, il falloit encore rétablir Arius dans l'église d'Alexandrie. Mais c'étoit le grand Athanase qui gouvernoit; et jamais pasteur ne représenta mieux cette colonne de fer dans la maison de Dieu, à quai les Livres saints comparent les véritables évêques. Eusèbe :': Nicomédie, qui bientôt après son rappel, recouvra son :: ::nne faveur, lui

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| DE L'ÉGLISE, (AN 328.) 507 écrivit, et lui fit écrire par l'empereur même. Le patriarche tint ferme et contre les paroles de séduction, et contre les menaces : car le prince obsédé sans relâche des plus habiles imposteurs, et irrité d'éprouver de la part même des chrétiens les plus grands obstacles à la paix et au triomphe de l'Eglise, oublia sa douceur ordinaire et son ancienne réserve par rapport aux choses de la religion. La tentation fut d'autant plus délicate qu'elle étoit occasionée par un prince foncièrement religieux, qu'on anima vivement, en donnant à la résistance de l’évêque du grand siége d'Alexandrie un air de révolte, ou du moins de ressentiment personnel.

À cette rude épreuve la Providence proportionna ses secours. Elle inspira de nouveau à saint Antoine, de voler de son désert à la capitale d'Egypte, pour la défense de son pasteur et de toute l'Eglise. Ce grand saint étoit au comble de la réputation que méritoient ses vertus éminentes et ses fréquents miracles :. Quand on sut qu'il arrivoit, tous les peuples accoururent au-devant de lui , et l'écoutèrent comme un ange descendu du ciel. N'ayez, leur dit-il avec toute la simplicité et la franchise évangélique , n'ayez aucune communication avec les impies qui portent le nom d'ariens, qui sont moins des chrétiens que des idolôtres; puisqu'en adorant Jésus-Christ, ils osent le blasphén.:er, et soutenir qu'il n’est qu'une créature. Il confirma ce discours simple par la guérison des maladies les plus incurables, et il délivra une multitude d'énergumènes. Les infidèles s empressoient comme les autres, pour voir et pour entendre l’homme de Dieu; car c’est ainsi que tout le monde l'appeloit indifféremment. Ils regardoient comme un grand bonheur de toucher seulement sa robe; et en quelques jours qu’il passa dans la ville, il s’en convertit un nombre incroyable. Sa présence fut encore plus utile auxcatholiques, qui faisoient l’objet de son voyage. Mais sitôt qu'il les vit bien affermis dans la foi et dns l’obéissance à leur pasteur légitime, il se dép'cba de reprendre la route de sa solitude, qu'il n’abandontu jamais qu'à regret. Saint Athanase le reconduisit fort loin avec son clergé, que suivit ine multitude innombrable de

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5a$ (AN 328.) HISTOIRE personnes de toute condition, en louant Dieu, et en exaltant la foi qui formoit de pareilles vertus.

Les ariens n'en parurent que plus ardents à semer de toute part le trouble et la zizanie. Ils étoient surtout furieux contre Athanase ; et s’unissant de nouveau avec les méléciens pour micux réussir à leperdre, ils le firent citer et comparoitre par- «cvant l’empereur. À cette première fois, leurs imputations ne trouvèrent point de créance; Constantin ayant pris la peine de tout examiner par lui-même, il renvoya l'évêque Athanase à son église, avec autant de témoignages d’estime pour l'accusé , que de mépris pour les calomniateurs.

Ils avoient un autre antagoniste zélé dans le patriarche d’Antioche, le premier prélat de l'Orient après celuid’Alexandrie, et qui ne voyoit pareillement au-dessus de lui que le souverain pontifer. C'étoit saint Eustathe , qui remplissoit si dignement ce grand siége : docteur profond et disert, pasteur exemplaire et d’une extrême vigilance, confesseur intrépide dans les dernières persécutions, et qui depuis la paix de l'Eglise, s’appliquoit, avec un zèle aussi éclairé qu'infatigable, à corriger les abus et à prévenir le relâchement. S'il se rendoit redoutable aux hérétiques par ses écrits , il l’étoit encore davantage par son habileté à les pénétrer, et par son courage à leur arracher le masque qui en imposoit aux simples.

Il sut connoître, et il exclut de la cléricature, Etienne, Léonce l’eunuque, et Eudoxe, qui néanmoins furent tous trois ses successeurs, par les czbales des ariens, et qui justifièrent si bien ses soupçons. Quelque puissant que fût Eusèbe de Césarée, Eustathe l'aitaqua à face déeouverte, et releva un des premiers l’altération que cet homme équivoque n'eut pas honte de faire à la confession de foi qu'il avoit donnée à Nicée. Il n'épargna pas davantage Paulin de Tyr, ni Patrophile de Scythopolis également accrédité dans le parti.

Il n'en falloit pas tant au génie violent des sectaires. pour leur faire résoudre sa perte. Mais afin de la procurer plus sûrement, ilsusèrent quelque temps de dissimulation. Eusèbe de Nicomédie, chef principal de la cabale, prit le prétexte

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DE L'EGLISE. (Ax 320.) 50g d'aller visiter l'Anastasie, c'est-à-dire, l'Eglise de la Résur-

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Apuie même d'accomplir son coupable dessein. Théognis de Nicée, Hi fl contre À) qui en avoit le secret, partit avec lui. Ils s’abouchèrent à Jé- {l 1

spour | rusalem avec les évêques leurs complices, qui les accom- il if re par- pagnèrent à leur retour jusqu’à Antioche, comme pour leur pl ere | faire honneur. On nomme dans ce nombre Eusthe de Cé- sp) PRE M sarée, Pamphile de Scythopolis, Aëtius de Lydde et Théo- A anse ) dore de Laodicée. Afin de mieux surprendre saint Eustathe, 1 lt ar l'ac- N ils lui firent toutes les démonstrations possibles d'amitié ; et 1) ; À ils trouvèrent quelques raisons spécieuses de s’assembler en ii

riarche ! concile dans sa propre Eglise, et même avec plusieurs prélats qui exan- orthodoxes. 4 gs le à Mais l'assemblée fut à peine formée, qu'ils dévoilèrent fl sl ssoit si toute la noirceur de leur complot. On accusa Eustathe de sa- jan pasteur bellianisme. C’étoit l'hérésie diamétralement opposée à celle il répide Ÿ d’Arius, et dont les ariens, cherchant à faire diversion dans le put) Église, | goût des sectaires de tous lestemps, accusoïent les zélés défen- (a 4007 À seurs du dogme dela consubstantialité. Dans leur conciliabule. À fil

ils introduisirent aussi une impudente, qui tenant un jeune | enfant, assura avec serment qu'elle l’avoit eu d'Eustathe. I! n’y avoit point d'autre preuve que la parole de cette femme, F visiblement suscitée contre le saint évêque; et tous les catho- nl À liques crioient à la calomnie avec la plus vive indignation. Les f : évêques ariens, qui étoient les plus forts, répondirent avec || un airaffecté de régularité et de modération, qu'ils ne pou- 4 voient se dispenser decroire cette personne sur un serment … juridique; et, sans autre forme de procès, ils déposèrent le saint évêque d'’Antiochet. Plein d’attachement pour son res- qu | pectable pasteur, et n'ayant point le moindre doute d: nf D innocence, le peuple se souleva si vivement , que la sédition N alloit avoir les plus terribles suites , sans les mesures qu'on prit | NU d'abord pour l'arrêter. Eusèbe et Théognis retournèrent promptement à la cour , où ils persuadèrent à l'empereur tout al ce qu ils voulurent. Saint Eustathe fut relégué en Macédoine, |

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NT (An 329.) HISTOIRE

avec ses prêtres et ses diacres les plus afidés, et il mourut dans son exil. C’est le premier auteur ecclésiastique, à ce que dit saint Jérôme, qui ait écrit contre les ariens.

Après sa déposition, ces hérétiques mirent en sa place Paulin de Tyr, ensuite Eulalius, puis Euphrone, qui tous trois mou. 1! 1 fort peu de temps. Le peuple orthodoxe regret’: ivujours son digne évêque. On se flatta de le lui faire oublier, eu rhoisissant Eusèbe de Césarée, qui, à plusieurs égards, ne jouissoit pas d’une moindre réputation. Mais soit politique, soit zèle sincère de la discipline. il ne voulut point se prêler à la translation, et l-. élut Flaccile, qui tint le siége douze ans. Jamais les fidéles catholiques ne voulurent communiquer avec lui, et ils continuërent invariablement à tenir leurs assemblées à part, sous le nom d'eustathiens. La faction arienne fit aussi chasser de leurs siéges deux autres saints prélats, Asclépas de Gaze, et Eutrope d'Andrinople. |

La fondation de la nouvelle Rome fit quelque diversion à ces fâcheux mouvements. Après avoir examiné une multitude d’emplacements, l'empereur crut devoir se fixer entre l'Europe et l’Asie, au centre de l'empire romain et des climats tempérés de son continent. Cettesituation , surun détroit qui communique aux deux mers du Pont Euxin et de la Propontide, lui parut, comme on la répute encore aujourd'hui, la plus agréable, la plus saine et la plus avantageuse qu'il y eût dans l'univers, De cette plaineen pente douce, la vue se porte au loin sur les terres les plus riantes, les plus fertiles et les plus diversifiées des deux parties du monde. Elle est environnée des trois côtés. par la mer ou par des golfes, d'un accès aussi difficile à l’ennemi que favorable au commerce; et nulle part on ne pouvait mieux trouver les avantages réunis de la sûreté et de la facilité de la subsistance. L: ville de Bysance, bôîtie sur cette côte par un ancien roi de Thrace, dont elle portoit le nom, avoit été assez considérable ; mais alors ce n'étoit plus qu'une bourgade, dont l'évêque reconr issu celui d'Héraclée pour métropolitain.

Constantin commerça par donner trois quarts de lieue d’enceinte à sa nouvelle ville, qu il augmenta par la suite. On entreprit la bâtisse l'an 336; et elle fut en état d'être dédiée le

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DE } EGLISE. (Ax 329.) Sri onzième de mai de l’an 35»; les édifices intérieurs , tant publics que particuliers, s’élevant presque tous ensemble , tandis même qu'ontravailloit aux murs de la ville. I] yavoit plusieurs places environnées de portiques. La principale portoit le nom du fondateur; sa statue paroissoit au milieu, sur une énorme et magnifique colonne de porphyre qu'on avoit transportée de Rome. On construisit deux palais dignes du maître du monde, un hippodrome ou cirque pour la course des chevaux, deux barrières pour les courses à pied, un amphithéître, différentes salles de spectacle, des bains, des aqueducs, des fontaines en grand nombre. Constantin fit édifier tout à la fois quantité de maisons, on plutôt de palais, qu'il départit à de grands seigneurs de Rome et de tout l'empire : il défendit même, paruneloi expresse, à tous ceux qui possédoient desterres dans les provinces adjacentes, d'en disposer par testament, à moins d'avoir une maison dans la ville de Constantinople.

Elle avoit son sénat , ses magistrats et les ordres du peuple, semblables en tout à ceux de l’ancienne Rome, se trouvoit divisée comme elle en quatorze régions ou quartiers, avoit au moins la même magnificence et les mêmes priviléges. À ceux qui faisoient bâtir dans la nouvelle ville, on accorda une certaine mesure de pain par terme , pour eux et pour les leurs à perpétuité. I] se distribuoit une prodigieuse quantité de blé, et jusqu'à quatre-vingt mille boisseaux par jour.

L'article delareligion fut encore moins oublié. Le but principal , allégué par le fondateur , c’étoit d’opposer à Rome idolàtre une Rome nouvelle ettoute chrétienne. On rasa tous les temples de Bysance, ou cn les transforma en autant d’églises. Les idoles qu’on ne détruisit pas, ne furent plus regardées que comme des monuments curieux et profanes, qu’on exposa dans les carrefours et sur les places publiques, pour la décoration de la ville et l’amusement des passants. Ainsi voyoit-on l’Apollon Pythien , les fameux trépieds de Delphe, les muses de l'Hélicon, et bientôt on eut peine à concevoir comment ces muets simulacres avoient été si long-temps l’objet de la vénération commune. Mais les vues religieuses de Constantin se manifestèrent avec plus d'éclat dans la construction des nouvelles églises, qui, par leur magnificence infiniment supérieure à celle des

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anciens temples, annonçoitla grandeur du Dieu suprême qu’on y adoroit. La plus considérable fut dédiée à ia Sagesse éternelle, d'où elle prit le nom de Sainte-Sophie. Elle subsiste encore telle , au moins pour l'architecture , qu’elle fut d’abord, mais rebâtie par l'empereur Justinien.

L'église construite près du palais impéria! en l'honneur des douze apôtres, sans atteindre à la même grandeur, n'étoit pas moins admirable pour la richesse et le goût des décorations. Elle étoit en forme de croix, d’une hauteur prodigieuse, incrustée de marbre des plus rares couleurs, depuis le pavé jusqu'au plafond que formoit un lambris tout doré, letoit aussi doré etle dôme entouré d’une balustrade tellement étincelante d'or, que les regards éblouis ne pouvoient se fixer sur ce riche édifice quand le soleil y donnoit. Le corps du temple s'élevoit au milieu d’une vaste cour, environné de quatre galeries, où y il avoit des salles publiques et des appartements distingués pour les différents membres du clergé et tous ses officiers. Constantin destina cette église à sa sépulture; et il y fit préparer son tombeau , au milieu de douze autres, faits en mémoire des apôtres , six de chaque côté : ce qu'il résolut par une foi vive, dit Eusèbe de Césarée, et dans la ferme persuasion de l'avantage qui en reviendroit à son âme après son trépast.

Outre les églises, on rencontroit de toute part de pieux monuments sur les fontaines, à l'entrée des édifices publics, au milieu des places2. Là on voyoit l’image du bon pasteur , là Daniel au milieu des lions ; de toute part enfin les figures et les emblêmes les plus remarquables des saintes Ecritures. Au vestibule du grand palais , l'empereur étoit représenté avec sa famille, la croix sur la tête , et sous les pieds un énorme dragon, symbole du paganisme, qui étoit percé d’un dard au milieu du ventre, et qu'on précipitoit dans la mer. Dans l’intérieur, au mur du fond, l’on avoit érigé une grande croix de pierres précieuses enchâssées dans l’or avec une somptuosité et un art admirables. Tout enfin respiroit la vraie religion; tout inspiroit la foi et la piété , et jamais souverain ne marqua plus d’ar-

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des vrais principes l’obsédoient avec tant de persévérance,

qu'enfin ils l’engagèrent à bannir saint Athanase, qu'on lui fit regarder comme un perturbateur.

On se mit à calomnier plus vivement que jamais ce courageux défenseur de la foi. Les méléciens s’unirent derechef aux ariens, tout éloignés qu'ils étoient les uns des autres, quant au dogme et à la façon de penser. Mais ces différents ennemis de l'Eglise, toujours d'accord quand il s’agissoit de la déchirer, avancèrent, de concert, qu'un prêtre égyptien, nommé Macaire, avoit maltraité, par l'ordre du patriarche, un autre prêtre appelé Ischiras, tandis même que celui-ci célébroit le saint sacrifice; et que Macaire s'étoit emporté au point de renverser l'autel, et de briser sacrilégement le calice. C’étoit une invention misérable, dénuée de toute preuve, et dont l’empereur avoit déjà eu lieu de reconnottre la frivolité. Mais les sectaires connoissoient le prince, et savoient trop bien qu’à force d'importunités on le ramèneroit enfin où l'on prétendoit. Toutefois, pour être plus sûrs de leur fait, ils forgèrent une accusation nouvelle et beaucoup plus grave.

Ils répandirent le bruit qu’Athanase avoit tué Arsène, évéque mélécien d'Hypsèle en Thébaïde, et qu’il lui avoit coupé la main droite, pour s'en servir à des opérations de magie. Or avoit pris soin de faire tout à coup disparoître Arsène, et l’on: montroit, d'un air mystérieux, une main desséchée que le portoit de tous côtés dans une boîte : le principal acteur « cette pièce étoit Jean Arcaph, chef du parti mélécien. Saint Athanase ne fit d'abord qu en rire. Mais quand il sut que ce conte étoit parvenu jusqu'à la Cour, et qu'il y faisoit impression, il crut ne devoir plus rien négliger. fl écrivit donc à différents évêques de s'informer en tout lieu où l’on pourroit retrouver Arsène, et il envoya un diacre actif et affidé pour travailler à la même fin.

Arsène se tenoit caché dans le monastère de Prémecyre en Thébaïde. Mais sitôt que le recéleur Pinne, prêtre etsupérieur de cette maison, eut vent de ce qui se passoit pour la recher-

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