PRÉFACE. X1X
“prélats, le peuple et le clergé, tous les ordres de fidèles se pres- “sérent de chercher le remède à ce mal extrême ; et l'on conçut de toute part des idées de rétablissement et de réforme. Mais ici finit de troisième âge de l'Eglise, ou les siècles du relâchement le plus long et le plus marqué qui l'ait fait gémir , et dont nous presserons Le récit avec la même rapidité que pour l'âge précédent. à Pour la quatrième et dernière partie , nous la traiterons dans le ‘même goût que la première. Elle ne peut pas être plus utile ; mais D'ayant point encore été donnée dans notre langue, avec autant de eue: ès que les trois précédentes , c'est-à-dire que l'Histoire Ecclé- "siastique des quatorze premiers siècles ; elle exige un soin particulier, fet nne étendue qui ne laisse point d'autres recherches à faire. D'ail- Meurs, comme elle se rapproche du temps où nous vivons, les faits {beaucoup mieux connus se présenteront avec plus d’abondance, ‘bu avec des circonstances qui demandent plus de développement 4 Qu'onne craigne donc pas de nous voir rien sacrifier d'intéressant à une frivole symétrie, ou user alors d'une briéveté mal entendue. Dans ces derniers siècles, comme dans ceux qui les précèdent immédiatement, il est assez d’autres retranchements à faire , ne 4 upprimât-on que les portraits et les éloges d’une infinité de mérites . ou factices, aussi indifférents pour nous que chers aux Écrivains de parti. Que nous importent, ainsi qu'à tout humble Bdèle , ces bruyants déclamateurs qui n'avoient rien de distingué Que leur arrogance, et qui s'érigeoient en réformateurs , avec d'aufant plus d'audace, qu’ils ne figuroient point assez dans la hiérarchie , pour que les coups de la réforme tombassent sur eux ? + Depuis les préliminaires du concile de Pise jusqu'à la conclusion de celui de Florence, il y eut sans doute des hommes respectables L leur science et par leur vertu , qui, avec autant de sagesse que le justice ; réclamèrent la pureté de l'ancienne discipline. Mais #Æombien ne fut-on pas étourdi, et souvent scandalisé par des clameurs séditieuses sur le dépérissement de l'esprit de l'Eglise dans ton chef et dans ses membres ! Combien de sujets n’avons-nous . encore de gémir, sur la révolution funeste qu'elles firent dans s esprits, contre le respect dû à l’épiscopat et à ses saintes assem- Blées ! Cet âge est donc nommé l'âge de réforme, soit pour cette Manie qui agita d'abord iufructueusement une foule présomptueuse @e censeurs sans mission, soit pour le rétablissement réel de l'ordre» Qu de cette discipline fondamentale qui tient à l'esprit de l'Evangile, qui peut bien avoir son accroissement el son déclin , mais qui Me doit jamais périr. Or qui, à ce sujet, ne rendra spécialement
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