‹ Histoire de l'église [microforme]Chapitre 39 sur 159 · D'un be · texte numérisé non relu

D'un be

38 (An 35.) HISTOIRE vers le corps, il dit à haute voix : Z'abithe, levez-vous. Tabithe ouvre les yeux, et se met sur son séant. 1] lui tend la main, l’aide à se lever tout-à-fait, rappelle les disciples, et la leur présente en parfaite santé. Cette nouvelle se répandit par toute la ville ; et grand nombre de citoyens se convertirent. Le vicaire de Jésus-Christ demeura assez long-temps à Joppé chez un Juif converti, nommé Simon, qui se faisoit considérer dans sa profession de corroyeur , suivant le génie des anciens peuples, où l’art de subsister sans dépendance du seul travail des mains, ne passoit nullement pour une profession vile. ,

Il y étoit encore, quand Dieu voulut communiquer aux gentils la lumière que rejetoient les Israélites, sans qu’on puisse fixer avec plus de précision une époque où les chronologistes varient considérablement. La grâce avoit déjà jeté les premières semences de la vocation à l'Evangile, dans le cœur duRomain Corneille, qui commandoit à Césarée une cohorte de la légion italique. C’étoit un homme religieux et pénétré de la crainte du Seigneur, qu'il faisoit honorer à toute sa maison. Au milieu des idolôtres, dont il déploroit les erreurs, il avoit amené tous ses gens à la croyance du vrai Dieu, et se faisoit un devoir capital de les porter encore à la piété. Il avoit des heures réglées pour la prière, faisoit de grandes aumônes, jednoit quelquefois jusqu’à l'heure de none, c'est-à-dire trois heures après midi; et tout incirconcis qu'il étoit, il se trouvoit beaucoup plus près du royaume de Dieu, que les enfants de Jacob. Etat un jour en oraison , un ange lui apparut, et lui dit d'envoyer chercher Simon-Picrre, qui logeoit à Joppé, chez Simon le corroyeur, tout près de la mer; qu'en vue de ses oraisons et de ses pieuses libéralités, montées jusqu'au trône du Très-Haut, la divine bonté vouloit, par l'organe de ce premier ministre de Ja nouvelle alliance, lui ouvrir la porte du salut. Pierre, de son côté, fut instruit par un songe mystérieux , des desseins de Ja miséricorde du Seigneur sur leRomain et sur tous les gentils. La vision avoit à peine cessé, quand les envoyés de Corneille frappèrent au logis de Simon le corroyeur , en demandant Simon-Pierre qui partit dès le lendemain avec eux,

Le pieux officier avoit rassemblé ses proches et ses amis, pour la réception de l'apôtre. Il alla même au-devant de lui, e:

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