VIII PRÉFACE
de réflexions, en donnant lieu d'en faire beaueoup. C'est par les faits, sans doute, que doit instruire l'histoire , qui consiste essentiellement dans le récit des faits.
Pour l'Histoire ecclésiastique, son objet n'est autre chose que la foi, la discipline et les mœurs , c'est-à-dire, le principe et les effets de l'autorité de l'Eglise , les maximes de son gouvernement, les dif. férents moyens de sanctifier ses membres, les ressources admirables dont l'Esprit saint l'a prémunie contre tous les efforts que fait l’enfer pour en rompre l'unité, et pour en ternir la pureté, Voilà les bornes que rous marque la nature des choses, et dans lesquelles nous nous renfermerons ponctuellement, résolus surtout à n'insérer dans tout le cours de notre ouvrage nulle opinion d'école, encore moins celle de parti. Nous apporterons une attention religieuse à nous régler constamment, dans notre marche, sur celle du concile de Trente, autant remplie de sagesse que de dignité, et qui, en écartant jusqu'au moindre soupçon de partialité, n'épousoit ni ne combattoit aucun des sentiments libres et controversés entre les orthodoxes. Enfin, dans notre idée, l'Histoire de l'Eglise en abrégé, ou plutôt en substance et en grand, c'est l’histoire de sa sainte intégrité, des qualités essentielles qu'elle doit conserver avec éclat et sans interruption, jusqu’à la consommation des siècles,
Partant de ce point fixe, et l'ayant toujours sous les yeux, le choix et la distribution des faits, le fond et la forme de notre ouvrage sont dès lors décidés ; la liaison si difficile des matières , les transitions dominantes, tracées ou déterminées. Dès lors nous voilà
-bornés aux grands faits : ce qui n'est que trait isolé, à plus forte
raison les matières étrangères et profanes, ne trouvent plus de place dans ce maje:tueux ensemble. Et cette conclusion pratique nous paroît d'une telle importance, que, dans les personnages qui ont rempli des rôles relatifs au siècle aussi-bien qu'à la religion, nous distinguerons , avec la précision la plus exacte, les traits de l’un et de l'autre. On ue doit nullement confondre , dans un prince chrétien , ce qu'il a fait comme prince avec ce qu'il a fait comme chrétien ; de même qu'en certains prélats, ou dans les prélats de certains âges, dans ceux de l'empire françois, par exemple, sous la seconde race de nos rois, et dans ceux d'Allemagne , tels qu'ils sont encore aujourd'hui, il faut avoir, et nous aurons attention à ne pas confondre ce qu'ils ont fait comme seigneurs temporels , ou comme premiers vassaux de l'empire , avec les devoirs et les fonctions propres de l'épiscopat et du christianisme,
Re
bb Ef A os ES À, us D À, CRC
of
mm, ee,
'est par les siste essen-
hose que la et les effets ent , les dif- “admirables ue fait l’ené. Voilà les s lesquelles ut à n'inséd'école, enention relisur celle du nité, et qui, 'épousoit ni versés entre l'Eglise en istoire de sa t conserver mation des
es yeux, le le notre ouatières , les s nous voilà à plus forte lus de place atique nous ages qui ont igion, nous ts de l’un et prince chré-
omme chrélats de cerple, sous la s qu'ils sont on à ne pas , Ou comme actions pro-
pe Fa | % £ %