‹ Histoire de l'église [microforme]Chapitre 45 sur 159 · TER LL DIR PRE · texte numérisé non relu

TER LL DIR PRE

Elle fut bientôt dispusée pour le baptême, qu’elle reçut avec toute sa maison : après quoi elle demanda, comme une faveur, de loger son père en Jésus-Christ.

Un autre jour du sabbat, comme ils alloient tous ensemble au lieu de prière, ils se virent suivis par une fille possédée d'un démon familier, et qui, par la divination, procuroit un gain considérable à une troupe d'imposteurs, au service de qui elle s'était mise. Elle envisagea d'un air d'admiration les ministres évangéliques, et se mit à crier : Ces hommes sont les ministres du Dieu suprême, et nous montrent la voie du salut. Durant plusieurs jours consécutifs, ces éloges recommençoient à chaque rencontre, et ne paroissoient pas devoir sitôt finir. Mais Paul, méprisant le témoignage aussi-bien que le dépit de l'esprit du mensonge : je te le commande, lui dit-il, au nom du Christ que je prêche, sors à l’instant du corps de cette malheureuse ; et il en sortit. Les maîtres de la fille, irrités de voir ainsi leur gain disparoître, soulevèrent le peuple et les magistrats. Dans le premier emportement, Paul et Silas furent déchirés de verges et jetés en prison. Sur le milieu de la nuit, un violent tremblement de terre ébranla l'édifice jusque dans ses fondements. Les chaines se brisent, les portes s'ouvrent, le geôlier s’éveille, et, eroyant tout perdu, tire l'épée pour se percer. L'Apôtre oublie son propre intérêt, et s’écrie : Nous voici tous sans exception : pourquoi attenter à votre vie? Le geôlier rassuré fait apporter de la lumière ; et saisi d'un trans+ port bien différent du premier , à la vue de ses bienfaiteurs, il se jette respectueusement aux genoux de Paul et de Silas. Il les conduit ensuite à son logis, et leur demande, avec autant de foi que de reconnoissance, ce qu'il faut faire pour être sauvé. On juge qu'il croyoit déjà au vrai Dieu, ainsi que la marchande lydienne, puisqu'il ne tarda pas davantage à être baptisé avec tous ses proches.

Cependant la nuit et le sommeil avoient calmé les esprits séditieux des Philippiens. Dès la pointe du jour , on envoya l'ordre d'élargir les deux prisonniers. L’Apôtre dit avec une noble fermeté : En est-on quitte pour renvoyer un citoyen romain, qu'on amis, sans forme de justice, en l’état où nous sommes ? 11 jouissoit effectivement du rang et des droits de

ing = "M

tavec iveur,

emble sédée pit un de qui xs mint les salut.

çoient finir.

pit de 1 nom e male voir nagisnt déit, un ns ses nt, le pur se Nous e? Le trans rs, il as. ]l utant être ue Ja

à être.

sprits voya : une oyen nous ts de

ciloven , ainsi que tous les habitants de Tarse, ses compatriotes , en récompense de l'affection que cette place importante avoit marquée aux deux césars Jules et Auguste, dans les guerres civiles. Croyant donc qu'il importoit aux ministres évangéliques d'obtenir la réparation d’une injure flétrissante, il exigea que les magistrats vinssent en personne pour réhabiliter en quelque sorte leur ministère avili, en leur rendant la liberté avec honneur. Au nom révéré de citoyen romain, tous les gens en place tremblèrent que la plainte ne parvint jusqu’au sénot; d'autant mieux que Rome vouloit qu’en toute cause, il y eût des délits réels et bien avérés , avant de procéder au châtiment. Ainsi les magistrats de Philippes, n'étant point en règle, se soumirent à faire la démarche qu'on exigeoit, et vinrent modestement prier les prisonniers d'accepter la liberté et d'oublier le passé, en le rejetant sur l'émotion populaire , dont on avoit peut-être un peu trop appréhendé les suites. Ils les supplièrent en même temps de s'éloigner de leur ville le plus tôt qu'ils pourroient, de peur que la populace, difficile à contenir, n'excitât quelque trouble nouveau. Paul et ses compagnons, sans rien perdre de leur assurance, et sans se presser, pour ne pas donner à leur départ un air de bannissement, allèrent revoir la fidèle lydienne, leur hôtesse, encouragèrent les frères; puis, par la route d'Amphipolis et d'Apollonie, sc rendirent à la capitale de toute la province de Macédoine, c’est-à-dire à Thessalonique.

Là il y avoit synagogue. Paul y entra d'abord selon sa coutume. Quelques Israélites se convertirent, avec un bien plus grand nombre de gentils, qui, à leur exemple, adoroient le vrai Dieu. Les Juifs endurcis ne furent pas tranquilles spectateurs de ces succès, et par leurs cabales, ils contraignirent l'Apôtre de seretirer à Bérée, Ils le poursuivirent jusqu’en cette seconde ville; et comme ils lui en vouloient personnellement , il se contenta de partir seul pour Athènes, laissant ordre à Silas ct à Timothée, de l'y venir joindre plus à loisir.

Cette ville, autrefois si puissante, et la première de la Grèce, ne conservoit de son antique splendeur, que la culture de certains arts libéraux, avec la démangeaison de discourir, C’étoit, surtout en fait de matières philosophiques et

Pc net 2

D es Un tn ere ns

name mu ÉTET

LES

Page 1