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rent la fuite. On en saisit trois, qu'on se mit en disposition de brûler vifs ; tousles autres accoururent au secours des différents f quartiers de la ville ; ils commencèrent par lancer une grêle de +: pierres; puis, prenant des torches allumées, ils se portèrent vers l’amphithéâtre, pour le brûler avec la multitude, Le gouverneur Tibère-Alexandre fit aussitôt marcher deux légions romaines, et cinq cents soldats libyens, avec ordre de faire main-basse sur tous les Hébreux, de piller leurs maisons et de mettre le feu à leur quartier. Les troupes les attaquèrent dans cet endroit isolé, qu'on appeloit le Delta. Ils s’ y défendirent en désespérés. Ils plièrent enfin , et périrent en si grand nombre, que toute cette partie de la ville fut inondée de sang, dans
ssuré de leur rassent dans reception, au ul, qui avoit uifs, s’aban- > tragique de -t-1l, en arpartient qu à , il envisage ille , il saisit n épée; enqui, loin de 1 , ilélève le r qui fumoit me. Toutes inhumanité, et de Sidon.
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jour que le héâtre, où il 1 s'écrièrent es Juifs prisposition de es différents ne grêle de se portèrent de. Le goueux légions re de faire aisons et de uèrent dans endirent en hd nombre, sang, dans
DE L'ÉGLISE. (AN 67.) EE9 toute la rigueur des termes : ce qui n'est pas difficile à concevoir, puisqu'après le carnage, les cadavres entassés montérent à cinquante mille. Emu, à cet affreux spectacle, ke gouverneur arrêta la fureur des légions ; mais il ne-put contenir les barbares indisciplinés , encore moins. la populace , qui acheva d’assouvir sa haine-sur les morts, quand elle ne trouva plus rien à massacrer.
Cependant le gouverneur de Syrie, Cestius-Gallus, rassembla, le plus vite qu'il put, une armée considérable de légionnaires et de troupes auxiliaires. Les rebelles se renfermèrent dans l'enceinte intérieure de leur capitale et dans ie temple. Là il les attaqua d'abord vivement, puis se retira avec une précipitation qui avoit tout l'air de la fuite. Les Juifs, ranimés. par cette apparence d'avantage , chargèrent avec furie les troupes de Gallus, battirent son arrière-garde , et le poursuivirent à plusieurs lieues de distance.
L n’y eut plus moyen, après cel: , de les ramener à la soumission, et ils se préparèrent à une guerre sérieuse. Les murs de Jérusalem furent réparés et mis en bon état. On forgea des armes avec empressement ; on les distribua à la jeunesse, qni accourut de toute la Judée. Mais les Israélites convertis au christianisme ne prirent aucune part à la révolte. Prévoyant mêmeue bientôt il ne dépendroit plus d'eux de rendre à César ce que l'Evangile ordonne de lui rendre, et ne doutant plus de l'accomplissement prochain desterribles prédictions du: Fils de Dieu, si souvent renouvelées par les saints apôtres, ils s'enfuirent versles montagnes qui leur avoient été indiquées, et s’établirent dans la petite vilede Pella, surles frontières de la Syrie.
Après que Gallus eut imprimé aux armes romaines la honte que nous venons de dire, on commit à VWespasien le soin de la guerre de Judée. Les affaires prirent dès lors une toute autre face. Ce grand capitaineayant rassemblé soixante mille hommes, tout plia d’abord dans la Galilée, excepté la ville de Jotapat où commandoit l'historien Josèphe, homme brave, mais non moins sage. Il sentit toute la supériorité des légions sur un tas de furieux, et n’avoit osé attendre l'ennemi en rase campagne, quoiqu'il eût cent mille Juifs à ses ordres. Il soutint un siége de quarante jours, au bout desquels Jotapat fut pris et brülé.
ji 120 (AN 68.) HISTOIRE Le commandant juif y perdit près de la moitié de ses gens. I] nl! se retira avec le reste dans des cavernes, où ils s’égorgèrent les ; | uns les autres. Josèphe aima mieux faire l’essai de la clémence 1h du vainqueur ; et, fondé tant sur le mérite militaire de Vespa- Ë sien que sur la situation des affaires de l'empire , il lui dit avec il assurance, en se donnant un air de prophète : Vous me rendrez I la liberté quand vous serez empereur, et bientôt je la recou- 44! vrerai. Les villes de T'ibériade et de Tarichée voulurent aussi j se défendre. Tibériade, qui ne s'opiniâtra point , fut épargnée 1ù, à la prière du roi Agrippa; ou ruina Tarichée, et l'on y fit trente mille captifs. | Les choses en étoient là, quand les Romains secoutrent le : joug de Néron, qui avoit enfin poussé à bout la haine publique. {1 s’aftaquoit au ciel aussi-bien qu'aux hommes, et il persécuta les adorateurs du vrai Dieu d’une manitre si atroce et si lâche, qu’ilexcital horreur des païens mêmes. Ce fut le premier des empereurs qui publia des édits contre le christianisme , et qui prouva, dit T'ertullient, que :ette religion, toujours révérée par les gentils , depuis sa naissance, devoit être quelque chose d'excellent, puisqu'il avoit fallu un Méron pour lever contre elle le signal de la persécution, Les historiens profanes 4ù ne parlent qu'avec exécration des cruautés qu'il exerça contre les sectateurs innocents du Christ, surtout à l’occasion de l’incendie de Rome, dont il étoit le seul auteur, Il se fit d’abord ol un amusement de cet affreux spectacle ; mais craignant ensuite } tout un peuple réduit au désespoir , il chargea de ce forfait, dit
Re BR Le 27 0 Se ns Eee 1 ne æ -- æ= = — = .