DA SERV TRE PA
| Ni 1] ù W }
code DV Lo ro em CEA rés
- CFTC me 4
rs
ZT
Ses ES : ==
1 Jos. vu, 104
t marcha le d'assurance, urs : Mais à 1es-unes de > qui n’avoit € ne put réde l'édifice,
portèrent en
par une ime, prit un tique le prince ses compaqui tenoient à une multi- > parut point nt brüler les tant de stadie. Il sememple que la r. Le soldat es dehors du par-là des ri-
vers les Ro-
intérieur du es, bien sublioit,
droit, le feu eux temple, ers , En eExéaincus et le et le même n avoit été me jour du ’août, l’an
Dans la confusion de l'incendie, les deux chefs des séditieux, Jean de Giscale et Simon-Bargiora, se firent jour, l’épée à la main, avec quelque suite, et se retirèrent à la ville haute. Tout ce qui resta dans le temple fut massacré, sans distinction de rang, d'âge, ni de sexe. Des monceaux de corps, entassés autour de l'autel, en égaloient la hauteur. Le pavé ne paroissoit nulle part sous l'affreux amas du sang et du‘carnage. Il y périt, entr'autres, six mille personnes, hommes, femmes,
et enfants, qui la veille, dans l’état désespéré où étoient les af-
faires, avoient encore eu la fanatique imprudence d’accourir de la ville basse, à la suite d’un faux prophète sur la promesse d'une délivrance prochaine.
La ville haute étoit située sur la montagne escarpéede Sion. L'avantage du lieu inspira une confiance toute nouvelle au reste des révoltés. Tite les ayant sommés de se rendre à discrétion , mais la vie sauve, ils exigèrent, sans l'obtenir, qu'il leur füt libre de se retirer au désert avec leurs femmes et leurs enfants, et continuèrent de se défenure. Le Romain, irrité de la nécessité où il se voyoit de commencer un nouveau siége, fit brûler toute la ville basse, et construire de nouvelles terrasses contre Ja haute. L'armée y travailla depuis le vingtième du mois d'août, jusqu'au septième de-septembre, où elle fit jouer les machines. Tout fut bientôt forcé, et dès le lendemain les
siégeants entrèrent par la brèche. Ils mirent tout à feu et à
sang. Ce que la flamme avoit épargné, Tite acheva de le raser,
ne laissant pas pierre sur pierre dans ce lieu d'anathème, et y fit passer la charrue. Il réserva seulement quelques pans de murs à l'occident, avec quelques tours, comme un monument de terreur pour la postérité. Le butin fut si grand, malgré les ravages de l'incendie, que le prix. de l'or baissa de moitié dans les provinces circonvoisines,
On trouva, dans les égouts souterrains, les corps d'environ deux mille personnes mortes de misère, ou qui s’étoient égorgées les unes les autres plutôt que de se soumettre aux vainqueurs. Les tyrans Jean et Simon s'y étoient aussi réfugiés. La faim ne tarda point à en tirer Jean, qui vint demander quartier. On lui accorda la vie; mais après qu'il eut servi an triomphe, on l'emprisonna pour le reste de ses jours. Simon,
PAR PS ë Re ie nn i SE? is on, À x S TRE Fa 1 FFT SAS
Rai ne + PR it A er - ++
noi ne
PRE CPR
ÿ AP
qui avoit quelques provisions dans son antre, y demeura caché jusqu’à la fin d'octobre. Il en sortit alors, et vint se présenter d’un airassuré et majestueux, magnifiquement vêtu de lin d’Egypte et de pourpre. Les gardes étonnés lui demandèrent avec respect qui il étoit P Il se nomma fièrement. On l'enchaîna, et peu de jours après il futtransporté à Rome, pour servir aussi au triomphe de son vainqueur ; après quoi il périt de la main du bourreau, pour son opiniâtreté et sa qualité de chef principal de la rébellion.
Il est impossible de marquer au juste le nombre des Israélites qui périrent dans cette guerre, la plus funeste et la plus meurtrière que jamais nation ait essuyée. On compta onze cent mille morts dans le cours du siége:. En y ajoutant ceux qui périrent en même temps, ou peu auparavant, dans les autres places de la Palestine, le nombre en passe treize cent trentesept mille, sans ceux qu'on ne put compter. Il y en eut outre cela quatre-vingt-dix-sept mille réduits en esclavage2. Mais à peine daignoït-onles acheter. Tite refusa les couronnes que les nations voisines vinrent lui offrir, selon la coutume, en le félicitant de sa victoire. Il publioit devant tout le monde qu’elle
.n’étoit pas son ouvrage, et qu'il n'avoit que prêté son bras au
Dieu terrible de ce peuple impie.
Pour étouffer jusqu'à la dernière étincelle d’une rébellion si funeste, il passa l'hiver dans le voisinage, et ne partit de Syrie qu’au printemps, pour aller s’embarquer en Egypte. Repassant alors près des ruines de Jérusalem , il ne put s'empêcher de verser des larmes sur la destinée d’une ville autrefois si florissante, et il maudit cent fois les auteurs de la révolte, qui l’avoient contraint à une pareille rigueur.
Quand il fut arrivé en Italie, l'empereur son père vint andevant de lui, assez loin de Rome, où ils entrèrent ensemble en triomphe, avec une pompe proportionnée à l'importance et aux difficultés de l'expédition qui en étoit l’objet.
Afin de mettre la dernière main à la réduction de la Judée, on y envoya Lucilius-Bassus avec de nouvelles troupes. Elles prirent le château d'Hérodion, puis celui de Machéron, d’une
3 Jos. vi. 7. — 2 Philost. vr. 14.
eura caché présenter le lin d’'Erent avec chaîna, et ir aussi au a main du
rincipal de
des Israéet la plus \ onze cent ux qui pé- ; les autres ent trente- 1 eut outre e2. Mais à nes que les , en le félinde qu’elle
on bras au
ébellion si t de Syrie Repassant pêcher de s si floris-
e, qui l'a-
e vint a1ensemble ortance et
la Judée, pes. Elles on, d'une
DE L EGLISE. (AN 51.) 137 force extraordinaire. Deux années après la prise de Jérusalem, l'an 72 de Jésus-Christ, l’empereur Vespasien fit vendre toutes les terres des Juifs. L’an 73, Publius-Silva, qui avoit succédé à Bassus , mort dans son gouvernement, assiégea la forteresse de Massade qui passoit pour imprenable, et continuoit d’être occupée par un reste de ces brigands qu’on nommoit sicaires. On la mit, en peu de temps, hors d'état de se pouvoir défendre, malgré la force de la place et toute la furie de leur désespoir. Voyant qu'ils ne pouvoient plus tenir, ils prirent le parti d'égorger leurs femmes et leurs enfants; puis ils se tuèrent les uns les autres. Mais chacun regardant comme une faveur de mourir des premiers, il fallut tirer au sort celui qui survivroit aux autres. Ce malheureux, après s'être assuré que personne ne respiroit plus, mit le feu au palais où cette scène barbare venoîit de se passer, puis s’enfonça un poignard dans le sein. Dès le lendemain les assiégeants entrèrent dans la place, qui n’étoit plus qu’un vaste tombeau, mais qui les rendoit paisibles possesseurs de toute la Judée.
IL s’étoit échappé plusieurs de ces assassins. Ils se jetèrent en Egypte, où ils cherchèrent de nouveau à exciter des troubles, et à inspirer l'horreur qu'ils avoient du nom romain. Tous furent pris et appliqués à divers supplices ; mais leur op:.:"":eté fut la même dans tous les genres de tourments: on n’en put engager un seul, pas même entre les enfants, à jamais nommer l'empereur du nom de maître. Le jeune Agrippa, ainsi appelé pour le distinguer du premier Hérode-Agrippa, et qui, dès le commencement de la révolution, avoit si bien marqué son zèle pour Rome, fut dédommagé de la perte qu'il faisoit d'une ville aussi considérable que la capitale de la Judée. On attribua des possessions voisines à ce frère de Bérénice, avec tout l’avantage d’une compensation faite en faveur d’une femme dont les Charmes avoient captivé le conquérant de sa patrie. On ne comptoit plus que ces deux rejetons de la race d'Hérode, qui sinombreuse peu auparavant, et toujours si puissamment protégée , fut entièrement éteinte dans le siècle même de son élévation.
Nulle histoire au reste n’est plus authentique ni plus certaine que celle de cette étrange révolution. Elle a été écrite avee
Eee
START tes . — — RD BAPE 17 @ .u2 F- * be trs Oman
A ae EE qe
ESS c sue 1e sombni
+ ST “ue arn à
if 1!
1È 4} CR te:
re x RE Ee à 25 D Ga. |
autant de sens que d'élégance, par le Juif Josèphe, distingué par son rang et ses talents, fils d'un sacrificateur, et qui, ayant toujours persévéré dans la religion de ses pères, ne peut être soupconné de prévention en faveur du christianisme. Outre les sept livres de la guerre des Juifs, écrits par cct auteur, il nous reste de lui vingt livres des antiquités judaïques , et deux livres contre Appion.
Après la ruine de Jérusaiem, il ne fut presque plus question des pharisiens ni des sadducéens. On vit encore des Nazaréens; mais c’étoient des chrétiens judaïsants, qui, faisant un mélange bizarre des deux religions , n’étoient à proprement parler, ni juifs, ni chrétiens. Bientôt ils se joignirent aux sectateurs d'Ebion. Cet hérésiarque, avoit commencé à dogmatiser dans le bourg de Cacata , sa patrie, au voisinage de Pella , tandis que les chrétiens de Jérusalem se trouvoient encore réunis dans cette petite ville. Ses disciples se piquoient surtout d’imiter ceux qui s’étoient dépouillés de leurs possessions, pour en apporter le prix aux pieds des apôtres. Ils tiroient vanité du nom même de leur chef Ebion , qui signifie pauvre, quoiqu'il l’eùt reçu fortuitement à sa naissance. Grands panégyristes de saint Pierre, qu'ils faisoient auteur de leur doctrine corrompue, ils ne cessoient de calomnier L’Apôtre des nations, et ne pouvoient souffrir ses écrits, qui font si fortement sentir l'inutilité de la circoncision et de la loi cérémoniale. Ces novateurs impies soutenoient que Jésus étoit né de Joseph et de Marie, comme les enfants ordinaires ; qu'il n’étoit pas le Fils de Dieu par nature, meis que le Christ étoit descendu en lui du haut des cieux, en forme de colombe: qu'alors Dieu lui avoit donné l'empire du siècle futur, abandoanant au démon l'empire de ce monde. Ils rejetoient et admettoient des divines écritures ce qui leur plaisoit, tronquoient même les livres les plus anciens de la loi, ainsi que l'Evangile de saint Matthieu, pour lequel néanmoins ils affectoient un respect particulier. Ils obligeoient tous leurs disciples à sc marier, même avant l’âge de puberté, et permettoient la pluralité des femmes.
La doctrine de Cérinthe n'étoit guère différente. Il ne pensoit pas mieux de la divinité du Rédempteur , et il déterminoit le temps où le Christ étoit descendu dan: ‘sus, savoir à son
he, distingué et qui, ayant
ne peut être me. Outre les ateur , il nous et deux livres
plus question es Nazaréens ; it un mélange ent parler, ni ctateurs d'Eatiser dans le a, tandis que e réunis dans rtout d’imiter y Pour en apanité du nom quoiqu'il l'eût ristes de saint rrompue, ils ne pouvoient inutilité de la ateurs impies
déterminoit savoir à son
DE L EGLISE. (AN 74.) 139 baptême, quand l'Eternel glorifia son Fils aux yeux du monde, de la manière qu'il est rapporté dans l'Evangile. Il ajoutoit que, par cet organe, Jésus avoit instruit les hommes, et opéré des œuvres admirables jusqu'au temps de sa passion ; mais qu'alors le Christ s'étoit envolé au ciel, d’où il étoit descendu; en sorte que Jésus tout seul étoit mort, puis ressuscité. Ici l'on peut reconnoître, en passant, les premiers germes du nestorianisme, qui met deux personnes en Jésus-Christ, et la perpétuité de la foi contraire, reçue dans l'Eglise dès son origine. Ces erreurs capitales de Cérinthe, directement opposées à la doctrine de saint Paul et aux décrets du concile apostolique de Jérusalem , où cet apôtre eut tant de part, donnent un nouveau jour à ce qui s'y passa. On voit par-là pourquoi le docteur des nations s’y éleva avec tant de chaleur contre les prétentions de certains judaïsants, qui tendoient au fond à anéantir toute la vertu de la croix de Jésus - Christ. Ces faux chrétiens furent aussi des premiers à établir l'erreur des Millénaires dans le sens le plus grossier et le plus pernicieux. Ils n'enseignoient pas seulement qu'après la résurrection générale , il y auroit un règne terrestre de Jésus à Jérusalem, mais que les hommes y passeroient mille ans dans les festins et tous les plaisirs charnels. La mort de saint Paul donnoit à ces faux docteurs des facilités et une audace que sa présence avoit toujours arrêtée.
Alors Ménandre, né en Sarmatie, enseigna, outre les erreur: de Simon le Magicien dont il avoit été disciple, que le baptirn: de cet imposteur étoit la vraie résurrection , et que ceux qu: le recevroient, jouiroient dès ce monde de l'immortalité. Alors aussi de pieux et de zélés docteurs, formés à l'école des 1pôtres, retracèrent en grand nombre, de vive voix et par écrit, des instructions si semblables aux maximes apostoliques, que quelques-uns des plus anciens Pères parurent porter un respect presque égal aux unes et aux autres. Le livre du Pasteur fut mis au jour par un fervent laïque, nommé Hermas, qui vivoit sous le pontificat de saint Clément, et dont l'Apôtre des gentils fait mention entre les fidèles de Rome les plus illustres. Get ouvrage, composé dans un style simple et rempli d'onction , est divisé en trois parties , dont la première et la troisième pré-
sentent une multitude de révélations en forme d'apologues ,
De es rousse. Sel remets mess Es D M gen te TE
RARE SE ne is
SR TR 3 “re P :
ee
ste mn ie à am EME ed
LEZ Be,
és =
en.
Se
Po — du"
er