NOVATIENS
on, qu'elle tenir; mais our cultiver sée du sang | cesalterna- \erveilleuse, ri ne paroissujets. C’est u’il étoit, ne , bien traités
core païen.
de la mer, main à la d’adoration.
le à Félix, st Cécilius, , et ils con-
DE L'ÉGLISE. (AN 209.) 257 tinuèrent leur promenade en s’entretenant de choses indifférentes, et s'amusant à regarder des enfants qui se divertissoient à faire glisser des pierres plates sur la surface de l’eau.
Mais Cécilius tomba dès ce moment dans une profonde rêverie, et parut extrêmement sérieux. Félix lui en demanda la raison, et lui fit avouer qu'il étoit piqué. On proposa d'examiner. . en règle la question de la religion; on s’assit sur le rivage, et l'on mit Félix au milieu, comme arbitre, pour apprécier les moyens des deux parties. Cécilius parla le premier, attaqua la religion par les préjugés accoutumés, ne désigna les chrétiens que par la dénomination insultante desectenouvelle et grossière, l'ouv-age de l'ignorance et l'invention méprisable de gens de néant. Octave le laissa parler sans l’interrompre, comme un homme plein de confiance en la bonté de sa cause, mais qui a peur d'apporter le moindre obstacle à la persuasion. 1 reprit ensuite, réfuta les imputations avec autant de douceur que de force, développa les maximes évangéliques. Il appuya le tout depreuves solides, d'exemples aussi-bien que d'autorités, et tourna contre les païensles propres armes de leurs philosophes. Minutius , qui devoit prononcer, applaudissoit intérieurement au discours d'Octave, et méditoit les moyens de la faire goûter à Cécilius, lorsquel’impression de ja grâce prévint ses efforts. Nous n'avons plus besoin d'arbitre, s’écria tout à coup Cécilius : nous sommes tous les deux vainqueurs : Octave triomphe de moi, et moi de l'esprit demensonge ; je suis chrétien ; oui, je suis sincèrement chrétien. Une droiture si généreuse fut couronnée de la grâce de la persévérance. Cécilius futun chrétien constant et zélé, qui rendit à Ja foiles plus importants services. Elle lui dut par la suite la conversion de saint
Cyprien.
Caïus, prêtre de l'Eglise romaine, eut dans le même temps une conférence publique avec Proclus, montaniste fameux, dont la renommée avoit beaucoup contribué à séduire T'ertullien. Caïus produisit des preuves invincibles contre les montanistes; et, s’il ne Les convertit pas par des disputes qui souvent indisposent plus qu'elles ne persuadent, illes démasqua, et fit sentir tout le crime de leur opiniâtreté ; de manière qu'après cette humiliation, le pape Zéphirin ne balança plus à les 1: 1?
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