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CHAPITRE IV

tagne, avocat général, Guillaume Philippy, procureur général, et Guillaume Le Clerc, greffier en ladite cour.

Pour la Chambre des comptes : Jean-Antoine Baudincl, second président; Jean de Farges et Pierre Raphaëlis, conseillers du roi et maîtres des comptes.

Pour le siège présidial : Jean de Bouqnes, président; Charles de Barges, lieutenant général; Jean Lebas et Jean Uzellis, conseillers audit siège.

Pour le consulat: Jean Martin, docteur; François Maigret et Jean Pons, marchands, et Me Madronnet, leur assesseur.

Pour le consistoire : Michel Héroùard, maître chirurgien; Hortolan, auditeur en la Chambre des comptes; François Rey et Pierre Ramond , marchands, surveillants.

Pour la noblesse: le seigneur de Figaretet le seigneur de Paulian.

Pour l'Université de médecine: Antoine Saporta et Guillaume Rondelet, docteurs-régents.

Pour la bourgeoisie : Bertrand Manny et Guillaume Tuflany.

Le premier président, M. de Panissa, fit une proposition pacifique, d'après laquelle il serait envoyé auprès de M. de Joyeuse pour faire cesser la guerre. Les consuls et le consistoire , qui était alors tout-puissant, combattirent la proposition et la firent échouer.

M. de Crussol se trouvait sans doute contrarié par une assemblée si nombreuse; il la réduisit à

t,i LIVRE PREMIER

cinq membres, tous pris dans le consistoire. Ce furent Michel de Saint-Ravy, conseiller en la Cour des aides, Guillaume Convers, contrôleur-général des finances, François Rey et Pierre Ramond, marchands, avec Michel Héroùard , maître chirurgien. A ce conseil appartenait « tout pouvoir dans le gouvernement des affaires, et spécialement de prendre les dîmes et revenus ecclésiastiques, cloches, reliques et autres effets, pour être employés au fait de la guerre; faire levée de troupes et saisir les biens et les personnes de ceux qui se montreraient contraires à la Religion. »

Le conseil leva immédiatement des troupes et les arma. Quelque chose d'analogue se passait aussi dans les autres localités , car les contingents de Nimes et d'Alais se joignirent à celui de Montpellier pour fournir à Baudiné le moyen de résister à Joyeuse , qui faisait mine de vouloir assiéger Béziers. Crussol se laissa battre à Lézignan , et un accord fut fait entre les généraux. D'après cet accord, les vaincus cédaient aux vainqueurs Pézenas et Béziers, à condition que le culte réformé y serait maintenu et les protestants bien traités. Joyeuse ne tint pas ses promesses à Pézenas, et Béziers refusa de lui ouvrir ses portes. Le traité fut donc comme non avenu.

Un conseil de guerre, tenu à Montpellier le 1 8 août, décida d'assiéger Frontignan, qui venait de passer aux catholiques. La résistance fut opiniâtre et le siège levé après de grandes pertes. Ce fut alors que la ville de Montpellier se trouva dans la plus affreuse position.

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