‹ Histoire de l'Église réformée de MontpellierChapitre 210 sur 253 · CHAPITRE UNIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE UNIQUE

II est intéressant de l'aire remarquer les efforts que fit le colloque de Montpellier pour rétablir l'organisation synodale, avant et après la promulgation de la loi du 18 germinal an x.

A son instigation, vingt ou vingt-cinq ' pasteurs se réunirent àNimes le 20 pluviôse an x(9 février 1802); ils en avaient obtenu la permission du préfet et du maire. Après avoir constitué le bureau par la nomination du pasteur Olivier, président, etMaraval, secrétaire, l'assemblée prit quelques résolutions dont voici les principales :

Elle approuva les motifs qui avaient porté les membres du colloque de Montpellier à provoquer cette réunion.

Les raisons que l'on fit ensuite valoir en faveur de la réunion prochaine des synodes, furent les suivantes: 1° l'état d'isolement, d'indépendance et même de confusion où l'on vivait quant à la discipline ; 2° les dispositions bienveillantes du Gouvernement; 3° l'exemple

1 Dubochet et Olivier, pasteurs à Nimes; Gachon aîné, pasteur à Milhau ; Barthélémy Roux, pasteur à Saint-Génies; Raoux, pasteur à Nages; Soulages, pasteur à Calvisson; Ribot, pasteur àSommières; Guérin, pasteur à Quissac; Bonnard, pasteur à iMarsillargues ; Colombiers, pasteur à Vauvert; Barbusse, pasteur à Saint-Laurent; Lagarde, pasteur à Aiguesvives ; Roux, pasteur à Uzès; Ricourd, pasteur à Gatigues ; Privas, pasteur à Ribautes ; Bouet, pasteur à Saint-Hippolyte; Fromental , pasteur a Saint- Chaptes; Turon , pasteur à Vallon; Michel, pasteur à Montpellier ; Maraval, pasteur à Pignan; Gachon jeune, pasteur ;'i Cette, et Vincent, pasteur à Saint-Mamert.

des Luthériens, qui s'étaient réunis, avaient fondé des commissions, et étaient entrés en correspondance avec le citoyen Portalis ; 4° enfin, le désir souvent exprimé par tous les pasteurs de la province du bas Languedoc, de voir rétablir les colloques et les synodes, tombés entièrement dans l'oubli.

L'assemblée, qui avait reconnu l'utilité d'une commission chargée de s'occuper de cette affaire , pensa qu'elle ne pouvait pas la former sans le concours des anciens.

Avant de se séparer, la réunion invita le colloque ' désigné par le dernier synode tenu avant l'interruption de ces assemblées, à s'occuper de l'affaire, et lui fit la recommandation expresse d'obtenir au préalable l'autorisation de l'autorité civile.

Si l'on ne parvenait pas à découvrir le nom du colloque désigné par le dernier synode, le consistoire de Nimes serait chargé de toutes les démarches nécessaires pour amener la convocation.

Le projet dont nous venons de parler dut être communiqué à tous les consistoires de l'arrondissement synodal. Dans celui de Montpellier, un membre fit observer que cette démarche pourrait être plus nuisible qu'utile , attendu que le Gouvernement s'occupait d'un projet fort avancé pour l'organisation des cultes.

1 On sait que le colloque était une assemblée intermédiaire entre le consistoire et le synode provincial. Il y avait trois colloques dans l'arrondissement synodal dont Montpellier faisait partie.

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