‹ Histoire de l'Église réformée de MontpellierChapitre 38 sur 253 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

La Cour cherche à gagner Dampville. — Il devient suspect aux protestants. — Commencement de la Ligue. — Un jugement trahit les dispositions <lu maréchal. — Saint-Romain et Sengla. — La maréchale est insultée. — Dampville veut affamer Montpellier. — Voyage de Châtillon. — Les armées sont en présence à Lattes. — La paix de lîrrgerac. — Ses conséquences.

Ce qui est, trop beau ne saurait durer : c'est un adage vulgaire. La paix de Monsieur devançait trop les mœurs publiques pour être longtemps observée. Les catholiques se montrèrent vivement irrités de l'égalité de droits attribuée aux protestants; pour les calmer, la cour laissa suffisamment apercevoir qu'elle ne tenait pas à son œuvre : elle l'avait accomplie par nécessité et pour se tirer d'embarras. Se décharger sur les circonstances de ce dont on n'a pas la force de prendre la responsabilité, a toujours été la ressource des âmes faibles.

Dampville, ce vice-roi du Languedoc, donnait beaucoup de force aux protestants, auxquels il s'était uni. Le détacher de leur parti était un acte de bonne politique, et Catherine ne négligea rien pour arriver à ce résultat. Dans le courant du mois d'août, elle lui avait envoyé le maréchal de Bellegarde pour lui proposer

Page 1