‹ Histoire de l'Église réformée de MontpellierChapitre 39 sur 253 · LIVRE l'REMŒK · texte numérisé non relu

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d'échanger son gouvernement de Languedoc contre le marquisat de Saluces, que le roi lui offrait. Dampville refusa.

Néanmoins, cette démarche et les cajoleries dont il était l'objet de la part de la cour , l'avaient rendu suspect aux réformés. 11 est incontestable que la maréchale, son épouse, et son secrétaire, MalhurinChartier, le poussaient à se séparer de leur cause. Il paraît même qu'il y avait entre les mains du roi certain écrit compromettant dont on le menaçait de faire usage. Tous ces soupçons durent naturellement être aggravés par un voyage de la maréchale à Paris. Et si , dans les États de la province tenus à Béziers, en présence du vicomte de Joyeuse et du maréchal Dampville, on jura l'observation de la paix, si même le maréchal accomplit quelques autres actes qui paraissaient témoigner de sa fidélité envers ses alliés , tout annonce que c'était là une dissimulation habile et non de la constance politique.

Il est connu que le mécontentement des catholiques au sujet de la paix de Dreux, dite de Monsieur, amena l'enfantement de la Ligue. Ils reprochaient au souverain les avantages qu'il avait accordés aux protestants. Henri 111 eut la faiblesse de révoquer les conditions de la paix, et, pour sauver sa couronne, se déclara chef de la Sainte-Union ( 1 576 ). Néanmoins, afin de ménager les réformés, il voulut que les États de Blois invitassent le roi de Navarre et le prince de Condé à siéger dans leur assemblée. Dampville fut l'objet

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