‹ Histoire de l'Église réformée de NîmesChapitre 127 sur 227 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Interdiction da culte public. — Démolition du temple de la Galade. —

Révocation de Tédit de Nantes.

Pour comprendre la nature des événements qui vont suivre , il est nécessaire de savoir que , par

(1) Ce mandement, signé par trente-cpiatre prélats et par trente-cinq ecclésiastiques du second ordre , fut d*abord écrit en latin , qui est la langue de TEglise romaine ; mais il fîit ensuite traduit en français d*une manière assez libre qui permit de rendre plus expresses et moins équivoques les menaces de Toriginal.

S9i HISTOIRE DE L*É6USB RtPORMÉB DE NIMES.

suite de la division qui augmenta dans le con- ^^ sistoire, à la suite de la présentation du projet apporté par Brousson, les zélateurs s'en séparèrent, et qu'il ne resta plus que les modérés.

Ce corps, ainsi composé d'hommes pusillanimes , ne tarda pas à apprendre que d'Aguesseau et le marquis de Montanègre l'accusaient de fomenter la révolte dans le Vivarais et surtout à Saint* Hippolyte , où les dragons étaient arrivés pour dissiper les assemblées religieuses qui avaient continué à être célébrées ; aussi , vivement alarmé de ce bioiit, s'empressa-t-il d'envoyer vers eux l'un de ses membres, nommé Bertrand, pour leur donner l'assurance qu'il n'avait pas même connaissance que les habitants de ces contrées eussent le dessein de se soulever contre l'autorité du roi , et que , s'il l'avait su , il les en aurait détournés , sachant que cette voie était contraire à l'esprit du christianisme et aux principes de la véritable religion. 11 était vrai , cependant , que l'agitation fermentait vivement à Nîmes, puisque, le 7 septembre, au moment où le consistoire était en séance, un rassemblement considérable et tumultueux se forma dans l'allée du temple , demandant à grands cris que ce corps approuvât ce qui s'était passé à Saint-Hippolyte , et qu'il envoyât dans cette ville des citoyens armés pour s'opposer par la force aux violences des dragons , comme le réclamaient des députés des Cévennes , arrivés de la veille. De vaines tentatives furent faites pour dissiper cet attroupement et pour apaiser ce tumulte, en particulier par Saint-Cômes, qui s'exposa telle-

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