‹ Histoire de l'Église réformée de NîmesChapitre 133 sur 227 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Les conyertis et les émigrés nlmois.

Après la fermeture du temple y on s'occupa de sa démolition ; elle devait être faite < par ceux de la religion prétendue réformée. » Mais aucun d'eux n'ayant voulu prêter la main à cette œuvre de destruction , le syndic du diocèse la fit exécuter à leurs frais et dépens ; ils durent être considérables, puisque le marteau des démolisseurs travaillait encore le 7 mai 1686 , jour où la cloche , qui pesait 19 quintaux, fut achetée par les consuls au prix de 150 livres , pour être employée à l'usage de l'église Sainte-Eugénie , et le sol aliéné pour y établir le logement des sœurs des écoles royales. Mais la délibération qui en fut prise , en présence de l'évêque Séguier , ne dit pas en quelles mains le prix de ces deux achats fut compté. A la ruine du temple succéda celle des familles. Le duc de Noailles arriva de Montpellier , accompagné des trois régiments d'infanterie de Provence , de Dampierre et de JLa Fère , que Saint-Ruth , surnommé le fléau des hérétiques, commandait. La présence de cette force militaire répandit la confusion et la terreur dans la ville. «Les protestants de convie-

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